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HAUT-RHIN Staffelfelden réinvente la cité-jardin

le 05/11/2010  |  Haut-RhinFrance

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Le quartier innovant de Staffelfelden renouvellera le modèle de la cité jardin du Rossalmend, héritage de l’histoire minière de la commune du bassin potassique alsacien, au nord de Mulhouse. L’idée d’adapter cette référence aux enjeux du XXIème siècle a séduit l’unanimité du jury du concours d’idées réuni au printemps 2010, dans le cadre de la politique d’urbanisme du conseil général du Haut-Rhin baptisée QI, comme quartier innovant. L’équipe lauréate s’est distinguée par son analyse fine des atouts et de la modernité du Rossalmend, décrite par l’architecte Xavier Malverti comme « un modèle de cité jardin à la campagne » : ponctuée par des équipements publics et des jardins familiaux, le quartier verdoyant associe les commerces, les services et l’habitat, dans une diversité de formes architecturales où les villas des ingénieurs jouxtent les maisons accolées des ouvriers. Dans la vision contemporaine proposée par l’équipe Atelier Cité Architecture, ce modèle prend la forme de doigts entourés de verdure, qui matérialisent la volonté municipale de créer une jonction entre la cité minière de l’entre deux guerres et le village historique, deux entités séparées par la voie ferrée nord sud de l’Alsace. Chacun des doigts forme une entité autonome, ce qui permet à la commune d’étaler dans le temps la réalisation du projet de 40 ha. L’unité entre l’existant et l’extension répond à l’un des points majeurs du cahier des charges des QI, également focalisé sur la mixité, l’économie d’énergie et la réduction de l’emprise automobile au profit des modes doux

Refus du fatalisme

La phase du concours d’idées précède la première étape opérationnelle, décidée par le conseil municipal en octobre : la commune s’est appuyée sur les propositions d’Atelier Cité Architecture pour lancer la consultation préalable à la désignation de l’assistant à maître d’ouvrage qui l’accompagnera dans la création d’une Zac. Les équipements sociaux de la première phase de 10 ha matérialiseront le lien entre le nouveau quartier et la cité minière, comme en atteste le voisinage entre une maison des Senior et un accueil dédié à la petite enfance. « Ce projet préexistant permettra le lancement de la Zac », se réjouit Antonella Was, adjointe chargée de l’urbanisme.

L’ambition de la commune de 3700 habitants s’appuie sur une démarche lancée en 2004, dernière année d’exploitation de la potasse. « Fallait-il se résoudre à devenir une cité dortoir de l’agglomération mulhousienne, en continuant à laisser se développer des lotissements banals ? », interroge Georges Eischenschenck, premier adjoint au maire. Le refus du fatalisme s’est traduit par la première démarche alsacienne d’approche environnementale de l’urbanisme (AEU) appliquée à l’élaboration d’un Plan local d’urbanisme (PLU). « En entendant parler pour la première fois d’ateliers de management environnemental, beaucoup de gens se sont demandés où ils mettaient les pieds : ce n’était pas gagné », sourit Antonella Was, qui rend hommage aux qualités pédagogiques de Ressources pour le développement durable (Redd), maître d’œuvre du PLU.

Envie de dialogue

Grâce à une envie de dialogue nourrie par des opinions affirmées et contradictoires, la mayonnaise de l’AEU a pris, donnant peu à peu à Staffelfelden la stature d’un laboratoire urbain à l’échelle régionale. La participation aux QI du Haut-Rhin – parmi lesquels l’extension périurbaine se distingue avec le projet le plus important en surface et en nombre d’habitants – a marqué un nouveau cap : la commune a constitué un comité technique auquel participent les agences d’urbanisme du Haut-Rhin (Adauhr) et de l’agglomération mulhousienne (AURM) ainsi que la communauté d’agglomération mulhousienne (M2A) et le conseil général. La création de cet organe s’ajoute à la multiplication des contacts avec des aménageurs (la société d’économie mixte de Haute Alsace) et des programmistes (WPi Conseil). Antonella Was a présenté son projet à la région Alsace, aux services déconcentrés de l’Etat et à des élus alsaciens intéressés par sa démarche. La municipalité entend partager son appétit pour l’innovation urbaine avec les citoyens : la programmation d’une exposition présentant les résultats du concours d’idées précédera une consultation sur le nom à donner au futur quartier. « Nous associerons un groupe d’habitants à la programmation opérationnelle », annonce Antonella Was. Comme les idées directrices du programme d’urbanisme, cette démarche participative s’appuie sur un acquis solide : la commune compte 32 associations. Les promoteurs du QI espèrent s’appuyer sur ce tissu pour que la future cité-jardin puisse se définir non seulement par son dessin, mais aussi comme un système de vie, y compris à travers la production de richesses économiques. Dans ce domaine, le maître d’ouvrage n’entend pas se priver des idées des équipes arrivées en seconde et troisième position du concours des QI, en particulier l’exploitation de la ressource forestière limitrophe du futur quartier.

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