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Infrastructures : les orientations des candidats à la présidentielle
Un ouvrier sur le chantier de la LGV Est - © RFF

Infrastructures : les orientations des candidats à la présidentielle

Thaïs Brouck |  le 08/03/2012  |  Transports mécaniques

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L’association TDIE (transport développement intermodalité environnement) organisait, le 6 mars, un débat avec les représentants des principaux candidats à la présidentielle autour du thème des transports. Les questions de la hiérarchisation des nouvelles infrastructures, du choix entre neuf et entretien de l’existant, ainsi que du financement ont rythmé les échanges.

 A moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, il est beaucoup question de logement. Assez peu de transport. C’est pourquoi l’association TDIE (transport développement intermodalité environnement) a voulu mettre le transport sur le devant de la scène en organisant une grande soirée-débat. Les représentants des principaux candidats à l'élection présidentielle ont ainsi pu exprimer leurs stratégies et leurs choix en matière de mobilité et de transports. « L’objectif est de définir des orientations qui deviendront des engagements », a résumé Gilles Dansart, animateur des débats. Les experts et professionnels du secteur ont présenté leurs doléances, appelant à pousser les feux dans leurs domaines d’activité respectifs, route, chemin de fer ou fluvial. Mais pour tous, « la prise de décision devient urgente ».

Impossible de tout faire

 

« Le prochain gouvernement va devoir choisir alors que le champ de contraintes s’est élargi », a indiqué David Azéma, directeur général adjoint de la SNCF. En effet, il faut désormais jongler entre plusieurs aspects, à savoir comment maintenir et améliorer les infrastructures existantes tout en en créant de nouvelles. Pour certains, l’état des finances publiques ne le permet tout simplement pas, lorsque d’autres estiment qu’une fois hiérarchisés les projets pourront, progressivement, voir le jour.  En attendant, l’idée d’un moratoire, ou d’une pause sur l’investissement dans les grands projets d’infrastructures semble se dessiner dans l’esprit des différents représentants des candidats. Ce qui pourrait remettre en cause le Schéma national des infrastructures de transport (Snit) et ses 260 milliards d’euros d’investissements nécessaires hors Grand Paris. Roland Ries, venu défendre le candidat PS François Hollande, a bien résumé les choses : « Nous ne reviendrons pas sur les quatre coups partis (LGV Rhin-Rhône, contournement Nîmes-Montpellier, Sud-Europe-Atlantique et Bretagne-Pays-de-Loire), mais même Lyon-Turin semble difficilement réalisable ». Si pour le conseiller d’Etat Jean-Pierre Duport, « il faut aller plus  loin dans la grande vitesse pour ne pas créer de distorsion entre les territoires», les écologistes ne sont pas de cet avis : « Il faut arrêter de se moquer des gens en les laissant imaginer qu’ils auront un jour le TGV », assène Pierre Serne pour Eva Joly. Ainsi, des projets tels que le Canal Seine Nord ou la ligne nouvelle Paris Normandie pourraient être remis aux calendes grecques. « Nous pouvons nous engager sur des projets finançables, assortis d’un calendrier », a quand même voulu rassurer Hervé Mariton, le porte-parole de Nicolas Sarkozy.

 

Des financements hypothétiques

Il arrive souvent que les enquêtes publiques pour les grands projets soient lancées avant même que l’on ne sache comment ils seront financés. Sur cette question, rien de très original n’a été avancé lors du débat. Personne ne s’est prononcé sur le bien-fondé des partenariats public-privé (PPP). L’UMP a plutôt tendance à vouloir faire payer l’utilisateur, la gauche serait plus prompte à jouer sur le contribuable (versement transport notamment), quitte à instaurer des tarifs dégressifs (PS) voire proposer la gratuité dans certains cas (Front de Gauche). Au centre, le représentant du Modem a même évoqué la dépénalisation des amendes de stationnement et des radars automatiques dont les recettes pourraient être affectées au financement du transport local. Mais ce qui a vraiment semblé faire consensus, même à des degrés d’enthousiasme divers, c’est le principe du pollueur-payeur. Financer l’entretien routier par la taxe carbone. Les péages urbains ont également été évoqués, «à condition que l’usager ait le choix d’un autre mode de transport ». Mais toutes les pistes évoqués lors de ce débat, tant en matière de financement que de hiérarchisation des projets, prouvent qu’il n’y a qu’un moyen d’avancer : le courage politique.

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