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« Il est impossible de dissocier les approches technique et sociale »
Freddy Grzeziczak, président de l’Opal - © OPAL

« Il est impossible de dissocier les approches technique et sociale »

Propos recueillis par J. N. |  le 12/10/2018  |  Logement socialHLM

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Entretien avec Freddy Grzeziczak, président de l'Opal

Votre enquête met en évidence une absence de corrélation entre la précarité énergétique des locataires et le diagnostic de performance énergétique. Comment établir les priorités de rénovation désormais ?

Nous souhaitons d'abord nous concentrer sur les consommations d'énergie. Nous avons ainsi l'intention de faire « retravailler » les étiquettes des diagnostics de performance énergétique par des bureaux d'études spécialisés afin de faire ressortir de façon plus précise la réalité des consommations des locataires concernés. Cette étape est nécessaire pour comprendre si cette situation relève d'un enjeu d'usage ou de calcul. Cependant, j'insiste sur le fait qu'on ne peut pas dissocier l'approche technique d'une approche sociale en faveur de nos locataires.

Au-delà des travaux sur les bâtiments, que mettez-vous en place auprès des locataires concernés ?

Nous allons développer plusieurs actions d'accompagnement.

Nous prévoyons des actions de sensibilisation aux bonnes habitudes afin qu'ils optimisent leurs dépenses énergétiques et équilibrent davantage leur budget. Pour ceux dont la situation de précarité énergétique est la plus problématique, nous allons rechercher toutes formes d'aides pour diminuer leur taux d'effort énergétique. Enfin, nous baisserons le montant facturé en mobilisant tous les moyens, y compris des remises de charge pour ceux, pas si nombreux, qui sont au-delà de 15 % de précarité énergétique.

A plus long terme, quelles évolutions souhaitez-vous en matière de financement ?

Dans l'Aisne, nous logeons une majorité de personnes à très faibles ressources : 61 % bénéficient de l'APL et 42 % de nos locataires ne perçoivent pas de salaire. Les finances publiques devraient se pencher sur cette différence de revenus entre locataires et sortir de la seule dimension « étiquette énergétique ». La vraie exigence serait que le critère de la précarité énergétique fasse partie des priorités en matière de logement social. La révision des DPE selon ce paramètre serait une mesure intéressante.

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