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Il y a un an, le BTP s’arrêtait
En mars 2020, les chantiers ont fermé les uns après les autres. - © Hanohiki - stock.adobe.com

Il y a un an, le BTP s’arrêtait

Fabien Renou |  le 16/03/2021  |  ConfinementCoronavirusFrance Guide OPPBTPArtisans

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Le 17 mars 2020, le confinement s’abat sur la France. Décisions flottantes, chantiers fermés, paralysie des collectivités et crispation du gouvernement : le BTP français traversera des semaines parmi les plus périlleuses de sa longue histoire. Retour sur cette période inédite grâce aux archives du « Moniteur ».

A 20h, ce lundi 16 mars 2020, une France fébrile écoute le président de la République annoncer un confinement pour 15 jours. La nuit-même, des cohortes de Franciliens s’exilent vers d’autres cieux. Dès le lendemain, des millions de salariés découvrent le télétravail. Quant aux travailleurs du BTP, ils plongent dans l’inconnu.

L’inévitable arrêt des chantiers

Conscientes du caractère incertain de leur situation, les organisations professionnelles préviennent dès le 17 mars au matin. « La santé et la sécurité des personnes est une priorité absolue pour les entreprises de bâtiment et de travaux publics, affirment la FFB, la Capeb et la FNTP.

Le secteur de la construction demande instamment au gouvernement d’arrêter temporairement les chantiers, à l’exception des interventions urgentes, et de lui laisser une dizaine de jours pour s’organiser. »*

Le gouvernement ne réagira pas, les chantiers cesseront tout de même.

Car sur le terrain, la désorganisation est totale et le manque d’information criant. Difficulté majeure : l’absence de masques. Pour les entreprises qui en disposaient, le premier réflexe consiste même à en faire don aux soignants. Dès midi, ce même 17 mars, deux camionnettes de l’entreprise Le Bras Frères transportent à l’hôpital de Verdun 4 000 combinaisons de protection, 800 masques FFP2, 80 masques à assistance respiratoire, des sur-chaussures, des lunettes de protection et 20 flacons de 500 ml de gel hydro-alcoolique. C’est aussi le cas, parmi d’autres, de l’entreprise d’isolation Sofradi qui fournit le Samu de Loire-Atlantique ou encore de l’enseigne Lapeyre qui se déleste de pas moins de 4 000 masques au profit des hôpitaux…

Poursuivre le travail devient impossible. Alors que bon nombre de maîtres d’ouvrage tergiversent, la Société du Grand Paris demande aux entreprises de suspendre leur activité dès le 17 mars sur les chantiers du Grand Paris Express, conduisant à la mise à l’arrêt des douze tunneliers alors en activité, ce qui ne se fait pas sans précaution.

L’un après l’autre, la plupart des chantiers, de toutes tailles, cessent de fonctionner. Parallèlement, le négoce ferme ses portes. En deux semaines, l’Insee observe une chute d’activité de 89%, la construction étant le secteur le plus touché par la crise.

Toute la filière décroche : les avis de marchés publics s’effondrent tout comme le nombre de concours d’architecture. Quant aux industriels du secteur, ils cessent de faire tourner leurs lignes de production, que ce soit dans les matériels de chantier, les matériaux de construction ou les équipements de l’habitat. En quelques jours, le BTP hexagonal se trouve à l’arrêt.

[...]

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Commentaires

Il y a un an, le BTP s’arrêtait

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Marpe

19/03/2021 18h:22

Je ne comprends pas que le BTP s’arrête puisque le travail se fait dehors. Cela fait 3 ans que j’attends mon appartement qui devait m’être livré dernier trimestre 2021 après 3 ans d’attente. Et maintenant à quand la livraison? C’est désespėrant et scandaleux.

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