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Industrie Perspectives contrastées pour 1997

le 31/01/1997  |  ConjonctureCommunicationDroit de l'environnementUrbanismeRéglementation

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Pour sa deuxième édition, le club marketing du Moniteur a évoqué le 23 janvier la conjoncture et les prévisions d'activité des industries de la construction

Patrick Lansman, chef du centre d'analyses, de synthèses et de prévisions de la DAEI (Direction des affaires économiques et internationales du ministère de l'Equipement et du Logement), Bernard Coloos, directeur des affaires économiques, financières et internationales de la FNB (Fédération nationale du bâtiment) et Roger Maquaire, responsable des études à la direction du plan de Saint-Gobain, ont présenté aux industriels présents à cette table ronde leurs prévisions d'activité.

Le bâtiment très incertain

Pour 1997, en volume, celle-ci devrait osciller dans le bâtiment entre -1,5 % et + 0,4 %, selon Patrick Lansman. Les estimations varient selon qu'elles concernent l'activité de la construction neuve (- 2,8 % à - 0,5 %) ou l'entretien (- 0,3 % à + 1,1 %). Mais, selon les régions, ou d'une année sur l'autre, au sein d'une même région, il existe des disparités considérables que Patrick Lansman explique par « l'impact et le degré d'avancement d'un gros projet ».

De son côté, Bernard Coloos, a souligné les similitudes entre les prévisions de la FNB et celles de la DAEI « à condition d'admettre que nous sommes dans le bas de la fourchette ».

« Ces tendances seront durables et l'essentiel de l'avenir est porté par les acteurs privés », a estimé Bernard Coloos, ajoutant que cette situation a des conséquences sur la stratégie d'offre des entreprises qui doivent « aller au devant de la clientèle ».

Au vu des chiffres de la construction avancés par la FNB et la DAEI, « on peut espérer une évolution différente des matériaux, plus favorable en 1997 qu'en 1996 », a indiqué Roger Maquaire. Celle-ci jouerait surtout pour les produits de second oeuvre, soutenus par la rénovation (« qui reste un marché stabilisateur ») et la reprise du logement individuel.

Le second oeuvre mieux orienté

« La croissance du marché de la maison individuelle profite à celui de l'isolation. D'autres aspects liés à l'évolution du mode de vie sont favorables au développement des ventes de matériaux de second oeuvre, qu'il s'agisse de confort thermique, de confort acoustique et de protection de l'environnement, ou de l'évolution de certaines réglementations. » Roger Maquaire a cité par ailleurs les prévisions du Bipe, qui prévoient une croissance de la consommation des matériaux du second oeuvre, et une régression pour la consommation des matériaux de gros oeuvre, à l'exception des tuyaux en béton ( + 3 %). Pour ces derniers, « il ne s'agit pas d'un report de la consommation des tuyaux en amiante-ciment dorénavant interdits », a précisé Henry de Belsunce, directeur du marketing de la société Eternit. « Si les perspectives pour les tuyaux en béton sont bonnes, c'est en raison du lancement du septième programme des agences de l'eau qui prévoit une augmentation de 10 % des investissements et qui accorde la priorité de ces investissements aux réseaux. »

Mais les matériaux de gros oeuvre ne sont pas liés seulement au bâtiment, comme en témoigne la réaction d'Ivan Bonnefon, délégué général de l'Union nationale des industries de carrières et des matériaux de construction (Unicem). L'évolution de la production de ces matériaux dépend également des travaux publics et reste particulièrement mal orientée : « -8 % en volume pour les granulats en 1996, -6,5 % pour les bétons prêts à l'emploi (BPE) et -8 % pour les bétons industriels. Nous prévoyons -6 % pour les granulats cette année et -4 % pour le BPE. Même constat pour la consommation de matériaux d'étanchéité du bâtiment « qui a baissé de 14 % à 15 % en 1996, par rapport à 1995, a souligné Jean-Michel Bonnet de chez Siplast, alors qu'une reprise des investissements dans les bâtiments industriels ne semble pas devoir se faire sentir en 1997... » Au total, les industriels restent donc très prudents quant à leurs prévisions.

PHOTOS :

Après la mauvaise année 1996, les industriels espèrent un mieux en 1997.

De g. à d., Patrick Lansman (DAEI), Nathalie Seyer («Le Moniteur»), Bernard Coloos (FNB) et Roger Maquaire (Saint-Gobain).

Ivan Bonnefon (Unicem) a souligné la mauvaise orientation des matériaux de gros oeuvre liés à la conjoncture des travaux publics.

tableau

Matériaux : mauvais score du gros oeuvre

Marchés en volume% par types de matériaux Source : Bipe

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