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« Il faut travailler le développement durable à l’échelle du quartier » Philippe Van de Maele, président de l’Alliance HQE-GBC

Mots clés : Démarche environnementale - Haute Qualité Environnementale - HQE - Matériel - Equipement de chantier - Urbanisme - aménagement urbain

L’ancien président de l’Ademe, fondateur et directeur de l’Anru de 2004 et 2008 et actuel directeur général de l’établissement public Paris-Saclay est depuis juillet à la tête de l’Alliance HQE-GBC France née de la fusion de l’Association HQE et de France GBC. Il s’exprimait pour la première fois le 30 janvier devant l’assemblée générale de l’association. L’occasion pour lui de détailler sa stratégie, qu’il a livrée au Moniteur.

Quelles sont les missions de l’Alliance HQE-GBC ?

Philippe Van de Maele : Nous nous sommes fixés plusieurs missions et plusieurs rôles. La première mission, rôle historique d’HQE, c’est de mobiliser, de sensibiliser sur la notion globale du développement durable. C’est un vrai sujet de fond. Et dans cette logique, nous voulons  accompagner la diffusion des connaissances, des bonnes pratiques,  sur ce sujet. Avec un enjeu très fort : la transversalité. C’est la principale mission. Ensuite il s’agit d’anticiper l’avenir et de prévoir ce qui est à faire. Notre rôle est également d’être un interlocuteur des pouvoirs publics. Enfin nous sommes le membre français du World Green  Building Council (World GBC)  et à ce titre,  nous voulons diffuser cette vision du développement durable à l’international.

 

Lors de l’assemblée générale du 30 janvier vous avez présenté les grands axes stratégiques. Quels sont-ils ?

Philippe Van de Maele : La stratégie générale c’est de faire partager notre vision transversale du développement durable (tant sur le plan social et environnemental qu’économique) et défendre cette idée de démarche globale multicritères.

Ensuite il y a quatre axes d’action majeurs. Le premier, c’est déployer et élargir le mouvement HQE avec le développement de nouveaux outils numériques notamment des outils d’évaluation en France et à l’international. Nous devons diffuser les actions du mouvement HQE pour que cette vision transversale se fasse au bénéfice de tout le monde.

Deuxième grand axe : Il me semble important, pour des raisons d’efficacité, de visibilité et de simplicité pour les maîtres d’ouvrage, de mieux articuler HQE avec les approches thématiques. On voit bien, quand on travaille thématique par thématique, qu’il y a toujours un élément qui veut avancer plus vite, que ce soit sur le carbone, l’énergie ou la biodiversité. Nous devons donc nouer des partenariats pour clarifier les différentes démarches et faire en sorte qu’elles soient cohérentes entre elles. C’est ce que nous avons commencé à faire  d’ailleurs avec la Smart Building Alliance, sur le bâtiment intelligent, ou avec Orée pour la biodiversité. Quand il y a des acteurs qui veulent aller à fond sur un domaine, il est mieux que ça se fasse dans une logique de compatibilité avec HQE. Et Il est important de simplifier. Pour que les maîtres d’ouvrage n’aient pas à tourner la tête dans tous les sens. C’est d’ailleurs ce qui a été fait avec l’expérimentation E+C- lancée par l’Etat. Ainsi, les référentiels HQE pour les thèmes énergie et carbone sont calés sur E+C-. Ainsi, il sera plus facile pour tous d’embarquer la qualité de vie avec la transition environnementale.

Troisièmement, il y a notre développement international. De nombreux pays  sont demandeurs d’une autre vision du développement durable que la vision américaine ou anglaise. Nous nous différencions par notre approche qui est fondée...

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