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INFORMATIQUE L'échange participatif

marcel lévy |  le 24/01/1997  |  CommunicationEuropeInternationalFrance

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A l'heure du bilan, force est de constater que le marché de la CAO a été en 1996 très peu innovant. Sans doute en raison du faible volume des ventes ces deux dernières années, il a connu de simples évolutions de versions au détriment d'une profonde révolution. Les grands principes du développement en langage naturel, proposés par ArcSign ou Tetra dès la fin de l'année 1992, sont relégués aux oubliettes faute d'un marché du bâtiment en bonne santé. Rappelons que le développement en langage naturel (NL pour natural language) reposait sur un dialogue permanent entre le concepteur et sa machine. Une base de données contenant les règles de l'art permettait au logiciel de ne concevoir que des projets techniquement fiables.

Malgré cet abandon provisoire, faute de clients, ces prochains mois pourraient marquer l'arrivée en force de logiciels basés sur l'échange participatif, un module intégré au NL, très en vogue en Grande-Bretagne et en Allemagne. L'idée de départ est simple : le maître d'oeuvre, quelle que soit sa taille, doit participer au processus créatif. L'échange ne se fait plus par simple envoi et modifications de plans, mais par l'intégration d'un module informatique de correction sur plan, utilisable par Monsieur Tout-le-monde. Si l'architecte garde la maîtrise du tracé, le client annote sur écran ses désirs, donne des exemples (par l'intégration d'images ou de fichiers complémentaires) et commente le choix des matériaux en fonction des coûts et des investissements désirés. Dans le cas de réseau Intranet (ou Internet), l'échange se fait quasiment en temps réel et permet de diminuer de 20 à 30 % le délai de conception. Aujourd'hui, seule une société californienne s'est jetée à fond dans le développement de tels modules. Le premier-né de ces logiciels, Anthea, a été présenté en novembre à Las Vegas, et il devrait, à terme, s'interfacer avec la plupart des softs de CAO du marché. Une fonction formidable, « tableau blanc », est même en cours de développement : grâce à la visioconférence, il serait possible de travailler à distance sur un plan numérique qui garderait en mémoire les différentes couches de commentaires. Prévu pour être commercialisé entre 600 et 2 000 dollars selon le nombre de postes connectés, Anthea devrait être présenté en France en mars prochain, sans doute pendant Constructique... Si les premiers modules français sont prêts.

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