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Infrastructures L’A51 pour doubler la route Napoléon

Alexandra Corsi Chopin |  le 09/08/2007  |  ÉvénementtransportBouches-du-Rhône

Le projet de bouclage autoroutier de l’A51 ressurgit après l’accident du car polonais, survenu le 22 juillet sur la route Napoléon (Isère). Ce dossier prévoit un tronçon reliant Gap à Grenoble, long de 92 kilomètres. Il permettrait d’éviter la RN 85, la « route Napoléon » réputée dangereuse. Selon Pierre Bernard-Reymond, sénateur et conseiller de la région Paca, il permettrait d’alléger les infrastructures de la vallée du Rhône, souvent engorgées. Par ailleurs, cette continuité autoroutière Mer du Nord/Méditerranée évitant la région parisienne, et la vallée du Rhône serait profitable au désenclavement de la région.

Lors d’une conférence de presse tenue le 1er août, Daniel Spagnou, député des Hautes-Alpes et maire de Sisteron, et Pierre Bernard-Reymond ont dénoncé la « pusillanimité générale » et réaffirmé « l’urgence » d’agir face à la dangerosité de la nationale. C’est en effet le 13 avril 1987 que le projet voyait le jour. En cause à l’époque, l’imminente saturation de la vallée du Rhône. Pour Pierre Bernard-Reymond, ancien maire de Gap, ces craintes sont aujourd’hui vérifiées. « Jean-Louis Borloo est le douzième ministre de l’Equipement à s’occuper de cette affaire », se désole-t-il. Il se réjouit néanmoins de « la capacité de réaction du gouvernement à la suite de l’accident ».

Opposition des écologistes. Le Premier ministre François Fillon s’est dit favorable au prolongement de l’A51. Son tracé, rendu public le 16 mars 2006 par Dominique Perben – alors ministre des Transports et de l’Equipement – contourne Gap par l’est et traverse la vallée du Champsaur. Pour déterminer le tracé, le ministre s’est appuyé sur les résultats du débat public de 2005. Cependant, le projet est toujours en butte aux critiques des écologistes qui regimbent face à « la politique à courte vue du tout autoroute », favorisant « pollution, nuisances liées au transport routier, et destruction des paysages traversés ». Le ferroviaire qu’ils prônent est rejeté par la majorité. L’enquête d’utilité publique est annoncée pour 2009... douze ans après la suspension de cette même procédure par Jean-Claude Gayssot, ministre des Transports de l’époque. Elle pourrait encore modifier le tracé et le coût estimé à 2,2 milliards d’euros. Les entreprises y contribueraient pour 30 %. L’Etat prendrait en charge la moitié des 70 % restants. Les régions Paca et Rhône-Alpes se partageraient le reste. La construction devrait s’étaler sur quinze ans.

CARTE - MN5411-N85-A51-VIZILLE.eps
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