Immobilier

Immobilier : 2018 sera « dynamique », après « l’excellente » année 2017 prédit le Crédit Foncier

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gestion et opérations immobilières - Politique du logement

Même si selon le dernier baromètre Crédit Foncier/CSA, 80% des professionnels de l’immobilier sont optimistes pour 2018, la filiale de BPCE attend un recul de 5% des constructions de logements neufs, à 395.000, et une hausse des prix dans l’ancien au plan national, à un rythme moindre que l’an dernier, de 2,5%.

 

Après une année 2017 « exceptionnelle », 2018 devrait être « dynamique » pour l’immobilier grâce à des taux d’intérêt de crédit toujours attractifs, en dépit d’une montée des prix et d’un recentrage d’aides publiques, s’est réjoui mercredi 31 janvier le Crédit foncier. « L’année immobilière 2017 a été exceptionnelle sur tous les fronts », a estimé Benoît Catel, directeur général de la filiale du groupe BPCE, et « 2018 devrait être également une année dynamique, bien qu’en deçà des records enregistrés » l’an dernier.

Des taux de crédit immobilier très bas, stabilisés aux alentours de 1,5% en moyenne fin 2017, et « l’efficacité des mesures de soutien public, notamment le Prêt à taux zéro (PTZ) et l’APL accession » qui aident les ménages à devenir propriétaires, « ainsi que le dispositif Pinel d’aide à l’investissement locatif », ont soutenu le marché.

L’an dernier les volumes de crédits immobiliers -hors rachats de crédits en cours- ont augmenté de 13% sur un an, et de 48% en trois ans à 178 milliards d’euros, et quelque 970.000 logements anciens se sont vendus –les notaires devraient prochainement publier les chiffres définitifs–, soit 30% de plus que la moyenne de la décennie.

Dans le neuf, 419.000 logements ont été mis en chantier, soit une hausse de 16% sur un an, et 130.000 maisons individuelles neuves ont été commercialisées (+15%).

Et cette année, les taux d’intérêt de crédit devraient rester « attractifs », prédit le Crédit foncier qui anticipe une hausse « insignifiante » de ces derniers, pour s’établir à 1,65% en moyenne fin 2018. 

Mais si les faibles taux d’intérêt améliorent le pouvoir d’achat aux ménages, celui-ci va pâtir à la fois d’une hausse des prix et d’une « diminution des dispositifs de l’Etat ». La « quasi-suppression » de l’APL accession et la baisse du PTZ devraient ainsi réduire l’accès à la propriété des ménages modestes.

Le Crédit foncier prédit, en 2018, une baisse des indicateurs de marché, qui resteront toutefois à des niveaux élevés: le volume de crédits immobiliers distribués par les banques aux particuliers reculerait de 6% à 167 milliards d’euros, et les transactions dans l’ancien, de 7% à 900.000 ventes – mais ce niveau demeure supérieur de 30% à la moyenne décennale.

La filiale de BPCE attend enfin un recul de 5% des constructions de logements neufs, à 395.000, et une hausse des prix dans l’ancien au plan national, à un rythme moindre que l’an dernier, de 2,5%. 

 

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