Bâtiment

Inef 4, un nouveau centre de recherche pour des bâtiments durables

Mots clés : Démarche environnementale - Efficacité énergétique - Innovations - Réglementation thermique et énergétique

Mardi 8 juillet a été lancé officiellement Inef 4, l’institut pour la transition énergétique, organisme de recherche collaboratif pour le Bâtiment s’appuyant sur un partenariat public privé.

Mercredi 9 juillet dans le cadre de  Solar Décathlon à Versailles, devant 150 chefs d’entreprises, Inef4 sera porté sur les fonts baptismaux par Arnaud Montebourg, ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, Benoît Hamon, ministre de l’Éducation nationale, Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, et Alfonso Vegara, président de la Fondation Metropoli. Un baptême en fanfare pour un institut qui s’inscrit dans l’élan de la transition énergétique

Répondre  aux ambitions de sobriété énergétique des bâtiments fixées par le président de la République, (500 000 logements rénovés et autant de construits par an) exige de nouveaux moyens humains et techniques mais également de nouvelles méthodes. Par exemple, il faudra compléter les systèmes constructifs traditionnels par des process semi industriels qui réduisent les temps de pose et les coûts de construction. C’est l’objectif que s’est fixée Inef4, plateforme interdisciplinaire dans le domaine des énergies décarbonées, rassemblant les compétences de l’industrie et de la recherche publique dans une logique de co-investissement public-privé et de collaboration étroite entre tous les acteurs.

 

 

28 millions d’euros de fonds

 

Face à ce challenge, plusieurs acteurs se sont réunis en octobre 2013 : le Conseil régional Aquitaine, le Centre de Ressources Technologiques Nobatek (opérateur de l’institut), l’institut technologique FCBA, l’Université de Bordeaux et Promodul (entité collégiale des industriels de la filière bâtiment/énergie/matériaux). Ils décident de la création de cet institut d’un genre nouveau rapidement soutenu par le Commissariat Général à l’investissement.  Le commissariat a accordé  7 millions d’euros dans le cadre du programme d’investissements d’avenir.  Pour atteindre  les 28 millions d’euros qui lui sont nécessaires, Inef4  fait appel à  la région Aquitaine et, pour au moins 14 millions, à des fonds privés.

Le projet séduit.  D’ores et déjà,  des énergéticiens  (GDF Suez, EDF R&D), un major du BTP (Vinci Construction), des maîtres d’ouvrages (Logirep, Cilogis) et des établissements universitaires et de recherche européens (ENSAM, UPPA, École d’Architecture et de Paysage de Bordeaux, École des Mines d’Alès, Tecnalia et Ascamm en Espagne, Building Research Establishment et University College London Energy Institute au Royaume-Uni, Passivhaus Institut en Allemagne…) ont rejoint l’équipe de départ.

Les ambitions d’INEF 4 qui dépassent les frontières hexagonales,  visent à concevoir des méthodes, outils et produits et à les accompagner jusqu’à leur mise sur le marché, à accélérer le développement des Bâtiments à Energie Positive pour un mix énergétique décarboné, et à garantir la performance globale des systèmes technologiques des bâtiments jusqu’à l’échelle des quartiers, Ainsi, INEF4 s’intéresse au bâtiment dans sa globalité et dans son environnement, de sa conception à son exploitation en passant par sa mise en œuvre. Concevoir, réaliser, exploiter, sont  ainsi les trois programmes opérationnels d’Inef4.

 

 

26 projets en cours

 

26 projets sont d’ores et déjà en cours, parmi lesquels le projet Terreha axé sur la recherche de solutions pour une réhabilitation massive des bâtiments tertiaires en site occupé (le premier cercle des porteurs de ce projet rassemble les sociétés SRC et Arbonis, toutes deux filiales de Vinci. Un autre projet, intitulé Qualitairbat, est consacré à la qualité de l’air, à travers deux directions de recherche : la première concerne une modélisation permettant de définir les valeurs de COV présents dans une pièce disposant d’un système de ventilation (consortium réunissant l’Ecole des Mines d’Ales, le laboratoire de recherche de l’Université de Pau et des pays de l’Adour, le FCBA, le Cercal et Nobatek; Logirep participera à l’expérimentatiin des résultats en tant que maître d’ouvrage); le second axe est orienté vers une solution de climatisation passive, notamment à travers de nouveaux échangeurs et matériaux à changement de phase (projet porté par l’I2M/laboratoire de l’Université de Bordeaux et Nobatek.

 

Des projets de recherche qui ressemblent à ceux poursuivies par un autre institut, l’IFPEB (Institut Français pour la Performance du Bâtiment) créé en 2007 par des entreprises de l’immobilier, de la construction, de l’industrie et de l’énergie.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X