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Hautes-Pyrénées Les difficultés de l'Opac pour boucler ses programmes

le 24/09/1999  |  Hautes-PyrénéesFrance Collectivités locales

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Les professionnels du bâtiment demandent que l'Opac aligne ses prix sur le privé.

« L'Opac serait-il victime d'une entente des entreprises du département, destinée à faire monter les prix ? » Telle a été la question franchement posée par Bertrand Bourrus, directeur de l'Office public d'aménagement et de construction, lors du petit déjeuner-débat organisé à Tarbes, le 9 septembre, par le bureau du Sud-Ouest du Moniteur.

« Où sont les entreprises? Nous annonçons un plan patrimoine de 140 millions de francs sur quatre ans, et la plupart des appels d'offres, principalement sur le gros oeuvre, restent infructueux», interroge Bernard Hulin, directeur de la maintenance et du développement de l'office public.

Christian Larrouy (Pyrénées Charpente) met le doigt sur un handicap très sérieux de l'Opac : les délais. «Les chantiers sont souvent repoussés de plusieurs mois. Pour une petite entreprise, la modification du plan de charge peut très vite tourner à la catastrophe... Du coup, on ne répond plus aux offres.» Alain Laterrade (Sud-Ouest Services), spécialiste du traitement de façades, renchérit : « Le report d'un chantier de 6 millions de francs dans un autre département a failli nous conduire au dépôt de bilan. Sur un effectif de cent personnes, il aurait fallu licencier immédiatement cinquante personnes... On a dû jongler avec des petits chantiers compensateurs...»

Pour les professionnels du béton, le handicap est ailleurs : « Impossible de rentrer dans les prix » , avance Antoine Nunes (Gallego). Jean-Frédéric Alain (Castells), de son côté, incrimine les concepteurs, sélectionnés eux aussi sur appels à candidatures par l'Opac, qui ne sont pas des "pros du logement social " et font leurs prix à la louche, notamment sur les maisons individuelles.

Il suffirait de peu pour que l'Opac 65 redore son blason et attire à nouveau les entreprises du département. Les participants réclament des cahiers des charges plus précis, une meilleure concertation des maîtres d'ouvrage, un réel étalement des chantiers, des prix de 4 à 5 % plus élevés...

« Le privé repart, les prix remontent, l'office public, comme les autres donneurs d'ordre publics, devra s'aligner », conclut Patrick Gaudicheau (Bigorre Construction).

PHOTO : Bertrand Bourrus (2e à droite), face au chefs d'entreprise qui boudent ses appels d'offres.

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