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Ingérop y croit encore

Olivier Baumann et Hugues Boulet |  le 08/07/2014  |  IngéropConception-réalisationEuropeFrance entière

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Avec un chiffre d'affaires en augmentation de 5% en 2013 et un carnet de commandes plein à craquer, l'ingénieriste indépendant Ingérop se porte au mieux. Il ambitionne de croître de 50% et de doubler la part de l'international dans son activité d'ici à 2020. Yves Metz, son président perçoit des signaux positifs dans la réalisation en cours ou à venir de grands projets d'infrastructures en France, malgré le marasme économique qu'y connaît le secteur de la construction.

La crise économique que subit actuellement le secteur de la construction ne semble pas avoir de prise sur Ingerop. Depuis janvier 2001 et sa séparation d’avec GTM, dont il était une filiale, l’ingénieriste français connaît une croissance régulière et continue de son activité. « En 2001, nous réalisions un peu moins de 100 millions d’euros d’honoraires, et nous avons atteint 189 millions en 2013 », a illustré Yves Metz, président d’Ingérop, lors d’une conférence de presse le 8 juillet. A ce chiffre d’affaire en croissance de 5% par rapport à 2012, s’ajoutent un résultat net de 9,5 millions d’euros, en augmentation de 16% sur un an, et un carnet de commandes plein à craquer à 270 millions d’euros, soit 17 mois d’activité pour le groupe.

Une croissance régulière et sûre

 Cette croissance sans à-coups depuis près de 15 ans (+6% en moyenne chaque année),  Yves Metz l’explique par  la conjonction de plusieurs facteurs. Tout d’abord, le capital de l’entreprise est détenu à 90% par ses cadres - les 10% restants  l’étant par un fond de placement d’entreprises. « Aucun des 300 cadres actionnaires ne détient plus de 3% du capital », précise Yves Metz, ce qui assure l’implication de chacun et dessine un profil équilibré à même de rassurer les donneurs d’ordres, « qui savent que les décisions sont prises par des opérationnels ». Ensuite, le bureau d’ingénierie préfère avancer « doucement », mais sûrement. « Nous sélectionnons avec soin les affaires auxquelles nous répondons, et nous ne nous lançons jamais dans une affaire si nous ne sommes pas sûrs de pouvoir la mener de manière qualitative ».

Quatre acquisitions potentielles à venir

Un soin tout aussi important est accordé aux opérations de croissance externe, qui sont réalisées soit pour compléter les domaines d’expertise de l’entreprise – les infrastructures, l’eau et l’environnement, la ville et des transports, le bâtiment, l’énergie et les services- soit pour investir de nouvelles régions géographiques. Après l’acquisition récente de deux sociétés -Magelis, spécialisée en sûreté nucléaire et radioprotection, qui vient compléter l’offre de l’entreprise en ingénierie nucléaire, et Ghisolfo, une entreprise chilienne (voir encadré sur l’international ci-dessous) - Ingérop envisage d’en acquérir quatre supplémentaires prochainement : deux sociétés expertes (chaussées et structures métalliques) et deux bureaux d’ingénierie en Allemagne et en Angleterre.

De nombreux grands projets à venir en France

En termes de répartition géographique, Ingérop réalise encore 86% de son activité en France. Si Yves Metz reconnaît les difficultés rencontrées sur le territoire national, notamment du fait de la crise des financements publics, il constate néanmoins qu’il reste encore beaucoup de grands projets d’infrastructures en France, qui « envoient des signaux très positifs » . Et de citer le Grand Paris Express, dont 3,5 milliards d’euros viennent d’être débloqués pour la réalisation de la partie nord-est; le tunnel Lyon –Turin, qui a récemment franchi une étape symbolique importante;  le plan de relance autoroutier et ses 3,5 milliards d’euros, qui n’attend plus que le feu vert de Bruxelles, ou bien encore le Canal Seine-Nord qui pourrait repartir : selon Yves Metz, VNF vient de publier un appel à candidature pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage du pilotage du projet, pour un montant compris entre 50 et 100 millions d’euros !

Cependant, malgré ces grands projets nationaux, l’activité faiblement croissante dans l’Hexagone ne permettra pas à l’ingénieriste d’atteindre les 50% de croissance d’ici 2020 (tout en conservant une rentabilité de 6%), objectif qu’il s’est fixé dans son nouveau projet d’entreprise, baptisé « Ambition 2020 ». Yves Metz envisage donc de doubler la part de l’international d’ici à 2020.

Des implantations internationales atypiques

Même s’il n’est pas aussi pessimiste que d’autres, Ingérop a conscience que le BTP en France restera peu dynamique lors des prochaines années. D’où son ambition affichée de doubler son chiffre d’affaires à l’international d’ici 2020. Un objectif toutefois raisonnable, l’ingénieriste ne réalisant pour l’instant que 14% de son activité hors de son marché domestique. Le groupe est pourtant présent dans plus de 60 pays, en Europe (Espagne, Suisse, Bulgarie, Pologne…), mais aussi sur des destinations plus atypiques pour les entreprises hexagonales (Chili, Colombie, Afrique du Sud.. .). « Nos implantations géographiques répondent à des opportunités, mais aussi à des choix stratégiques. Nous comptons par exemple réaliser des opérations de rachat d’entreprises en Allemagne et en Grande-Bretagne dans le domaine des travaux publics, car nous savons qu’il y a beaucoup à faire dans les infrastructures outre-Rhin et qu’une filiale britannique pourrait nous servir de base de départ pour d’autres marchés internationaux », indique Yves Metz. Ingérop est aussi présente en Amérique latine sur le transport urbain, grâce notamment à une filiale espagnole consacrée à 100 % à cette activité et qui a toujours travaillé à l’international. « Nous sommes aussi très actifs dans la zone andine depuis que nous avons repris l’entreprise chilienne Ghisolfo. Le Brésil et l’Argentine constitueront plus des opportunités », précise le président de l’ingénieriste. Parmi les références du groupe dans la zone, le tramway de Medellín et deux aéroports au Pérou. Pour l’avenir, outre l’Allemagne et le Royaume-Uni, Ingérop vise les Balkans.

Répartition du chiffre d'affaires d'ingérop par activités

Infrastructures et génie civil: 35%

Bâtiment: 30%

Transports urbains: 15%

Energie et industrie: 15%

Eau et environnement: 5%

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