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HAUTE-NORMANDIE Le contrat etat-région mobilise 6,83 milliards de francs

RICHARD GOASGUEN |  le 11/02/2000  |  France Collectivités localesAménagementTransportsSeine-Maritime

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Le contrat de Plan fait la part belle aux routes

Après deux semaines d'ultimes tractations politiques, le conseil régional de Haute-Normandie a adopté, le 31 janvier, un projet de contrat de Plan Etat-région d'un montant de 6 830 millions de francs (1 041 millions d'euros), qui fait la part belle aux investissements routiers.

Avec près de 4 milliards de francs consacrés à parts égales par l'Etat et la région aux transports, dont 2 140 millions aux infrastructures routières, le IVe contrat de Plan conclu en Haute-Normandie devrait redonner du baume au coeur aux entreprises de travaux publics régionales, moins sensibles jusqu'à présent aux effets de la reprise nationale.

Contraint par l'opposition « républicaine » (liste Unis pour la Normandie, comprenant le RPR, l'UDF et le RPF) à revoir sa copie entre le 17 et le 31 janvier, le président de région, Alain Le Vern (PS) a consenti une rallonge de près de 200 millions de francs par rapport à ses propositions initiales, dont 140 millions supplémentaires pour les infrastructures routières, portant la contribution de son assemblée à 3 506 millions. Cinq jours plus tôt, Bruno Fontenaist, préfet de région, avait rappelé l'importance exceptionnelle de la contribution étatique, 3 324 millions de francs hors grands projets de type Port 2000 ou Transports est-ouest de l'agglomération rouennaise (TEOR), propulsant la Haute-Normandie du 17e au 10e rang national des régions les mieux dotées, avec 1 870 francs par habitant. Il avait également souligné qu'en cas de non vote, la région passerait à côté d'une partie de la manne européenne et que certains projets, intégrés dans le contrat à sa demande, tomberaient à la trappe, comme les aménagements de la RN31.

Finalement, le programme à contractualiser a été voté par 43 voix contre 10. Alain Le Vern et Bruno Fontenaist considèrent désormais que, globalement, toutes contributions confondues, la Haute-Normandie devrait bénéficier, au cours des sept prochaines années, d'une somme comprise entre 12 et 14 milliards de francs.

Principales opérations inscrites au programme

Pour les infrastructures routières, l'Etat et la région s'engagent à :

- réaliser le sixième franchissement de la Seine à Rouen, la déviation sud-ouest d'Evreux, la rocade nord du Havre, l'aménagement de la tête sud du pont Mathilde à Rouen, les aménagements de la RN 15 à Pont-de-l'Arche, et ceux de la RN 31 (déviation de Gournay-en-Bray, de Croisy-sur-Andelle, et deux créneaux de dépassement, notamment) ;

- achever la déviation de Saint-Clair-sur-Epte (RN 14), la voie rapide Sud-III sur la rive gauche de l'agglomération rouennaise, la déviation d'Harfleur, et les aménagements de la RN 154 jusqu'à Nonancourt ;

- engager la réalisation des rocades et contournements suivants : jonction A 28-A 13 (contournement est de Rouen), barreau sud de Rouen, déviation de Beuzeville, déviation de Fleury-sur-Andelle ;

- rechercher des solutions techniques pour l'achèvement du doublement de la RN 27, à l'arrivée vers Dieppe, et pour le raccordement de Pont-Audemer à l'A 13 ;

- étudier, avec l'Etat et les collectivités locales, les modalités de réalisation de la partie sud de l'A 28, au départ de Rouen vers Alençon, quand les conclusions de la procédure d'appel d'offres en cours seront connues.

En matière portuaire, Dieppe bénéficiera de 36 millions de francs (20 millions de l'Etat, 16 millions de la région) pour différents travaux de rénovation, et Rouen de 179 millions de francs (90 millions et 89 millions) pour le terminal conteneurs, les digues d'accès, ainsi que des équipements.

Dans le domaine ferroviaire, une enveloppe de 327 millions de francs (182 millions et 145 millions) a été arrêtée avec, pour principale opération, le contournement fret de la région parisienne (modernisation du segment Motteville-Montérolier), mais prévoyant aussi des efforts pour améliorer les transports périurbains à Rouen. A noter, que le financement de la liaison rapide Normandie-vallée de Seine se fera hors CPER, de même que les dessertes de Port 2000.

Une enveloppe de 78 millions de francs (57 millions et 21 millions) est prévue pour le domaine fluvial, avec modernisation des écluses de Tancarville, de Poses, et de Notre-Dame-de-la-Garenne.

Dans le secteur agricole, 115 millions de francs (80 millions et 35 millions) sont budgétisés pour la poursuite de la remise aux normes des bâtiments d'élevage.

Dans le domaine du patrimoine, 200 millions de francs (120 millions et 80 millions) seront consacrés à un programme exceptionnel de sauvegarde et restauration des édifices majeurs.

Le principe de la construction dans l'agglomération rouennaise d'un palais des sports pouvant accueillir de 5 000 à 6 000 spectateurs est acquis. La région a budgétisé 45 millions de francs sur sept ans pour la construction de grands équipements sportifs. L'Etat apportera les moyens financiers nécessaires hors Contrat de Plan Etat-région (CPER).

Dans le domaine universitaire (330 millions de francs) sont retenus pour la restructuration du campus universitaire de Rouen et de l'Ecole nationale de la marine marchande de Sainte-Adresse, et la création de départements d'IUT à Elbeuf, Dieppe, et Le Havre (génie civil).

PHOTO : La voie rapide Sud-III, sur la rive gauche de l'agglomération rouennaise.

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