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Groupe Fayat : «Nous vivons une nouvelle révolution»
Jean-Claude Fayat, président du groupe Fayat, ici au siège du groupe, à Bordeaux. - © Rodolphe ESCHER / Le Moniteur
Interview

Groupe Fayat : «Nous vivons une nouvelle révolution»

Propos recueillis par Florent Maillet et Bertrand Escolin |  le 18/04/2019  |  Majors du BTPETI du BTPFayatJean-Claude FayatTop 1000 du BTP

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Jean-Claude Fayat, président du groupe familial. Le numéro 4 français du BTP, qui a vu son activité croître de 17% l’an passé, se prépare aux bouleversements annoncés dans ses métiers.

Quels sont les résultats 2018 du groupe Fayat ?

Le chiffre d’affaires 2018 de notre groupe s’élève à 4,4 milliards d’euros, soit une croissance de 17% par rapport à 2017, en incluant le rachat de Dynapac [finalisé en octobre 2017, NDLR], et de 9% à périmètre constant.

Dans notre chiffre d’affaires global, la part de l’activité  matériel routier augmente naturellement, avec l’acquisition de Dynapac : elle pèse désormais 37%, contre 31% auparavant, devant les Travaux Publics (24%) et le bâtiment (17%).

La marge se maintient, à 175 millions d’euros, tandis que notre carnet de commandes s’élève à 3,9 milliards d’euros. Parmi les autres données à retenir, 39% de notre chiffre d’affaires est désormais réalisé à l’international, ce qui représente une augmentation de 45% en 4 ans. Nous sommes aujourd’hui implantés dans 170 pays.

Groupe Fayat - résultats 2018
Infogram

Comment se déroule l’intégration de Dynapac ?

Que l’on parle de culture d’entreprise ou d’intégration des collaborateurs, chaque acquisition est différente. La partie commerciale et services de Dynapac était intégrée au sein d’Atlas Copco Group, son précédent propriétaire. Le transfert de cette partie vers notre groupe n’a pas été simple, mais c’est en cours.

Il faut là encore faire adhérer le personnel à la culture d’un nouvel environnement, gérer la coexistence des marques Dynapac et Bomag... Je dirais qu’à l’heure actuelle, cette intégration se déroule dans de bonnes conditions.

 

 

► CONJONCTURE : « Le bon équilibre en travaux publics, c’est un triptyque entre des grands projets, les travaux plus locaux et l’international »


Dans les travaux publics, on vous sait présent sur les grands chantiers. Continuez-vous à être aussi actif sur les petits chantiers ?  

Razel-Bec est effectivement très présent sur les grands projets, notamment franciliens, mais notre groupe essaie d’être le plus présent possible sur les petits chantiers. Notre objectif, et c’est l’une des raisons de la récente acquisition de Moulin BTP en Auvergne-Rhône-Alpes [30 M€ d’activités, NDLR], où nous étions peu présents, est de renforcer cette capillarité locale sur des petits chantiers.

Le bon équilibre en travaux publics, c’est un triptyque entre des grands projets, parce qu’on a des équipes à alimenter et une crédibilité à conserver, les travaux plus locaux avec de plus petits volumes, et l’international, avec Razel-Bec, notamment en Afrique, où se concentre l’essentiel de notre activité hors frontières. 

 

Comment se porte l’activité bâtiment en France ? 

Nous observons un petit essoufflement et notre chiffre d’affaires reste stable. Ma préoccupation, c’est davantage la désertification de certains territoires au profit des métropoles.

Quant à l’activité construction métallique, nous sortons à peine de la crise. L’activité n’est pas euphorique, mais reste convenable.

 

Le bois ? « Je n’exclus pas qu’un jour ou l’autre nous regardions cela de plus près pour créer une filiale »

 

Quid du bois ?

Le bois prend sa place dans la construction, il y a aussi des effets de mode… Nous ne sommes pas à contre-courant. Cela reste une niche. Nous travaillons en sous-traitance pour le moment. Je n’exclus pas qu’un jour ou l’autre nous regardions cela de plus près pour créer une filiale. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur matériau de construction qui existe, et je suis certain que ce n’est pas le plus recyclable, au contraire de l’acier, qui est aussi le moins coûteux, techniquement. Je ne pense pas que le bois sera prédominant dans la construction dans 10 ans.

 

Comment se développe Fayat Immobilier, créé en 2015 ?

Notre objectif est d’être en amont sur les affaires du groupe, nous n’avons pas vocation à devenir un grand acteur français de l’immobilier, les places sont déjà prises. Nous faisons progresser l’activité pas à pas, notamment pour nourrir notre branche bâtiment.

