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Imbiber les flocages pour stopper les poussières lors du désamiantage
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Imbiber les flocages pour stopper les poussières lors du désamiantage

Hakim Bendaoud |  le 06/09/2013  |  BâtimentSantéEuropeFrance entièreTechnique

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Alors que les taux d’empoussièrement tolérés ne cessent de diminuer, les entreprises de désamiantage sont contraintes de revoir leurs modes d’intervention. Il y a urgence ! Dès 2015, ces dernières devront diviser par 10 la valeur limite d’exposition des compagnons désamianteurs. L’une des solutions consiste à humidifier le matériau à retirer à l’aide d’un matériel particulier : l’imprégnateur. Suffisamment imbibé, un produit poreux ne dégagera plus de poussière quand il sera gratté. Deux imprégnateurs concurrents - l’un et l’autre fabriqués en Grande-Bretagne où cette technique est courante - sont disponibles en France : le Trapit proposé par Lapro, le Safestrip vendu par Best. « Ces appareils sont composés d’aiguilles creuses en acier que l’on va directement insérer au cœur du flocage. Elles sont reliées à un réseau de flexibles raccordé à une pompe », détaille Pierre Hugounet, directeur marketing chez Lapro. L’injection se fait ainsi à cœur, grâce à un agent mouillant (qui n’est pas de l’eau) qui va transformer le matériau en une pâte molle. « Pour de l’amiante floqué, il faut compter 600 l de produit par mètre cube », précise Graham Gwilliam, le fondateur d’Asbestostrip, fabricant du Safestrip. Revers de la médaille, le matériau à évacuer est plus lourd : 1 000 kg/m³ pour du flocage imprégné contre 400 kg/m³ pour du flocage sec. Cette technique s’est déjà avérée efficace sur d’autres matériaux amiantés que le flocage, comme des plâtres par exemple. Les humidificateurs Trapit utilisent un réseau de 100 aiguilles qui fonctionnent ensemble de manière synchronisée. Son concurrent en aligne 1 200, toutes équipées d’un petit robinet pour régler unitairement le débit. La mise en place du Safestrip est donc plus longue et plus complexe que celle du Trapit, un défaut que Graham Gwilliam assume tout à fait : « Un flocage n’est jamais uniforme. Il est plus épais ou plus fin selon les endroits. Il faut adapter le débit de manière très locale. » Une opération qui nécessite une certaine expérience. Une imprégnation bien faite ne laisse aucune poussière et ne provoque pas d’inondation. Elle peut donc être menée en rénovation puisqu’elle laisse la structure du bâtiment intègre.

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