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Hydrodémolition du mur en béton immergé d’un barrage

CONRAD FREELING |  le 18/10/2013  |  Réglementation techniqueOuvrage d'artBétonMatériel de chantierFrance entière

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L’utilisation d’un brise-roche était inappropriée pour ce type de travaux, du fait des vibrations.

Pour démolir un mur immergé du barrage hydroélectrique d’Iffezheim sur le Rhin, l’entreprise allemande de travaux publics Schleith a fait construire un balancier télescopique sur mesure. Cet équipement a été réalisé par la firme allemande Echle. D’un poids à nu de 4,4 t, il s’articule sur la flèche d’une pelle  ici, une Hitachi ZX350 de 35 t auxquelles s’ajoutent 3 t de contrepoids additionnel pour compenser le déséquilibre occasionné par le poids de l’équipement. Les segments télescopiques permettent de descendre à une profondeur de 20 m, directement à l’aplomb du porteur positionné sur la berge. Descendre ainsi verticalement au plus près de ses chenilles permet à l’engin de conserver une bonne stabilité et une excellente visibilité sur la zone de travail. L’ensemble est actionné par le système hydraulique de la pelle, rempli avec de l’huile biodégradable comme c’est l’usage pour les travaux fluviaux. Car, sur le chantier d’Iffezheim, le bras télescopique a opéré dans l’eau. Muni d’un système d’hydrodémolition (grignotage par projection d’eau à ultrahaute pression) du suédois Conjet, il a démoli un mur immergé de 27 m de long et 2,50 m d’épaisseur en béton partiellement armé. La technique de démolition par projection d’eau à ultrahaute pression (1 600 bars !) a évité d’utiliser un brise-roche dont les inévitables vibrations auraient été fatales au télescope, forcément fragile. Muni alternativement de cet outil de démolition et d’un grappin de 700 l, le bras télescopique a aussi servi à récupérer les déblais. L’opérateur de la pelle pouvait suivre la progression du travail depuis un écran placé dans sa cabine grâce à différents capteurs équipant les outils et lui permettant de travailler en aveugle. Pour intervenir au-delà de la portée de son bras télescopique, l’Hitachi était secondée par une pelle à câble sur chenilles Liebherr HS 835, d’une portée supérieure mais bien plus lente. Ces travaux, réalisés par l’entreprise Schleith en groupement avec le suisse Implenia Bau, sont réalisés en vue de transformer les infrastructures du barrage d’Iffezheim pour ajouter une cinquième turbine. L’une des extrémités du barrage est en France ; l’autre, où se déroulait le chantier, est en Allemagne.

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PHOTO - 747393.BR.jpg - © Conrad Freeling

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