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IMMOBILIER Le Crédit foncier toujours dans l'expectative

FRANCOISE VAYSSE |  le 14/03/1997  |  ImmobilierLogements

Près d'un an après l'annonce de comptes catastrophiques, le Crédit foncier reste incertain sur son avenir.

Le 5 mars, le Crédit immobilier - qui se proposait de récupérer la gestion des encours PAP - annonçait qu'il reprenait « sa totale liberté de développement », tout en « maintenant pour l'avenir le principe de sa proposition ». Jacques Mimin, directeur général de la chambre syndicale du Crédit immobilier de France (CIF), laisse pourtant la porte ouverte : si le gouverneur du Crédit foncier échoue dans sa tentative de recapitalisation, d'adossement et de restructuration, explique-t-il à « La Tribune », « il sera peut-être souhaitable pour les salariés du CFF de regarder le CFF avec d'autres yeux. Notre président pourrait alors proposer, sur la base de notre offre initiale, de discuter avec les pouvoirs publics ». Toutefois, il est clair que les conditions ne seront pas les mêmes qu'initialement.

Le plan social, lancé il y a un an, qui prévoyait 900 suppressions d'emplois (sur 3 300) suit son cours : vendredi 7 février, le comité central d'entreprise a accepté un projet de départs volontaires pour les salariés de plus de 52 ans. Quatre cents personnes pourraient se montrer intéressées par cette proposition (le coût unitaire d'un départ est alors de 950 000 francs).

Fin de la mission confiée à Philippe Rouvillois

Ce n'est qu'une étape : récemment, encore, Jérôme Meyssonnier, le gouverneur du Crédit foncier, indiquait que « d'ici à cinq ans, les effectifs (3 300 salariés) doivent être divisés par deux ». Par ailleurs, la mission confiée à Philippe Rouvillois, président du CEA, est en passe de s'achever. Une réunion est encore prévue avec l'intersyndicale le jeudi 13 mars, mais Philippe Rouvillois devrait transmettre ses orientations au gouvernement la semaine prochaine.

Pour Bercy, la recherche d'un groupe capable d'adosser le Crédit foncier reste prioritaire : le portage des titres par la Caisse des dépôts ne peut s'éterniser indéfiniment, le CFF ayant des fonds propres négatifs.

Enfin, le vendredi 28 mars, seront présentés les comptes du CFF pour 1996. Un bénéfice d'un milliard de francs devrait être affiché, que les détracteurs du Crédit foncier attribuent au montant des commissions que l'Etat verse à l'établissement pour le rémunérer de la gestion des PAP.

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