 

« L’acquisition de Moulin BTP permet de nous renforcer Auvergne-Rhône-Alpes » 

 

 

Vous êtes très actifs et recrutez beaucoup sur Paris, vous avez des ambitions particulières sur le volet immobilier ?

Comme tout le monde. Le Grand Paris Express est le plus grand projet européen des vingt dernières années, l’ensemble de la profession recrute. Cela n’a rien de spécifique.

 


Vous comptez également développer votre activité en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Nous attachons beaucoup d’importance à y être présent, c’est une grande région économique avec une métropole puissante qu’est Lyon, où nous étions déjà un peu présents en travaux publics, en fondations.

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L’acquisition de Moulin BTP permet de nous renforcer dans cette zone. En immobilier, nous n’avons pas de projet pour le moment.

 

 

GRAND PARIS EXPRESS : « Nous sommes sélectifs tout en ayant comme objectif de garantir une continuité d’activité dans les 3 à 5 ans »

 

Sur le Grand Paris Express, serez-vous candidats à d’autres lots de génie civil ?

Nous sommes déjà présents sur plusieurs chantiers de transport et du Grand Paris Express :  les prolongements des lignes 11 et 14, la construction de la ligne 14 sud, celle de la 15 Sud pour la partie T2 B, le prolongement RER Eole Saint-Lazare et Défense… Nous avons répondu à d’autres lots de génie civil, nous répondrons à de nouveaux lots quand ils sortiront, mais pas systématiquement.

Nous sommes sélectifs tout en ayant comme objectif de garantir une continuité d’activité dans les 3 à 5 ans pour notre groupe, lorsque les premiers lots seront achevés.

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Calendrier du GPE, marchés de conception-réalisation… Quels sont vos commentaires ?

Ce sont les décisions du maître d’ouvrage. Nous nous adaptons pour répondre présent. 

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Quelle est votre perception de la conjoncture française et internationale ?

En France, j’ai toujours constaté une dualité entre Paris et les territoires. Un chantier comme le Grand Paris Express est un projet colossal en termes de volume d’activité, mais celle-ci est beaucoup plus calme dans les territoires, notamment dans les métiers de travaux publics. On ne peut pas dire que les fondamentaux économiques sont mauvais, mais beaucoup de zones d’incertitudes planent, qui ne datent pas d’aujourd’hui, mais qui se traduisent en ce moment par le mouvement des Gilets Jaunes. Et l’économie n’aime pas l’incertitude.

Au niveau mondial, je dirais que, là encore, un climat d’incertitude prévaut. On peut s’interroger sur le cycle de croissance des Etats-Unis [le Groupe Fayat réalise 9% de son activité en Amériques, NDLR]. Ce pays entame sa neuvième année consécutive d’expansion, soit le cycle le plus long d’Après-Guerre. L’économie s’y porte bien, malgré la vie politique chaotique. Il faudra voir dans le temps comment se gère ce paradoxe.

En Europe, où nous sommes largement présents avec notre activité industrielle, là encore l’incertitude prévaut mais sans se traduire par des fléchissements d’activité. Nous ressentons seulement, pour le moment, une baisse en Grande-Bretagne, sachant que l’on ignore encore les pleins effets que produira le Brexit. En revanche, si l’économie américaine recule, il y aura des conséquences en Europe.

 
 Sur les perspectives 2019: "Nous devons répondre aux grands enjeux de notre société :  l’urbanisation avec la ville et la mobilité intelligentes, l’économie circulaire, la transition énergétique, la transformation numérique..."

BORDEAUX : sur la gestion du stade en PPP, "je pense qu'il faut se donner un peu plus de distance pour tirer des conclusions"

 

A Bordeaux, la gestion du grand stade est dans le rouge depuis trois ans. Votre sentiment ?

Sur le grand stade de Bordeaux, dont la construction et l’exploitation ont fait l’objet d’un PPP de 30 ans signé en 2011 [entre SBA, co-détenu à 50/50 par Fayat et Vinci Concessions, et la Ville], les résultats financiers actuels sont connus, et ne sont pas bons. Nous sommes forcément insatisfaits. Cela dit l’exploitation de ce stade, livré pour l’Euro 2016, s’opère sur 30 ans, il est un peu tôt pour tirer des conclusions.

Outre les matches de football, le volet spectacle se développe, avec quatre grands événements prévus ce premier semestre 2019, dont deux concerts qui sont déjà à guichets fermés. Ces événements vont améliorer, je l’espère, la rentabilité du  stade. SBA discute avec la Ville et travaille avec la nouvelle équipe qui a racheté le club des Girondins de Bordeaux. Je pense qu’il faut se donner un peu plus de distance pour tirer des conclusions.  

