Aménagement

Ground Zero : 7 ans de renaissance

Pour capturer image par image la renaissance du World Trade Center, un cinéaste a eu l’idée de fixer sur le toit des immeubles surplombant Ground Zero des caméras, qui vont prendre une vue toutes les cinq minutes au cours des sept prochaines années. Au final, le « Projet Renaissance » (« Project Rebirth ») aboutira à un film de vingt minutes qui racontera en accéléré et pour la postérité la reconstruction de l’ensemble du quartier, qui n’est plus aujourd’hui qu’une immense fosse de quatre hectares.

Un mois après l’effondrement des tours jumelles, Jim Whitaker, vice-président d’une maison de production californienne, se rend à New York pour le mariage d’un ami. Il approche de Ground Zero, qui fume encore, et pense sur le champ à filmer dans la durée le processus de reconstruction. Avec deux amis new-yorkais, il monte le projet: fixer six caméras 35 mm tout autour de Ground Zero, les doter d’un ordinateur de commande et de cellules automatiques chargées d’adapter l’ouverture des diaphragmes à la lumière ambiante.

Ils obtiennent sans peine le soutien des autorités new-yorkaises et le principal financement (400000 dollars) de la part de la compagnie d’assurance Aon, qui avait ses bureaux dans l’une des tours et a perdu 176 employés dans son effondrement. A la fin du mois de mai, les trois premières caméras ont été installées dans des caisses de bois renforcées d’acier. Elle enregistrent depuis une image fixe 288 fois par jour. Les trois autres doivent être mises en place avant l’anniversaire de la tragédie. Au cours des sept prochaines années, ces quelque 790000 prises de vue pourront être assemblées en un film qui devrait, dans l’idée de ses concepteurs, être projeté simultanément sur six écrans géants, peut-être dans l’enceinte d’un musée qui fera sans doute partie des plans de reconstruction du site.

Un autre demi-million de dollars sera nécessaire pour mener l’opération à son terme mais les parrains ne devraient pas être trop difficiles à trouver, estiment les producteurs, qui assurent être prêts à prolonger les choses aussi longtemps qu’il le faudra au cas où la reconstruction durerait plus de sept ans. « Nous espérons que cela témoignera pour l’Histoire de la persévérance des New-Yorkais et de la résistance de l’esprit américain », a commenté lundi, dans un communiqué, Jim Whitaker.

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