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Ingénierie OTH fête ses 50 ans

CYRILLE VERAN |  le 17/04/1998  |  Conception-réalisationNégoceArchitectureBas-RhinMartinique

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-Le point sur la stratégie en deux volets du groupe : proximité et diversification.

Pour les 50 ans d'OTH, Pierre Boursican, son P-DG, dresse avec optimisme le bilan des actions engagées ces cinq dernières années. En dépit de la stagnation du marché du bâtiment et d'une année 1997 plutôt basse, la croissance régulière du chiffre d'affaires consolidé atteste de la bonne santé du groupe : il devrait passer de 360 millions de francs en 1997 à 400 millions en 1998, en progression de 11 %. L'objectif est d'atteindre les 500 millions en trois ans, grâce à une croissance de 8 % par an.

Tout d'abord, le groupe poursuit sa stratégie de proximité par l'acquisition de bureaux d'études locaux et l'implantation de filiales. Elle parachève ainsi l'organigramme « sur un trépied », entre la capitale, la province et l'étranger. C'est par le biais des missions travaux qu'OTH saisit les occasions de s'implanter. Dans les DOM-TOM (Martinique et Réunion), OTH a fait une percée récente. Présent en Afri-que, au Moyen-Orient, en Asie, avec une succursale à Taiwan de 30 personnes et en Europe de l'Est depuis Varsovie, OTH espère poursuivre cette stratégie en Amérique latine.

Indépendance

Le chiffre d'affaires consolidé à l'export et dans les DOM-TOM est de 72 millions de francs soit 20 % du chiffre d'affaires global. En progression régulière, il devrait atteindre les 23 % en 1998. Objectif : une répartition équilibrée du chiffre d'affaires, en trois ans, d'un tiers à l'export, un tiers en Ile-de-France et d'un tiers dans les autres régions. En métropole, ce dernier est plus élevé en province (55 %) qu'en Ile-de-France (45 %). Le siège parisien reste cependant leader sur les grands projets.

Le groupe vient de gagner les concours de l'Ecole normale supérieure de Lyon, de la direction générale d'EDF et de la médiathèque de Vincennes, ainsi que la deuxième tranche du nouvel hôpital civil de Strasbourg. La période des « grands projets » étant révolue, OTH se positionne sur le secteur public/parapublic en développant des projets de moyenne envergure (65 % de son chiffre d'affaires), et diversifie ses commandes dans le privé (centres commerciaux, hôtels, bureaux, etc.).

Autres volets de la stratégie, l'expansion sur les marchés de l'industrie et des infrastructures, respectivement 11 % et 14 % du chiffre d'affaires consolidé, et le développement d'activités de services dans les domaines spécialisés, l'informatique (échanges de données informatiques), la gestion du bâtiment, le conseil, le pilotage et l'expertise. OTH consacre 3 % de son chiffre d'affaires à la recherche et au développement, avec en permanence une dizaine de contrats de recherche. Le groupe poursuit en outre son effort de certification dans toutes ses filiales. Deux raisons expliquent cette politique de diversification. D'une part, le partenariat mis en place depuis 1987 avec ses directeurs est une source de motivation. D'autre part, OTH tient à son indépendance, trop peu reconnue aux yeux de son P-DG. Alors que la tendance est au regroupement et à l'absorption des grands ingénieristes français par les groupes étrangers, cette indépendance offre « une garantie déontologique », mais limite également la capacité d'investissement d'OTH.

« Notre marché est malgré tout réduit, car certains secteurs restent protégés, comme les infrastructures. Et nous subissons la forte concurrence des grandes entreprises et de leurs offres de conception/construction voire de concession », déplore Pierre Boursican. Aujourd'hui, même si OTH reste l'un des majors de l'ingénierie bâtiment en France, ses cadres dirigeants espèrent, d'ici à l'an 2000, faire évoluer son chiffre d'affaires dans les domaines de l'infrastructure et de l'industrie.

LES CONTRATS DES 4 DERNIERS MOIS

-ENS Lyon : Henri et Bruno Gaudin, architectes; 260 millions de francs.

-Opération EDF 3M : 75 000 m2; Ricardo Bofill, architecte.

-Nouvel hôpital civil de Strasbourg :

700 lits; 500 millions de francs.

-Coeur de ville, Vincennes : Henri Gaudin, architecte; 120 millions de francs.

-Participation au stade d'Istanbul : 80 000 places; M. Macary et A. Zublena, architectes.

-Base vie pour Total au Yemen : 21 000 m2; 180 millions de francs; studio Maréchaux.

OTH EN CHIFFRES

-Chiffres d'affaires consolidé en 1997 : 360 millions de francs.

-Prévisions 1998 : 400 millions.

-Prévisions pour l'an 2000 : 60 % bâtiment ; 15 % industrie ; 25 % infrastructure.

-Effectifs : 548 personnes, dont 80 personnes à l'étranger, et une répartition à 50/50 entre Paris/province.

PHOTO : Pierre Boursican, P-DG d'OTH : un

organigramme «sur un trépied», entre la capitale, la province et l'étranger.

Quatre grandes périodes

Pierre Boursican divise l'histoire d'OTH en quatre périodes. D'abord les années 50 à 70, période de la construction massive des logements, marquée par une forte croissance du groupe. Puis les années 70 à 80 où OTH se concentre sur des produits de qualité et exporte ses compétences au Moyen-Orient.

Les années 80/90 sont placées sous le signe d'un reflux de l'international et d'une réduction de la taille des opérations, compensés par le démarrage des grands projets de Mitterrand. Enfin, la crise du bâtiment des années 90 et la fin des grands projets ont obligé à diversifier les compétences et les secteurs.

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