 

Autre sujet local, le pont Simone-Veil, où le contrat sur le procédé constructif de la structure temporaire du pont a été résilié en décembre entre Bordeaux Métropole et Razel-Bec, les risques ayants été sous-évalués.  Quelle est votre analyse ?

Il y a eu une médiation, et les experts ont reconnu que les phénomènes d’affouillement rapides et de grande ampleur existaient. Donc, notre position depuis le départ, est que, compte tenu de cela, Razel-Bec -et j’approuve cette décision-, ne voulait pas prendre de risques pour notre propre personnel, compte tenu des enjeux de sécurité, sans parler des risques pour la phase provisoire du chantier. Nous avons donc abouti à un accord amiable de résiliation avec Bordeaux Métropole, celui-la préserve l’intérêt général, et il nous convient.

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Evidemment nous sommes déçus. En tant que constructeur nous aurions préféré aller au bout de ce projet, c’est notre passion de relever les défis techniques. Mais, ici, c’est la sécurité des hommes et l’intérêt général qui ont primé. Même si cela provoque de la frustration, cela nous a semblé être la meilleure solution.

A travers cet accord de médiation, nous avons aussi souhaité préserver notre réputation d’expertise et de savoir-faire, reconnu en France comme à étranger. Je rappelle quelques ouvrages récents qui prouvent cette expertise : le viaduc de Rennes, celui de la Grande Chaloupe à la Réunion [12,5 km de long, ndlr], l’échangeur de Solibra à Abidjan… De grands ouvrages autrement plus complexes que le pont Simone-Veil. Nos équipes disposent du savoir-faire et, quand ils se heurtent à des difficultés, ils savent les résoudre. Mais sur le pont Simone-Veil, ce n’est pas une difficulté technique qui a bloqué le chantier, mais un accord sur la technique et le coût qu’elle représente, il y a eu un choix différent que nous respectons.

 

Serez-vous à nouveau candidat ?

Ce n’est pas décidé. Les appels d’offres viennent juste d’être relancés par la métropole.

 

Quelles sont vos perspectives 2019 ?

Nous devons répondre aux grands enjeux de notre société que je vous ai cités:  l’urbanisation avec la ville et la mobilité intelligentes, l’économie circulaire, la transition énergétique, la transformation numérique... Ce sont des secteurs où nous devons être innovants et apporter des solutions.

 

L’INNOVATION : "Je considère que le groupe est innovant. La vraie difficulté est de saisir les opportunités, les innovations à temps : ni trop en avance ni en retard. "

 

Comment définissez-vous votre stratégie d’innovation ? 

Je considère que le groupe est très innovant et cela se vérifie au quotidien, notamment sur nos chantiers. Sur le Grand Paris Express nous réalisons des fondations à des profondeurs spectaculaires, supérieures à 50 mètres, avec des épaisseurs de parois de l’ordre de 1,80 m, nous réalisons des gares enterrées... Cela réclame beaucoup de technicité, et à un très haut niveau. Pour y parvenir, nous mobilisons nos ressources internes en innovation, notamment lors des essais. La qualité de cette recherche appliquée se vérifie sur d’autres chantiers, par exemple pour la construction de la poutre du viaduc de Rennes.

Sur l’aspect industriel, nous dégageons des moyens importants pour la R&D. Cette année, nous avons présenté pour la première fois des produits qui sont encore à l’état de prototypes à la Bauma Munich [le salon Mondial du matériel de travaux publics, NDLR], à l’image d’un rouleau électrique autonome, sans cabine ni conducteur.

"Les nouvelles générations de collaborateurs attendent d’être reconnues, au sein d’une entreprise, à travers une prise de décision autonome et dans la confiance accordée pour mener des projets."


Quelle est votre usage des nouvelles technologies ?

Nous vivons une révolution similaire à ce qu’a été la révolution industrielle au XIXe siècle et qui a duré un siècle. Dans tous nos métiers, la digitalisation prend sa place et les perspectives qu’offre l’intelligence artificielle, par exemple, peuvent amener une vraie rupture. C’est à la fois angoissant et fabuleux. La vraie difficulté est de saisir les opportunités, les innovations à temps : ni trop en avance ni en retard.

En pratique, sur nos chantiers, tous les chefs d’équipe gèrent aujourd’hui leurs opérations  sur tablettes.  Demain,  il y aura des équipements plus intelligents, qui vont notamment améliorer la sécurité. Des changements profonds sont à l’oeuvre.

