Construction Numérique

Impressions du CES

Le Consumer Electronics Show (CES) s’est tenu début janvier à Las Vegas. L’association des industries du génie numérique, énergétique et sécuritaire (Ignes) dresse un bilan mitigé du salon. Si la technologie se rapproche du consommateur, le modèle économique des objets connectés semble déjà s’essouffler.

A mesure que les puces s’insinuent dans tous les objets, les salons professionnels consacrés à cette thématique gagnent en renommée. Parmi ces manifestations, le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas est même devenu un évènement fréquenté par des entreprises de tous les secteurs. Chacune espère déceler dans ce fatras de gadgets les quelques concepts qui séduiront bientôt le consommateur. A l’affut de ces nouveautés cruciales, l’association des industries du génie numériques, énergétiques et sécuritaires (Ignes) a réuni plusieurs de ces membres le 26 janvier pour une synthèse de l’édition 2017.

Dans le domaine des techniques, celle-ci marquait avant tout l’abandon du téléphone mobile comme interface centrale. La parole semble devenir le lien privilégié entre l’homme et la machine. L’ouverture par Amazon de son application de contrôle vocale Echo contribue à cette dynamique. Au-delà du téléphone portable, ce sont les écrans qui semblent se dissoudre dans tout l’habitat. Le fabricant Panasonic exposait un moniteur semblable à une vitre transparente. Son concurrent Sony a pour sa part conçu un projecteur dont l’image réagit aux contacts des doigts de l’utilisateur. N’importe quelle surface peut ainsi faire office d’écran tactile.

Cette volonté d’abolir tous les intermédiaires entre le produit et l’utilisateur rend obsolète le modèle des boitiers de contrôle domotiques. La majorité des appareils intègre maintenant leur propre passerelle qui les connecte à la box domestique. Le dialogue entre les différents systèmes du logement pourrait s’opérer dans des plateformes informatiques hors des murs. Enfin, la qualité de l’air rejoint l’énergie et la sécurité parmi les préoccupations de la maison connectée.

 

Un avenir incertain

 

En parallèle de ses considérations technologiques, les représentants de l’association s’interrogeaient quelque peu sur la pérennité économique des objets connectés. De nombreux projets annoncés n’aboutissent pas. « Si les start-ups attirent des capitaux, peu d’entre elles grandissent, constate Anne-Sophie Hajjar, directrice marketing de la distribution électrique finale de Schneider Electric. Par ailleurs, peu de produits ne sont pas copiés. »

Pour survivre à la contrefaçon asiatique, les entrepreneurs ne devront plus seulement créer des machines, mais aussi l’imaginaire qui les entourent. « Il existe un vrai fossé entre les sociétés qui fabriquent des objets et celles qui conçoivent des “expériences connectées”. Ces dernières bâtissent un environnement avant de chercher les appareils nécessaires à sa constitution, observe Jérôme Boissou, responsable marketing du programme Eliot de Legrand. Une telle démarche ne peut être menée par une seule entité, il faut nouer des partenariats. » Son groupe a déjà mis en pratique cette stratégie. Il a annoncé lors du CES le lancement d’une gamme mise au point avec Netatmo. Cette « expérience » sera commercialisée à partir du 3e trimestre 2017.

 

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    Responsable d'une PME

    Je souhaite que les grandes entreprises intègrent dès à présent dans le suivi de leurs projets des petits entrepreneurs africains intéressés par l’évolution technologique. Celà nous permettra en Afrique de ne pas toujours être largués sur le plan technologique et pouvoir constituer un relais aux niveaux commercial et du SAV, entre la clientèle et le fabricant. Nous pourrons ainsi jouer un rôle informatif au milieu d’une population dont nous maîtrisons la spécificité et créer longtemps à l’avance le besoin dans leur quotidien.
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