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INFRASTRUCTURES ET PAYSAGE LA PETITE CAMARGUE ALSACIENNE

BERNARD ALDEBERT, ELISABETH ALLAIN-DUPRE, NATHALIE COULAUD, FRANCOISE DAJON LAMARE, GUILLAUME DELACROIX, NORA HACHACHE, PASCALE JOFFROY |  le 31/01/1997  |  AménagementEnergieCollectivités localesArchitecture

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Des lignes haute tension enterrées

L'insertion des réseaux électriques dans l'environnement obéit désormais au protocole signé le 25 août 1992 entre Electricité de France et les ministères de l'Environnement et de l'Industrie, sous l'égide de Pierre Bérégovoy, Premier ministre de l'époque, qui définit les obligations de l'organisme public, notamment lorsqu'il fait passer ses réseaux dans les sites protégés. Au titre des dispositions proposées, l'enfouissement en site classé, une meilleure implantation des postes de transformation, la recherche sur l'esthétique des pylônes qui a donné lieu à des concours auprès de spécialistes, etc.

Illustration de cette démarche : le site de la Petite Camargue alsacienne, dans la région dite des « Trois Frontières ». Pour alimenter la ville de Huningue qui connaît une affluence d'installations industrielles (notamment suisses), EDF devait fournir au distributeur local (Hunelec) 63 kV au lieu des 20 kV précédents, ce qui nécessitait le remplacement de l'ancienne ligne sur 5,1 km et la réalisation d'une nouvelle ligne de 10 km. L'ancienne ligne traversait notamment la Petite Camargue entre la centrale de Kembs et le village de Rosenau, site classé en 1982, une soixantaine d'années après l'installation du premier réseau. « Un premier projet avait été présenté par Electricité de France, qui prévoyait notamment l'enfouissement de la seule section traversant le site protégé et une zone d'habitat pour un coût global de 24,7 millions de francs, explique Anne Waller, d'EDF Production Transport Energie Est. Il a été contesté par les collectivités locales qui réclamaient un enfouissement total, ce qui aurait généré un coût de près de 50 millions de francs qu'Electricité de France se refusait à prendre en charge en totalité. »

Les différents intervenants ont donc ensemble repensé le projet, définissant les zones qui devaient être impérativement protégées. Au final, pour la ligne à 63 kV, 8,9 km passent en souterrain en évitant la Petite Camargue, et 5,6 km demeurent aériens mais sont montés sur des pylônes muguet et cachés partiellement par un écran de végétation. La ligne à 20 kV a été mise en souterrain. Ce plan a entraîné un surcoût de 5,5 millions de francs, dont 1,8 million a été pris en charge par les collectivités locales et régionales et 3,7 millions par EDF et Hunelec.

Les travaux effectués au cours de l'année 1996 comprenaient notamment le démontage et l'enlèvement des pylônes situés dans le site protégé (effectué à l'aide d'hélicoptères pour minimiser la dégradation du site).

PHOTO :

Les pylônes de l'ancienne ligne ont été retirés à l'aide d'un hélicoptère pour ne pas abîmer la flore environnante.

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