Immobilier

Immobilier : baisse inévitable des transactions selon Laurent Vimont, de Century 21

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Gouvernement

Si 2017 a été l’année de tous les records pour le marché de l’ancien, ce dernier devrait se replier en 2018, et les récentes annonces du gouvernement n’y changeront rien selon Laurent Vimont, patron du réseau Century 21.

Un record impossible à battre. Du propre aveu du patron de Century 21, l’année 2017 restera dans les annales avec près d’un million de logements vendus dans l’ancien. Le marché ne devrait pas s’effondrer en 2018, mais il y a fort à parier d’après Laurent Vimont que le nombre de ventes ne dépassera pas les 900 000 unités. Les prix, stables à l’échelle nationale (+ 1,2 % sur un an avec un m² moyen estimé à 2 552 €), progresseront de 1 % à 2 % cette année. Reste le cas Paris qui échappe à toutes les règles : « Nous dépassons déjà les 9 000 €/m² dans la capitale avec une hausse de 7,5 % des prix sur un an et cela pourrait continuer. Ces hausses impactent les ventes, qui se rétractent au second semestre 2017 de 9 %. »

Une situation due, pour le professionnel, à la nature du marché parisien alimenté par des secundo-accédants qui vendent avec une plus-value pour acheter plus cher. Dans le même temps, la part des investisseurs se réduit encore : « Elle recule de 16 % en 2017 et on estime aujourd’hui que depuis l’annonce de l’encadrement des loyers en 2012, Paris a perdu entre 20 000 et 35 000 logements destinés à la location. »

 

Macron « n’est pas un amoureux de l’immobilier »

 

Comment inverser la tendance ? Sûrement pas en s’appuyant sur les réformes à venir. Pour Laurent Vimont : « On nous parle de bail mobilité, mais c’est du gadget. Je ne vois pas qui sera intéressé. » Du recentrage du Pinel et du prêt à taux zéro en passant par l’impôt sur la fortune immobilière, le président Macron ne fait selon lui que démontrer « qu’il n’est pas un amoureux de l’immobilier. »

Les leviers d’actions pour loger la population, construire en masse et baisser les prix à la vente comme les loyers sont ailleurs. « Je vois deux mesures essentielles. La première, c’est l’abrogation définitive de l’encadrement des loyers. La seconde doit permettre d’alléger les normes qui permettent de transformer des bureaux en logements. Aujourd’hui vous avez 800 000 m² de bureaux disponibles à Paris alors que des gens dorment dehors. Si quelqu’un veut les transformer en logement, il ne peut pas s’affranchir de la loi SRU qui oblige à réaliser 25 % de logement sociaux, ce qui rend l’opération infructueuse. Il faut que cela cesse. » Une mesure déjà à l’étude dans l’avant-projet de loi du texte sur le logement du ministère de la Cohésion des territoires.

Le patron de Century 21 appelle également le président de la République à se tourner vers un grand projet « un peu fou » : couvrir le périphérique. « C’est une idée pas si bête si l’on observe ce qui a été fait Porte de la Plaine. Ces aménagements ont unifié Paris et la première couronne tout en créant des espaces verts. Dans l’esprit du Grand Paris, couvrir partiellement le périphérique irait dans le même sens et permettrait de construire davantage de logements. » L’idée est lancée.

 

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