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Immeubles effondrés:
Face aux critiques et aux différents rapports, le maire de Marseille reconnaît que l'action municipale n'a pas toujours été à la hauteur, tout en soulignant les difficultés de la tâche. - © Christiane Wanaverbecq / Le Moniteur

Immeubles effondrés: "on n'en a pas assez fait", reconnaît Gaudin

F.M., avec AFP |  le 12/11/2018  |  Bouches-du-Rhône

Une semaine après l'effondrement de deux immeubles qui ont fait 8 morts, selon le bilan définitif, le maire de Marseille reconnaît des dysfonctionnements. 

"On n'en a pas assez fait" pour éradiquer l'habitat insalubre, a reconnu dimanche 11 novembre 2018 le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (LR), près d'une semaine après l'effondrement de deux immeubles qui ont fait 8 morts dans la cité phocéenne. Des experts du CSTB sont attendus sur place pour débuter un audit et une expertise.

"On n'en a pas assez fait parce que c'est compliqué, parce qu'on ne nous laisse pas manoeuvrer, et donc il est clair que l'insalubrité existe encore", a développé l'élu, aux manettes de la ville depuis 22 ans, lors d'une conférence de presse à l'Hôtel de ville. "Il faut qu'on s'attache à faire des efforts sérieux de ce côté-là", a-t-il ajouté.

Sous-évaluation

Une note confidentielle de l'Agence régionale de santé révélée par Le Monde étrille le service communal d'hygiène et de santé (SCHS) de la ville de Marseille, jugeant que ses agents ont tendance à "sous-évaluer" les dysfonctionnements dans les immeubles et à "minimiser" leur impact sur la santé des habitants. Jean-Claude Gaudin, interrogé par la presse sur cette note, a assuré que la mairie allait "renforcer ce service-là".

Tout en reconnaissant les failles de la mairie sur l'habitat insalubre (menaçant la santé des occupants), le maire a estimé, concernant les immeubles en péril, que "dès que nous sommes alertés, nous prenons (...) les arrêtés de péril".

Sur le même sujet A Marseille, la lutte contre l’habitat indigne est un combat de tous les jours

Durant la conférence de presse, le maire a une nouvelle fois écarté la possibilité d'une démission, martelant "je ne fais pas tout bien, j'en suis sûr mais je suis là et je reste là!".

Le maire de Marseille a aussi expliqué avoir préféré ne pas participer à la marche blanche de samedi, en hommage aux 8 victimes de la rue d'Aubagne: "Ma présence peut-être aurait pu provoquer des tensions".

Marche blanche

La marche blanche organisée par les familles et les proches des victimes de la rue d'Aubagne a réuni dans les rues de Marseille 8000 personnes selon la police, "une marée humaine" selon les organisateurs. Terrible ironie du sort, un balcon d'un immeuble s'est effondré durant la manifestation.

Tout au long de la semaine, les critiques à l'égard de la gestion de Jean-Claude Gaudin (LR), aux manettes de la ville depuis 23 ans, n'ont cessé de croître. Un rapport remis en 2015 au gouvernement faisait état de 40 000 logements indignes à Marseille, menaçant la sécurité de près de 100 000 habitants (Marseille en compte plus de 860 000 selon l'Insee).

Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire pour déterminer les circonstances exactes de la catastrophe et d'éventuelles responsabilités.

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