Dans les travaux publics, nous travaillons aussi sur la route intelligente, nous sommes déjà prêts à accueillir des véhicules autonomes. Le véritable frein, finalement, sera l’acceptation de ces technologies par les usagers. Aujourd’hui, les avions modernes sont capables de décoller et d’atterrir tout seul, mais les passagers ne sont pas prêts à mettre leur vie entre les mains d’une machine seule. La limite de l’innovation sera cette acceptation intellectuelle, pas la technique. Ce ne sont pas les machines qui vont prendre le pouvoir.

 

Le BTP restera une industrie très humaine ?

Malgré cette révolution numérique, rien ne changera fondamentalement sur ce plan. Je crois toujours qu’au final, ce sont des êtres humains qui décideront, et que l’évolution technologique renforcera cela. Je crois à la capacité d’autonomie, d’analyse et de décision des personnes.

Les nouvelles générations de collaborateurs attendent d’être reconnues, au sein d’une entreprise, à travers une prise de décision autonome et dans la confiance accordée pour mener des projets. Je crois que c’est ce que nous avons su mettre en place au sein du Groupe Fayat.

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Quelles solutions comptez-vous développer en matière de transition énergétique, et mobilité intelligente ?

Dans l’industrie, nous avons développé le captage et la réduction des particules fines sur nos balayeuses et raboteuses. Ce système par ionisation capte les particules fines, les plus dangereuses. Par ailleurs, nous venons de développer deux premières mondiales sur des usines d’enrobés continues et discontinues, qui permettent de faire de 0 à 100% de recyclage.

La matière première c’est le fraisage de la route. La première usine en continu, en coopération avec Eurovia, a été testée au nord de Bordeaux, et cela fonctionne ! Nous avons également développé une usine en discontinu près de Bologne en Italie, qui peut monter aussi à 100% de recyclé.

 

Et dans la construction ?

Sur la transition énergétique, nous réalisons les bilans des émissions de gaz à effet de serre avec Razel-Bec. Dans le bâtiment, nous construisons selon toutes les normes de référence au niveau environnemental, HQE, Breeam, LEED, Iso 14001, OHSAS 18001, la gestion des déchets de chantiers et les circuits courts avec les entreprises régionales.

Le concept général de la division matériel routier, qu’on utilise depuis très longtemps, c’est le cycle de vie de la route : notre savoir-faire, c’est de fabriquer une route, l’entretenir, la recycler. Et nous faisons désormais la même chose sur l’eau, où le groupe est présent à travers beaucoup de filiales. Nous avons créé le cycle de vie de l’eau avec Razel-Bec, Farmex une filiale de Razel-Bec, Fayat Energie Services, Fayat Metal, et Charlatte Réservoirs. Cette offre globale, nous la bâtissons à travers des synergies intra-groupes. 

 

Vous évoquez la démarche RSE comme une priorité du groupe.

La démarche RSE, c’est une démarche de fond de notre entreprise depuis très longtemps. Dans les travaux publics, elle est encore plus structurée pour répondre aux exigences spécifiques des appels d’offres. Mais elle est aussi présente dans notre activité industrielle : vendre des matériels qui consomment moins, c’est à la fois une démarche RSE et un argument commercial. L’innovation est une caractéristique  du groupe, mais elle est aussi une opportunité qui nous permet d’anticiper les contraintes des textes et normes. Nous sommes offensifs et nous encourageons nos personnels  à faire preuve d’initiatives, à formuler des idées, sur la méthode comme sur les chantiers.

Nous essayons ensuite de « transversaliser » ces idées au niveau groupe. Nous avons créé il y a deux ans un prix de l’innovation, avec deux objectifs. D’abord, faire prendre conscience à chacun que dans chaque métier, nous savons être inventifs. Et ensuite de créer des synergies. Nous remettrons le prix tous les deux ans. La prochaine édition aura lieu en novembre 2019.

 

Quelle est votre politique vis-à-vis des start-up ?


Pour être encore plus agiles, nous venons par ailleurs de mettre en place un fonds start-up spécifique et distinct du groupe. Il sera doté de 5 à 7 millions d’euros, et dédié aux thèmes de la ville et de la mobilité intelligentes, de la transition énergétique.

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Nous serons investisseur minoritaire, mais nous pouvons apporter aux jeunes pousses de l’expertise, et de l’aide au développement commercial. Pour aller plus loin sur les sujets d’innovation, un grand groupe, qui a parfois tendance à s’autolimiter ou à se freiner, doit  savoir s’appuyer sur les start-up.

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