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«Habiter Mieux» : près de 5 500 logements rénovés en Seine-Saint-Denis grâce au programme
Près de 5 500 logements ont été rénovés en Seine-Saint-Denis grâce au programme «Habiter Mieux». - © WikiCommons

«Habiter Mieux» : près de 5 500 logements rénovés en Seine-Saint-Denis grâce au programme

AEF Habitat et Urbanisme |  le 10/08/2018  |  LogementAnahImmobilier résidentiel

En Seine-Saint-Denis, 5 425 logements ont été rénovés entre 2011 et 2017 grâce au programme Habiter mieux, d’après la publication annuelle sur l’hébergement et le logement de la Drihl 93. Dans le département, les actions en matière de rénovation thermique ont abouti à ce que « 60 % des logements rénovés atteignent au moins l’étiquette C après travaux ». Cependant, même après travaux, 17 % des logements conservent encore des étiquettes énergétiques E, F ou G.

Entre 2011 et 2017, le programme «Habiter Mieux» de l’Agence nationale d'amélioration de l'habitat (Anah) a permis de rénover 5 425 logements en Seine-Saint-Denis, à en croire la publication annuelle sur l’hébergement et le logement de la Drihl 93 parue le 8 août 2018. Le montant global des travaux engagés s’élève à 84,6 millions d’euros, pour un montant de subventions publiques de 34,9 millions d’euros de l’Anah et 10,8 millions d’euros du Fart (fonds d'aide à la rénovation thermique). La majorité de ces aides a concerné "les propriétaires occupants et les copropriétaires de copropriétés en difficulté : 86,4 % des propriétaires occupants aidés dans le cadre du programme disposent de ressources très modestes". En outre, "4 257 lots en copropriété ont pu bénéficier d’aides à la rénovation", précisent les auteurs de la publication.

Par ailleurs, la majorité de ces logements rénovés - 3 328 lots - ont été construits entre 1950 et 1975. "Cette proportion s’explique notamment par la forte intervention en faveur des copropriétés dégradées, majoritairement construites dans les années 60", analyse la Drihl 93. Mais "il convient également de souligner la part non négligeable des logements construits après 1975 et rénovés dans le cadre du programme : 22,6 % des logements dont 85 % en copropriété". En revanche, seulement 871 logements construits avant 1950 ont pu être rénovés, ce qui "traduit la difficulté à rénover thermiquement les logements du parc ancien du fait de ses contraintes architecturales et de la valeur patrimoniale qu’il peut représenter".

17% de logements énergivores après travaux

Concernant le niveau d’amélioration thermique des logements, le gain de consommation énergétique minimal est de "25 % pour les propriétaires occupants et de 35 % pour les propriétaires bailleurs et les syndicats de copropriétés". Avant travaux, "60,5 % des logements étaient énergivores". Toutefois, près de 2 000 logements rénovés se situaient en étiquette énergétique D et n’appartenaient donc pas à la catégorie des logements énergivores (étiquette E) ou très énergivores (F et G). Une fois les travaux réalisés, "60 % des logements rénovés atteignent au moins l’étiquette C après travaux", se félicite la Drihl 93. Cependant, 6,7 % des logements restent très énergivores et 17 % des logements conservent des étiquettes énergétiques E, F ou G.

En termes de coûts, les travaux les plus importants ont été effectués par les propriétaires bailleurs (32 713 euros en moyenne) qui "par ailleurs réalisent les gains énergétiques les plus importants". Pour les propriétaires occupants, le montant moyen de travaux est de 17 700 euros par logement. Par type de logement, le montant moyen pour les 965 maisons individuelles rénovées est de 22 639 euros, dont 11 396 euros d’aides, soit un reste à charge de 11 243 euros en moyenne par logement. Et en copropriété, le montant moyen des travaux est de 13 610 euros, pour 7 608 euros d’aides mobilisées, soit un reste à charge de 6 000 euros en moyenne par logement.

Reste à charge pour les plus modestes

Si le montant moyen de travaux en copropriété est inférieur au montant moyen de travaux en maison individuelle, c’est parce qu’en copropriété, "les économies d’échelle pour les travaux réalisés en parties communes diminuent le coût des travaux". De même dans les appartements, les travaux réalisés "sont généralement moins ambitieux et donc moins coûteux". À l’inverse, "en maison individuelle, les travaux sont plus ambitieux et certaines aides - comme celles du Conseil régional - incitent à aller sur des programmes de travaux plus complets. Ils concernent davantage l’isolation par l’extérieur ou l’isolation des combles, la mise en place de VMC et le changement du système de chauffage", précisent les auteurs de la publication.

Du reste, que ce soit en copropriété ou en maison individuelle, le reste à charge de ces travaux de rénovation peut être difficile à assumer pour certains ménages. Notamment dans les copropriétés les plus en difficulté où résident des publics majoritairement fragiles. Mais pour la Drihl 93, les partenariats financiers, principalement avec les collectivités locales, permettent "à des ménages modestes et très modestes de réaliser des travaux de rénovation énergétique ambitieux tout en limitant leur reste à charge".

Attributions hors QPV : l’objectif de 25 % « réalisable » en Seine-Saint-Denis

L’objectif d’attribuer 25 % des logements sociaux hors QPV aux ménages du 1er quartile est « réalisable » dans chacun des quatre établissements publics territoriaux de la Seine-Saint-Denis, souligne également la Drihl 93 dans sa publication annuelle sur l’hébergement et le logement. Alors que la loi égalité et citoyenneté permet de modifier ce taux d’attribution pour tenir compte de spécificités locales, la Drihl 93 indique que « la modulation laissée possible par la loi interviendra plutôt sur le temps d’atteinte » de l’objectif, sans cependant préciser de délai.

En Seine-Saint-Denis, en 2016, 16,4 % des attributions hors QPV ont bénéficié à ces ménages qui, dans le département, ont des ressources annuelles en dessous de 9 126 euros par unité de consommation. Une part inférieure à la moyenne de 18,7 % constatée au niveau national, rappelle une récente instruction du ministère de la Cohésion des territoires.

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