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Gros oeuvre Les bras manquent...

le 05/10/2001  |  HygièneGros œuvreEntreprisesFormation BTPTemps de travail

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Les ouvriers qualifiés manquent et manqueront plus encore d'ici à 2005 avec le départ à la retraite des compagnons du gros oeuvre.

Alain Aroux rit jaune du succès de son fils Cédric, ex-apprenti. Titulaire de deux BP, carrelage et maçonnerie, celui-ci vient, en effet, de lui être ravi par un de ses collègues qui lui offre de préparer un BTS de métreur en alternance. Personne ne songerait à le lui reprocher bien sûr, mais les ouvriers qualifiés manquent et manqueront plus encore d'ici à 2005 avec le départ à la retraite des compagnons. Dans un tel contexte, Angelo de Martins, 21 ans, issu du CFA de Saint-Denis et titulaire d'un BP de maçonnerie, est confiant, même si son entreprise (22 salariés) ferme. Autonome et polyvalent, il assurait des chantiers chez des particuliers avec un apprenti. Il devrait facilement se reclasser, car les entreprises s'arrachent les jeunes ouvriers. Faute d'en trouver suffisamment, elles se sont lancées dans des campagnes de recrutement et de formation.

Avec l'Aref, la Fédération du bâtiment des Yvelines (Feby), par exemple, a réussi depuis 1999 et par le biais du dispositif « Clef BTP » à recruter et à former 272 jeunes de moins de 25 ans. Sogea recrute en contrat de qualification des jeunes au niveau CAP/BEP ou des bacs pro, même hors bâtiment, et leur propose une formation maison en lien avec l'Afpa : « Sur le plan national, expose Xavier Debreux, DRH de Sogea Nord-Ouest, notre entreprise s'est fixé pour objectif de recruter 350 jeunes, soit environ 35 pour notre région et 2 par centre de profit. Ces jeunes sont amenés à progresser vite par nécessité. Ainsi, nous formons les coffreurs-bancheurs que nous ne trouvons pas... Nous leur offrons l'expérience de terrain dont ils ont besoin pour être fiables. »

Même écho chez les couvreurs. L'effet tempête amorti, ils continuent pourtant de refuser des chantiers par manque de main-d'oeuvre. En Seine-et-Marne, le CFA d'Ocquerre dispose de 100 offres d'emploi insatisfaites. Faute de candidats, les employeurs comme Jean-Pierre de Peyrolle (entreprise Le Camme, 17 salariés, le Vésinet, 78) misent sur la formation : « J'ai un apprenti, mais il lui faudra encore des années sous la conduite d'un ancien avant d'être responsable d'un chantier. »

PROFILS :

Coffreur- bancheur

Poste : réalisation de coffrages en bois et métal ; assemblage d'éléments de construction préfabriqués.

Profil : niveau CAP/BEP ou BP, bac professionnel plus expérience professionnelle sur chantier si possible ; à défaut, formation interne à l'entreprise.

Perspectives de carrière : encadrement d'équipe puis de chantier, création d'entreprise.

Maçon

Poste : tâches diverses ou spécialisées suivant l'activité de l'entreprise : construction de murs, cloisons, façades ; réalisation de chapes, coffrages simples, enduits ; éventuellement pose de carrelages.

Profil : niveau CAP/BEP, voire BP. A défaut, formation interne à l'entreprise.

Perspectives de carrière : poste d'encadrement d'équipe, puis de chantier ; création d'entreprise.

Couvreur

Poste : préparation et pose des couvertures (ardoises, tuiles, tôles...) et des gouttières, protection des parties en saillie.

Profil : niveau CAP/BEP ou BP. A défaut, formation interne à l'entreprise.

Perspectives de carrière : encadrement d'équipe, puis de chantier, création d'entreprise.

« Mon travail n'est jamais monotone » Simon Da Costa Silva, 27 ans, coffreur, Sogea Nord-Ouest.

Après la réalisation de la chaufferie d'une résidence à Bernay, Simon Da Costa Silva entame le chantier d'un lycée à Evreux. « C'est cette diversité qui me plaît. Mon travail n'est jamais monotone. Un jour, je vais réaliser le coffrage d'un plancher et, le lendemain, celui de poutres en béton. J'ai appris sous la direction d'un compagnon et maintenant je suis de plus en plus autonome. Il le faut parce que je travaille sur plan et que le chef d'équipe ne peut contrôler la qualité de mon ouvrage qu'une fois celui-ci terminé avant de couler. J'ai dû apprendre à maîtriser les poussées, à faire vite et bien, à m'organiser. Cela demande plusieurs années d'expérience. La qualité de mon travail s'améliore à chaque fois. » Titulaire d'un BEP de construction en béton armé suivi d'un bac pro d'études de prix, Simon Da Costa Silva a repris toutes ses connaissances à la base en contrat de qualification chez Sogea Nord-Ouest. Trois ans plus tard, il ne le regrette pas. Son objectif : devenir chef d'équipe, puis chef de chantier.

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