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Holzmann : les filiales suscitent les convoitises

marcel linden |  le 29/03/2002  |  EuropeCollectivités localesEntreprisesTransportsInternational

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Après la faillite du numero deux allemand de la construction

Les grands groupes allemands et étrangers du BTP préparent l'après-Holzmann. Même si la disparition probable du numéro deux allemand de la construction n'implique pas de changement de stratégie des entreprises concurrentes, la mise en vente vraisemblable des filiales les plus rentables va certainement aiguiser les appétits. L'administrateur judiciaire Ottmar Hermann, expert en grandes faillites, assure, certes, qu'il s'agit de sauver Holzmann dans son ensemble, mais il s'empresse d'ajouter qu'il pourrait rapidement approuver la cession des participations les plus convoitées. L'essentiel est de sauver un maximum des 23 000 emplois, dont 11 000 en métropole.

La filiale HSG suscite les convoitises

Le président de Strabag basé à Cologne, Jürgen Kuchenwald, a été le premier à annoncer officiellement son intention de reprendre la filiale routière Deutsche Asphalt, qui a réalisé 225 millions d'euros en 2000 avec 2 400 salariés et a terminé l'exercice 2001 sans pertes. Strabag avait déjà repris la division routière de Hochtief. Vinci, qui a aussi une importante activité routière en Allemagne (Teerbau), pourrait aussi se manifester (mais jusqu'ici le groupe français a démenti tout intérêt pour le géant allemand). En automne 2001, Holzmann avait déjà voulu vendre son activité routière, mais il y avait renoncé, les prix offerts étant trop bas.

L'autre géant allemand Bilfinger Berger, dont la filiale américaine Fru-Con a réalisé 580 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2000, a indiqué être intéressé par une filiale américaine de Holzmann. Il aimerait reprendre Lockwood Greene, société d'ingénierie (800 millions de dollars en 2000) appartenant à la filiale américaine Jones, qui a réalisé 3 milliards de dollars en 2000 et dégagé un bénéfice opérationnel de 20 millions d'euros. L'an dernier, Holzmann a réorienté Jones vers la construction clés en main d'installations industrielles. A l'exception de Hochtief, qui a acheté Turner aux Etats-Unis, beaucoup de groupes européens, dont Vinci, auront du mal à renoncer à une proie comme Jones.

Une autre filiale de Holzmann suscite les convoitises : l'entreprise allemande de services d'entretien immobilier HSG (145 millions d'euros de CA et 7 millions d'euros de bénéfice). Hochtief manifeste son intérêt, mais d'autres groupes sont également en lice.

D'autres activités posent problème et leur sort apparaît incertain. Le tunnelier Ast-Hoizmann en Autriche ne pourra sans doute pas s'en sortir seul. Imbau, spécialiste de pièces préfabriquées, a particulièrement déçu en 2001 après avoir déjà subi une perte de 24 millions d'euros en 2000. La division « Bâtiment domestique » est restée dans le rouge l'an dernier. Sur les cinq antennes régionales, celle de Francfort aurait été la plus déficitaire. L'administrateur judiciaire devrait également s'intéresser au stock immobilier évalué à près de 600 millions d'euros et qui pourrait être cédé.

Maintenir l'activité

Dans l'immédiat, Ottmar Hermann a des préoccupations plus terre à terre. Son principal souci est de reprendre et de maintenir l'activité sur les 500 chantiers du groupe. Le gouvernement de Thuringe a déjà exclu Holzmann de la construction de la nouvelle Diète à Erfurt. En revanche, sur le chantier du stade de football de Leipzig, Holzmann reste chef de file du consortium. L'administrateur a déjà obtenu des banques créancières la promesse d'un crédit de masse garantissant le paiement des fournisseurs et des très nombreux sous-traitants. La disparition du « casseur de prix » va soulager surtout les PME travaillant avec du personnel allemand mieux rémunéré.

GRAPHIQUES :

- Les diverses activités selon le CA 2000

- Répartition géographique du CA 2000

Le chiffre d'affaires 2000 s'élève à 6,39 milliards d'euros, mais la perte nette pour 2001 est estimée à 80 millions.

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