Logement

HLM : l’hyperactivité des entreprises sociales pour l’habitat

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Logement social

La construction de quelque 57 000 HLM a été engagée par les entreprises sociales pour l’habitat (ESH) en 2016. Plus de la moitié a été réalisée en vente en l’état futur d’achèvement.

Les entreprises sociales pour l’habitat (ESH), qui gèrent 2,2 millions de HLM, n’ont pas chômé en 2016. Elles ont engagé l’an passé la construction de 57 000 logements neufs, « soit 15 % de la production France (376 000 unités) et 60 % de l’activité HLM », précise le rapport d’activité de la fédération des ESH publié vendredi 23 juin.

Dans le détail, les mises en chantier (acquisitions en ventes en l’état futur d’achèvement incluses) se composent de 54 000 logements neufs pour le locatif social (y compris en foyers) et de 3 000 logements pour l’accession sociale à la propriété. La Vefa excède désormais 50% (contre 35 % en 2012). « 77 % des sociétés actives y ont recouru en 2016, contre 70 % en 2015, 61 % en 2014 », indique le document.

 

5 régions concentrent 72% de la production

 

Si l’on ajoute les « acquisition-rénovation », le nombre de logements neufs lancés en 2016 passe même à 58 200, contre une production moyenne annuelle oscillant autour de 54 000 entre 2010 et 2015.

72 % des mises en chantier 2016 se concentrent sur 5 régions (voir ci-dessous) : l’Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France. Pour autant, la production a augmenté dans sept régions, dont trois où elle bondit carrément de 20% : Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et Ile-de-France.

 

Focus

Concours d’architecture : pour l’ESH, le combat continue

« Nous avons présenté il y a quelques semaines une proposition de simplification au ministère de la Cohésion des territoires pour revenir sur les dispositions de la loi LCAP qui oblige, à partir du 1er juillet, les entreprises sociales pour l’habitat à organiser un concours d’architecture, indique Didier Poussou, directeur général de la fédération des ESH. Cette obligation rallonge les délais de construction de 6 mois et augmente le coût des opérations de 2%. Cela fait des mois que nous demandons la suppression de cette obligation, il n’y a rien de nouveau. »

Contrairement à ce que l’on a pu lire dans la presse, la fédération des ESH n’a pas rédigé d’amendement à inclure à une ordonnance de simplification, c’est tout simplement impossible. « Il n’y a pas dans l’agenda des prochaines semaines de texte législatif susceptible d’accueillir un tel amendement », assure le DG. Toutefois, la fédération espère que dans les prochains mois, le ministère publie un décret ou qu’il utilise un véhicule législatif, comme un projet de loi, pour y insérer un amendement favorable aux ESH. Pour éviter que cette disposition soit taxée de cavalier législatif, « le projet de loi devra aborder les questions d’habitat, d’aménagement ou d’urbanisme », imagine Didier Poussou.

 

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