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Immobilier : l'ORIE veut mieux connaître le parc tertiaire
Entrepôt industriel à l’abandon - © © Phovoir

Immobilier : l'ORIE veut mieux connaître le parc tertiaire

Barbara Kiraly |  le 30/07/2015  |  ImmobilierTertiaire

L’observatoire régional de l’immobilier d’entreprise en Ile-de-France (ORIE) a dressé l’état des lieux du parc tertiaire en Ile-de-France et pose deux constats : il est difficile d’analyser la typologie d’actifs sur le territoire francilien et la mixité des usages est mise à mal.

L’observatoire régional de l’immobilier d’entreprise en Ile-de-France (ORIE) veut y voir plus clair dans le parc tertiaire francilien. « Le niveau d’information est totalement disparate entre les différents actifs, bien que les professionnels soient obligés de fournir un nombre pléthorique de renseignements précis à l’administration tout au long de la chaîne immobilière », s'étonne-t-on à l’ORIE. Pour mener à bien son étude et défricher le terrain, l’observatoire a analysé les données existantes ou créé des partenariats pour croiser les données statistiques des principaux acteurs de l’immobilier tertiaire.

Le parc de bureau est estimé à 53 millions de m² à fin 2014. Comptez 16,3 millions de m² utiles pour le parc d’entrepôts de plus de 5 000 m² (à fin 2012) et 7,2 millions de m² pour les espaces commerciaux utiles (à fin 2014). Toutefois, l’ORIE pointe deux problèmes : la difficulté à définir le type d’activité accueilli par les locaux d’activités qui « sont affectés à une destination qui n’est pas en concordance avec l’usage des locaux.[...] Cet état de fait peut avoir des conséquences non négligeables pour des locaux, qui sont loués à 47 euros par m² en troisième couronne au 1er trimestre 2015 » à des niveaux « presques » identiques depuis plus de 10 ans.

Par ailleurs, l'ORIE s'inquiète pour l’équilibre des activités sur le territoire. Alors « que les pouvoirs publics prônent depuis plusieurs décennies un modèle de développement urbain reposant sur la mixité et une limitation de l’étalement, depuis 2008 la construction de bureaux se polarise d’avantage en première couronne ». Les autres classes d’actifs étant reléguées en grande, voire en très grande couronne. « Entre 2008 et 2013, 64% des constructions de bureaux ont été réalisées en première couronne alors que 66% des dossiers de CDAC (demande d’autorisation pour les surfaces commerciales de plus de 1 000 m², ndlr), et 81% des entrepôts de plus de 5 000  m² mis en chantier en deuxième couronne. »

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