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Imagina 2007 : la 3D au service des projets urbains
Etude d'interconnexion entre les futures A 45, l'A 47 et la voirie locale réalisée par la DDE de la Loire pour le compte de Saint-Etienne Métropole. La maquette en 3D sert de support de présentation des solutions et des enjeux afférents. La 3D permet une prise de décision élargie. Crédit : DDE de la Loire. - ©

Imagina 2007 : la 3D au service des projets urbains

Defawe Philippe |  le 01/02/2007  |  France entièreRéalisationsArchitecture

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Le forum de visualisation 3D du salon Imagina qui se tient à Monaco du 31 janvier au 2 février permet de découvrir les solutions les plus innovantes pour chaque étape d'un projet, de la conception à la communication.

La représentation des projets urbains a considérablement évolué ces dernières années, et les progrès des technologies de numérisation et d'animation y sont pour beaucoup. Après les images de synthèse fixes et les animations vidéo, les maquettes numériques –dites 3D temps-réel- font ainsi leur apparition dans le champ de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire. Le mode temps-réel signifie que l’affichage de la maquette (quartier, ville, paysage…) est calculé en continu, au fur et à mesure de la navigation, à la cadence de 25 images/seconde. Contrairement aux vidéos, dont les trajectoires visuelles sont pré-définies, les maquettes offrent à leurs utilisateurs une totale liberté de déplacement et de perspectives dans le périmètre modélisé.

"Ces techniques sont dérivées des jeux vidéos, explique Bertrand Courtois, directeur général de la société Tecnomade. Leur application à l'architecture et aux projets urbains a été permise par le saut technologique réalisé par les cartes graphiques". Celles-ci ont en effet vu leurs performances décuplées ces dernières années alors que leur coût d'acquisition était en chute libre. Résultat: les techniques de modélisation 3D sont désormais accessibles à la plupart des maîtres d'ouvrages, avec des rendus toujours plus réalistes. "Des progrès importants ont été réalisés sur les textures, les lumières, ou la modélisation d'éléments complexes comme la végétation", note Bertrand Courtois. En outre, les collectivités sont de plus en plus nombreuses à se doter de Sig (Systèmes d'informations géographiques), qui sont autant de couches de données physiques, techniques ou réglementaires pouvant trouver un usage dans une maquette 3D temps-réel.
Progrès technologiques, prix en baisse, données modélisables: tous les indicateurs propices à une large diffusion sont passés au vert. Pourtant les maîtres d'ouvrage sont encore peu nombreux à utiliser les maquettes numériques: "Tout le monde trouve ces outils 3D très intéressants, mais au moment de prendre la décision d’investir, beaucoup s’interrogent sur leur utilité", remarque François Gruson, qui dirige la société rennaise Archivision. Les services que peut rendre une maquette numérique restent en effet méconnus. Ils concernent pourtant chacune des étapes jalonnant un projet urbain, avec des atouts communs. Par rapport à d'autres modes de représentation (notamment plans et coupes), l'outil 3D apporte ainsi une plus-value pédagogique. La compréhension des volumes, des distances, de la topographie, devient immédiate et commune aux spécialistes comme aux non-initiés. Ce qui permet le partage du projet: entre élus et concepteurs, entre les différents services techniques d'une ville, ou encore au sein d'une équipe de maîtrise d'œuvre. A cela s'ajoute la souplesse et l'évolutivité des maquettes numériques, qui peuvent être conçues pour de nombreuses échelles: projet architectural, aménagement urbain, territoire.
Certains enseignements sont partagés par les utilisateurs des outils 3D temps-réel. Par exemple, la nécessité de définir précisément les besoins en amont de la réalisation de la maquette. "Ce sont les attentes de l'utilisateur qui déterminent les données à utiliser et leur degré de résolution", explique Jean-Louis Marguier, directeur de la société I.g.o. Il est recommandé de ne pas faire réaliser prématurément des maquettes avec des résolutions trop fines. En effet "cela augmente considérablement les coûts, en cas de modification du projet, prévient Stéfan Le Carrou, chargé d'opérations à la Sonadev (Société nazairienne de développement). L'aide à la décision ou à la concertation, ne nécessitent pas dans la plupart des cas une maquette à haute qualité de résolution".
Yannick Nodin

Retrouvez l'enquête complète dans "Le Moniteur" du 26 janvier.

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