Logement

Immobilier : les taux de crédit rivalisent de stabilité

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Contre toute attente, le niveau des taux de crédit immobilier continue de se stabiliser en ce début d’année 2018. Il atteint en moyenne 1,49% en mars 2018, contre 1,47% un mois plus tôt.

Après une légère baisse ressentie depuis août 2017, les taux d’intérêt de crédit immobilier se stabilisent en ce début d’année 2018. C’est la conclusion rendue ce 17 avril 2018 par l’observatoire Crédit Logement/CSA. En mars 2018, le niveau des taux a ainsi atteint en moyenne 1,49% (hors assurance et coût des sûretés), contre 1,47% le mois précédent.

La raison de cette stabilité ? La concurrence toujours très importante entre les établissements bancaires qui ont maintenu des objectifs de production élevés pour l’année en cours. « Les banques évoluent sur des marchés où la solvabilité des ménages s’est dégradée, en raison de la baisse de quotité du prêt à taux zéro dans les zones détendues et la suppression des aides au logement sur l’accession, analyse l’économiste Michel Mouillart. Et la baisse des taux d’intérêt n’est pas suffisante pour compenser la hausse des prix. »

Selon l’observatoire, la dégradation de la solvabilité due à la hausse des prix sur les 6 derniers mois a été quatre fois plus importante que ce que la seule baisse des taux aurait pu absorber, note l’observatoire. Principale conséquence : les durées d’emprunt s’allongent. « Sur une durée moyenne de 219 mois au 1er trimestre 2018, nous avons gagné 5 mois supplémentaires depuis le 1er trimestre 2017, et 2 mois de plus depuis le début de l’année », observe Michel Mouillart. Un allongement qui ne permet pas de compenser entièrement la hausse des prix et la baisse des soutiens publics à l’accession à la propriété, note l’observatoire.

 

Des taux entre 1,65% et 1,70% en 2018

 

Dans le neuf, le coût moyen des opérations continue ainsi de progresser : +3% au premier trimestre 2018, sur un an en glissement annuel, après +4,9% au premier trimestre 2017. « Même si les revenus des ménages augmentent encore, la hausse du coût de l’opération est une fois et demi plus rapide que celle du revenu des ménages », ajoute l’économiste.

Les ménages devraient tout de même compter sur des taux encore bas pour réaliser leur acquisition. En effet, selon Crédit Logement, même si la Banque centrale européenne a commencé à resserrer sa politique monétaire, elle devrait soutenir des conditions monétaires favorables pour les banques. « Cette stratégie permettra de maintenir les taux d’intérêt à un niveau bas sur le long terme. Nous devrions terminer 2018 à des taux entre 1,65% et 1,70% », conclut Michel Mouillart.

 

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