Immobilier

Immobilier tertiaire : un marché 2017 à deux vitesses

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Sur les six premiers mois de l’année, la demande placée de bureaux en Île-de-France, le principal marché tertiaire français, se maintient à près de 1,2 million de m². Le montant des investissements, quant à lui, recule de 27%. 

Un semestre entre deux eaux. C’est ainsi que pourrait se décrire l’immobilier tertiaire en 2017. Si la demande placée de bureaux se porte bien (+4%), le montant des investissements, quant à lui, recule (-27%).

Selon le groupement d’intérêt économique ImmoStat, la demande placée en Île-de-France, le principal marché de bureaux français, affiche un bon premier semestre 2017, avec 1 164 600 m² commercialisés. Le 1er trimestre avait bien commencé (662 500 m² sur les trois premiers mois), mais l’activité est tombée à 502 100 m² au cours du deuxième trimestre (-16% sur un an). « Cette moindre activité peut être associée aux fortes incertitudes électorales d’avril, ainsi qu’à un nombre important de jours fériés au mois de mai », sonde le cabinet de conseil JLL. Certains créneaux arrivent malgré tout à tirer leur épingle du jeu, comme les grandes surfaces (plus de 5 000 m²) qui totalisent 425 000 m² pour 28 transactions (+18%).

Du côté des investissements, le montant global en Île-de-France recule de 27% au 1er semestre 2017, par rapport aux six premiers mois de 2016, pour s’établir à 5 milliards d’euros. En France, sur la même période, les volumes investis en immobilier d’entreprise enregistrent un niveau modéré de 7 milliards d’euros, selon BNP Paribas Real Estate, soit une baisse de 40% sur un an. 

 

Des perspectives encourageantes pour le reste de l’année

 

Malgré les six premiers mois marqués par une période de flottement électoral, les perspectives devraient être plus encourageantes au cours du deuxième semestre 2017. « En petites et moyennes surfaces, le rechargement s’intensifie, en lien avec une bonne dynamique de l’emploi francilien (plus de 50 000 créations de postes attendues pour 2017). En grandes surfaces, notre encours de transactions est très bon et les grandes recherches sont en progression. Au total, cela permet de tabler sur une demande placée comprise entre 2,5 et 2,6 millions de m² sur l’ensemble de l’année », analyse Eric Siesse, directeur du pôle bureaux en locations Île-de-France de BNP Paribas Real Estate. Une prévision supérieure aux volumes réalisés en Île-de-France au cours de l’année 2016, puisque la demande placée s’élevait alors à 2 410 400 m². 

Pour l’investissement aussi, le second semestre 2017 pourrait être celui du rattrapage… même si les volumes enregistrés durant toute l’année 2017 devraient rester inférieurs à ceux de 2016. Selon le cabinet Cushman & Wakefield, 2017 devrait atterrir entre 27 et 30 milliards d’euros, en deçà des 31 milliards enregistrés sur toute l’année 2016 par BNP Paribas Real Estate. Cela n’empêche pas certains acteurs du marché d’envisager les prochains mois avec optimisme, comme Altarea Cogedim qui a dans ses cartons 51 projets d’immobilier de bureaux. De futurs ouvrages qui lui offrent une « excellente visibilité sur les prochaines années », comme le confie Eric Dumas, directeur financier du groupe.

 

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