En direct

« Il faut satisfaire la demande de bureaux à Marseille »

Propos recueillis par Christiane Wanaverbecq |  le 24/11/2017  |  Bouches-du-Rhône

Tertiaire -

Entretien avec Hugues Parant, directeur général de l'établissement public d'aménagement (EPA) Euroméditerranée.

Le 13 novembre, a été présenté le projet urbain Les Fabriques réalisé au sein d'Euromed 2, un mois après la signature de la convention-cadre par Euroméditerranée et la société de projet ad hoc conduite par Bouygues Immobilier et Linkcity. Qu'en attendez-vous ?

Les Fabriques donnent le coup d'envoi à une nouvelle centralité au sein de la ZAC Littorale, créée dans l'extension nord de l'opération d'intérêt national (OIN), dite « Euromed 2 ».

Sur 250 000 m2 , Bouygues Immobilier et Linkcity, associés à parts égales au sein d'une société de projet, feront certes des immeubles, mais ils devront aussi répondre aux nouveaux usages. Le tout sans surcoût pour l'usager. La convention-cadre est la garantie du respect des engagements et de la primauté du contenu sur le contenant. De la société de projet va sans doute découler une société foncière pour assurer la pérennité des commerces en pied d'immeubles. Le projet Les Fabriques va courir sur cinq à huit ans. Son avancement dépend de notre capacité à acquérir le foncier à temps. L'objectif est de signer la première promesse de vente à la mi-2018. Nous tablons sur des lots entre 30 000 à 40 000 m2.

Et le marché aux puces ?

Situé à proximité du futur pôle d'échanges Capitaine-Gèze, il sera un élément central du quartier mixte à venir. Nous avons choisi d'en faire un projet en soi et de négocier directement avec le propriétaire. Il gardera son identité et sera modernisé, ses abords seront améliorés. La société de projet s'est engagée à construire à proximité un parking-silo de 1 300 places. L'un des enjeux dans ce secteur est en effet d'apaiser les espaces publics.

Vous avez pris vos fonctions ce printemps.

Quel regard portez-vous sur Euroméditerranée ?

Pour rappel, j'ai été préfet de police entre 1998 et 2001, puis préfet des Bouches-du-Rhône entre 2010 et 2013.

En tant que représentant de l'Etat, j'ai été membre du conseil d'administration de l'EPA et j'ai pu ainsi suivre la transformation de cette frange littorale de Marseille.

Pour moi, le bilan est très positif. Aujourd'hui, sur un axe nord-sud, les choses prennent forme. On y trouve 500 000 m2 de bureaux, pas loin de 6 000 logements, l'hôpital européen, une centralité commerciale avec les Docks et les Terrasses du port, un pôle culturel rassemblant sur le même lieu le Frac, le Silo, le Mucem, le musée Regards de Provence et bientôt le cinéma Pathé. Cette ville mixte trouvera son aboutissement lorsque les 400 logements du Parc habité d'Euromed 1 seront livrés d'ici à deux ans. Pour en faire le centre de la métropole Aix Marseille Provence, il faut aller plus loin.

Comment ?

Pour rappel, Euromed 1 s'étend sur environ 300 ha, dont seuls 80 ha étaient mutables. On y a créé 1,6 million de m2 , dont 500 000 m2 de bureaux et environ 650 000 m2 de logements.

Euromed 2, c'est 160 ha, mais 110 ha mutables. Ce sont 3 000 habitants dans un tissu essentiellement composé de hangars. Tout reste à inventer pour créer une ville durable méditerranéenne. L'îlot démonstrateur Smartseille de 2,7 ha, porté par Eiffage et livré, préfigure Euromed 2. Les Fabriques, d'une surface de 14 ha, créeront la continuité. Sur Euromed 1, nous devons encore nous mobiliser pour faire découvrir aux investisseurs, étrangers notamment, l'avantage de la proximité avec la mer. Le port est en effet susceptible de générer des activités tertiaires. Par exemple, une localisation près de l'arrivée des câbles sous-marins est devenue un atout qui révélera dans l'avenir tout son potentiel d'attraction.

Comptez-vous construire davantage de bureaux ?

Oui, il faut satisfaire la demande. Les 500 000 m2 actuels ne sont pas suffisants. Je préconise de poursuivre la skyline déjà composée de la tour CMA-CGM et de La Marseillaise en cours de construction. Sur ce site en bord de mer longé par des passerelles routières, on ne mettra en effet jamais de logements.

PHOTO - 10087_634435_k3_k1_1528942.jpg
PHOTO - 10087_634435_k3_k1_1528942.jpg

Commentaires

« Il faut satisfaire la demande de bureaux à Marseille »

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Droit et gestion des collectivités territoriales - 2018

Droit et gestion des collectivités territoriales - 2018

Livre

Prix : 83.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Décrypter les finances publiques locales

Décrypter les finances publiques locales

Livre

Prix : 59.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Négoce 446 - Spécial TOP 100 de la distribution bâtiment-bricolage 2018

Négoce 446 - Spécial TOP 100 de la distribution bâtiment-bricolage 2018

Presse - Vente au n°

Prix : 25.00 €

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur