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ILE-DE-FRANCE Le transport fluvial a le vent en poupe

le 30/08/2007  |  transportEnvironnementParis

«Un convoi fluvial de 5 000 tonnes, c’est l’équivalent de 250 camions. » A l’occasion des 35 ans de l’Union nationale des exploitants du déchet (Uned), le Port autonome de Paris (PAP) a rappelé son dicton logistique et a tracé des perspectives. « Le service au BTP reste notre activité centrale. 60 % du trafic est lié à l’approvisionnement (sable, granulats), et 20 % à l’évacuation des déblais. Ce cœur de métier ne nous empêche pas de réfléchir à des perspectives offertes par les déchets ménagers. Par exemple, avec des déchetteries embarquées sur bateaux », explique Anne-Marie Bacot, directrice générale du PAP.

Logistique aller-retour. Les déblais et déchets du BTP ont constitué une masse de 3,1 millions de tonnes l’an dernier : l’équivalent de 100 000 camions. Les grands chantiers franciliens ont eu recours au transport fluvial pour évacuer les déblais comme celui de la future usine d’incinération Isséanne, à Issy-les-Moulineaux, avec 560 000 m3 de terres évacuées.

« L’enjeu, c’est de pouvoir conserver au centre de Paris nos ports tout en les modernisant et en les intégrant au milieu urbain », ajoute Anne-Marie Bacot. Ainsi le Point du Jour à Boulogne/Paris XVIe, livré fin 2008, ou Tolbiac, livré fin 2009. Ces ports permettent d’organiser une logistique aller-retour entre l’approvisionnement en granulats pour les centrales à béton et la réexpédition des déchets (inertes) vers des carrières à combler. Un double effet logistique qui permet un « report modal réel » de la route vers le fluvial.

Complémentarité. GSM, une des majors de l’extraction et de la distribution des sables et graviers, a placé la voie d’eau au cœur de sa stratégie logistique. Point d’orgue : la plate-forme multimodale de Gennevilliers. On y réceptionne, stocke, recompose, et distribue les granulats. On y produit aussi du béton prêt à l’emploi. Cours d’eau et chemin de fer constituent les voies pour transporter les granulats issus de gisements situés de 150 à 200 km. On choisit l’option route pour livrer sur moins de 50 km.

« La voie d’eau n’a jamais été un mode de transport alternatif. C’est un transport à part entière. Pour certaines destinations, la route devient un transport alternatif. Route et voie d’eau sont complémentaires », souligne Alain Snakkers, directeur commercial de GSM. Selon lui, le transport fluvial est « idéal » pour le « juste-à-temps », et sa flexibilité permet de faire face aux hausses brutales d’activité.

PHOTO - IDF-SEGUIN
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