HS2 : le projet validé par Boris Johnson
HS2 - © Twitter HS2 Ltd

HS2 : le projet validé par Boris Johnson

Jessica Ibelaïdene avec AFP |  le 11/02/2020  |  EuropeTransportsLGVFerroviaireTravaux ferroviaires

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

International
Europe
Transports
LGV
Ferroviaire
Travaux ferroviaires
Grands projets
HS2 Crossrail
Valider

Le feu vert était attendu ce 11 février. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a effectivement confirmé le projet de ligne à grande vitesse HS2.

Ce 11 février, le Premier ministre britannique Boris Johnson a confirmé devant la Chambre des communes ce que laissaient supposer plusieurs médias : "le gouvernement a donné le feu vert à la ligne ferroviaire à grande vitesse" High speed 2 (HS2), a-t-il en effet déclaré.

"Les prévisions de coûts ont explosé, a reconnu le Premier ministre, mais la mauvaise gestion n'a pas changé selon moi la valeur fondamentale du projet". Le chef du gouvernement ne s'est pas hasardé à chiffrer le montant total du projet. Cependant, les conclusions du rapport commandé par le gouvernement sur le projet, publiées dans le même temps, font état d'une facture globale supérieure de 15 à 20% à celle communiquée jusqu'à présent. Ce qui pourrait donc la porter à 105 Mds de livres.

Des travaux en avril et un ministre dédié

Boris Johnson a toutefois expliqué que la première phase, reliant Londres à Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, pouvait être achevée pour un coût compris entre 35 et 45 Mds de livres. Les travaux devraient débuter en avril.

Le Premier ministre a par ailleurs fait part de son intention de contrôler le coût du projet et d'en améliorer la gestion. Il compte pour cela nommer un ministre qui se consacrera entièrement à HS2.

Un premier tronçon en 2031

Les travaux prévus pour HS2 sont particulièrement complexes. Le tracé de la ligne prévoit de creuser de longs tunnels, de détourner des cours d'eau ou encore d'acquérir des terrains parfois très chers, notamment dans la capitale britannique. Pour rappel, le projet High Speed 2 doit donner naissance à la première ligne à grande vitesse au nord de Londres en 150 ans. Le pays ne compte qu'une seule autre LGV, HS1, empruntée dans le sud de l'Angleterre par l'Eurostar.

Alors que le projet a déjà connu de multiples rebondissements, le premier tronçon vers Birmingham, pour lequel sont d'ores et déjà impliqués les majors du BTP français, pourrait ne pas voir le jour avant 2031. Et il faudra peut-être attendre 2040 pour que la deuxième phase, vers Manchester et Leeds, soit opérationnelle. 

La ligne à grande vitesse HS2
La ligne à grande vitesse HS2 - © © Ministère britannique des transports

Entre soutiens et oppositions

Les milieux d'affaires, à l'image de l'organisation patronale CBI, ont salué la décision du gouvernement, après n'avoir eu de cesse de soutenir le projet. De son côté, le chef de l'opposition travailliste a fustigé la gestion passée des conservateurs. "Le Premier ministre se lamente sur nos infrastructures mais c'est son parti qui a privé le pays d'investissements ces dix dernières années, créant les pires inégalités régionales qui existent en Europe", a ainsi lancé Jeremy Corbyn.

Le gouvernement a tranché en faveur de ce chantier colossal, le plus ambitieux de ce type en Europe , malgré l'opposition de certains députés conservateurs. Ceux-ci jugeaient en effet que l'argent serait plus utilement injecté dans la modernisation d'infrastructures de transport locales.

Un plan pour "révolutionner les transports"

Boris Johnson a ajouté qu'il serait "intolérable" d'attendre vingt ans pour que HS2 atteigne les villes du nord. Il a promis un plan "High Speed North", en collaboration avec les élus pour moderniser le transport ferroviaire dans la région. Et ce n'est pas tout puisqu'il a assuré qu'il dévoilerait dans les prochaines semaines sa stratégie pour une "révolution des transports". Dans cette optique, il a déjà débloqué 5 Mds de livres sur cinq ans pour améliorer les réseaux de bus et les pistes cyclables. En outre, pour le Premier ministre, ces investissements dans les transports doivent permettre au Royaume-Uni de respecter son engagement d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

Des organisations de défense de l'environnement ont, quant à elles, dénoncé l'impact de HS2 sur les habitats naturels et les espèces menacées. Greenpeace commentant même : "nous sommes totalement en faveur d'une révolution des transports qui réduise la pollution et les émissions carbone, mais faire passer le bulldozer au milieu de sites naturels et sauvages n'est pas la bonne solution".

Commentaires

HS2 : le projet validé par Boris Johnson

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

170 séquences pour mener une opération de construction

170 séquences pour mener une opération de construction

Date de parution : 01/2020

Voir

55 outils pour la conduite de chantier

55 outils pour la conduite de chantier

Date de parution : 01/2020

Voir

Construire avec le bois

Construire avec le bois

Date de parution : 12/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur