Haute-Normandie Cinq PME créent une centrale d'enrobage
RICHARD GOASGUEN
Afin de lutter contre un « marché cadenassé par les grands groupes », cinq PME haute normandes ont décidé, à l'initiative de Michel Buquet, P-DG l'entreprise SE Buquet, et d'un de ses collaborateurs, Jean-Jacques Godichaud, ancien cadre de la Sogea, de se regrouper pour construire leur propre centrale d'enrobage sur la zone artisanale de Flamanville, à Martainville-Epreville, à 17 km à l'Est de Rouen.
Il s'agit de quatre entreprises de BTP de Seine-Maritime, la SE Buquet (Grumesnil), Boutté SA (Maromme), des établissements Gilbert Lemoine et Cie (Neufchâtel-en-Bray), des établissements Havé (Grainville-sur-Ry) et du bureau d'études SRD installé à Vraiville dans l'Eure. De ce rapprochement est née la SNMR (Société normande de matériaux routiers), qui exploitera le poste d'enrobage.
Il devrait être opérationnel en octobre 1997 et créera cinq emplois. Son gérant sera Jean-Jacques Godichaud. « Cette centrale représente une condition de survie pour nos entreprises. Avec cet équipement, nous devrions gagner environ 140 francs par tonne de bitume, et nous en utilisons en moyenne 58 000 tonnes par an », explique Jean-Pierre Bouté.
Les cinq associés avaient anticipé en construisant les fondations du poste pour environ 2,7 millions de francs (pour un coût total de 8 millions).
Mais, malgré le feu vert de toutes les administrations concernées, ils se sont heurtés ensuite à une vive opposition d'une partie de la population locale. L'arrêté préfectoral autorisant le fonctionnement de la centrale a été délivré le 17 juillet.
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