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Infrastructures Eurovia parie sur les travaux ferroviaires
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Infrastructures Eurovia parie sur les travaux ferroviaires

JULIEN BEIDELER |  le 29/09/2008  |  ConjonctureTravailEntreprisesTransportsFrance entière

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En finalisant le rachat de Vossloh Infrastructure Services, Eurovia devient un acteur majeur des travaux ferroviaires. De bon augure à l’aune des promesses du Grenelle de l’environnement.

C’est une jolie opération que vient de réaliser Eurovia en s’offrant pour quelque 150 millions d’euros la société de travaux ferroviaires Vossloh Infrastructure Services (basée à Beauchamp, Val-d’Oise, 250 millions d’euros de CA en 2007, 1 600 personnes). Annoncée en juin, l’opération vient de recevoir le feu vert des autorités de la concurrence. Vossloh Infrastructure Services (VIS) devient Eurovia Travaux Ferroviaires (ETF) et permet à la filiale du groupe Vinci de devenir un acteur majeur sur le marché des infrastructures ferroviaires : construction de voies neuves, rénovation et maintenance de réseaux ferrés et d’embranchements industriels, pose et entretien de caténaires. Sans omettre la construction et l’entretien de lignes de tramways et de métros.

C’est un virage stratégique pour l’entreprise présidée par Jacques Tavernier, à l’heure où les promesses du Grenelle de l’environnement délaissent la route pour le rail. Le programme annoncé de 2 000 km supplémentaires de lignes à grande vitesse (LGV) et 1 500 km de transports en commun en site propre aiguise les appétits. Pour ces projets, Jacques Tavernier veut développer les synergies avec les autres pôles du groupe Vinci. « Nous avons l’habitude de travailler avec VIS. Je n’ai pas d’inquiétudes quant à son intégration dans le groupe, explique-t-il. Nous allons développer des offres globales, notamment en matière de partenariats public privé. » Des PPP qui, s’ils se développent dans les LGV, se comptent sur les doigts de la main en matière de tramways. Le P-DG d’Eurovia compte aussi sur les implantations locales du groupe pour développer l’activité des travaux ferroviaires. Avec un préalable puisque chaque pays nécessite d’effectuer des démarches d’agréments et d’habilitations auprès des autorités compétentes.

De nouvelles synergies

L’acquisition de Vossloh Infrastructure Services, qui réalise 85 % de son activité en France, positionne Eurovia sur le marché de la régénération et de la maintenance du réseau ferré français. Un réseau très sollicité et qui s’use. Le « plan caténaire » lancé en urgence par la SNCF en atteste. Surtout, Eurovia dispose d’une des rares suites rapides qui procèdent à la régénération du réseau français. RFF et la SNCF, les principaux clients de Vossloh Infrastructure Services, ne seront pas perturbés par le changement de nom. La suite rapide était propriété de la société ETF, filiale de Vossloh Infrastructure Services. Elle appartient désormais à ETF, filiale d’Eurovia. Jacques Tavernier entrevoit de nouvelles synergies : « Nous ne faisons plus seulement que produire du ballast. Désormais, nous le mettons en œuvre. »

3,4% : C’est la marge nette d’Eurovia (résultat net (part du groupe après impôt)/CA). Elle était de 2,3% en 2003 et a progressivement augmenté, illustration de la stratégie de croissance rentable mise en œuvre.

Jacques Tavernier, P-DG d’Eurovia « Les synergies commerciales sont assez évidentes » Comment l’acquisition de Vossloh Infrastructure Services (VIS) s’inscrit-elle dans la stratégie d’Eurovia ?

Cette acquisition est importante pour Eurovia. Elle permet de nous renforcer et de devenir un acteur majeur dans les infrastructures ferroviaires. C’est un secteur qui ne nous est pas totalement inconnu puisque nous avons participé à la réalisation de nombreux tramways, souvent en partenariat avec Vossloh Infrastructure Services d’ailleurs. Nous réalisions la plate-forme, désormais nous pourrons également poser les voies et les caténaires. Les synergies commerciales sont assez évidentes et devraient déboucher sur des offres globales.

Le management et les objectifs de VIS vont-ils changer ?

Nous n’avons pas l’intention de bouleverser la stratégie ni l’organisation. Le vrai changement concerne le nom de l’entreprise puisque Vossloh Infrastructure Services devient ETF-Eurovia Travaux Ferroviaires. Henri Dehé reste P-DG et l’équipe de direction sera étoffée.

Quelles sont les synergies que vous envisagez ?

Outre les offres globales que nous allons pouvoir proposer pour les projets de tramway, nous allons travailler de concert en ce qui concerne les projets de ligne à grande vitesse. C’est déjà le cas pour la ligne Sud Europe Atlantique où nous faisons partie intégrante du groupement mené par Vinci. Nous avons également quelques ambitions à l’international, notamment en République tchèque où notre filiale SSZ a un important pôle de travaux ferroviaires. Des collaborations avec ETF-Eurovia Travaux Ferroviaires auraient du sens.

3,4 %

C’est la marge nette d’Eurovia (résultat net (part du groupe après impôt)/CA). Elle était de 2,3 % en 2003 et a progressivement augmenté, illustration de la stratégie de croissance rentable mise en œuvre.

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