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GROS OEUVRE Faciliter mise en œuvre et assemblages
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GROS OEUVRE Faciliter mise en œuvre et assemblages

le 03/11/2005  |  ImmobilierTechniqueRéglementation techniqueInternationalGros œuvre

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Sommaire du dossier

  1. Moniteur 5319 - 4 novembre 2005
  2. Des industriels innovent tous azimuts
  3. Pierre Graveur, un métier d’aujourd’hui
  4. Enveloppe Inventer des nouvelles toitures et façades
  5. Eclairage Des luminaires modulaires combinables
  6. Façades photovoltaïques Concentré de technologie en façade
  7. Eclairage La lumière naturelle au cœur de la maison
  8. Matériau Le béton en beauté
  9. Diagnostic Visualiser les pertes d’énergie
  10. Contrôle d’accès L’interphone se marie avec le téléphone
  11. Menuiserie L’oscillo-coulissant en vedette
  12. Pathologie Des guides dispensent les bonnes pratiques
  13. Matériel de sécurité Un antichute mobile sur corde
  14. Régulation thermique Matériau à changement de phase
  15. Façade Revêtements en perspective
  16. Structure Les squelettes s’animent
  17. Construction bois Une résidence de loisir modulable
  18. Aménagement intérieur Les faux plafonds s’adonnent à la décoration
  19. Carrelage « Walking Machine », la machine à tirer les chapes
  20. Règles de l’art Calepins de chantiers
  21. Façade aluminium Chaix et Morel récompensé par le trophée Reynobond
  22. Porte de garage La motorisation sans alimentation électrique
  23. Internet Lancement d’un site européen pour les étudiants en architecture
  24. Partenariat Convention OPPBTP/Dimos
  25. Offre commerciale Création de Bomag Finance
  26. Matériels de chantier Marteaux et pioches à manche composite
  27. Logiciels Gestion d’entreprises
  28. Levage Les chariots télescopiques compacts en vitrine
  29. Informatique Quantifier un projet à partir d’un plan 3D
  30. Machines compactes Des brouettes de haute technologie
  31. Topographie Un niveau robuste qui affiche ses mesures
  32. Voirie/réseaux divers Arracher les canalisations en plomb
  33. Le salon
  34. Développement durable Les stratégies des industriels de la construction
  35. GROS OEUVRE Faciliter mise en œuvre et assemblages
  36. MENUISERIE FERMETURE Des baies isolantes et faciles à vivre
  37. FINITION DECORATION Les revêtements jouent le naturel
  38. Bâtiment obéissant plutôt qu’intelligent
  39. MATERIEL ET OUTILLAGE L’ère de la sécurité et du confort
  40. INFORMATIQUE ET TELECOMS Les éditeurs jouent l’effet de mode
Bétons auto-plaçants Généralisation massive depuis 2004

>Une grande évolution depuis le dernier Batimat est la généralisation massive des bétons auto-plaçants (BAP) qui se substituent aux bétons vibrés. « Depuis 2000, leur emploi progresse tous les ans de 50 à 100 %. En 2004, ils se sont vulgarisés, notamment pour des applications horizontales et en préfabrication industrielle de produits tels que les poutres. Ce sont surtout les petites et moyennes entreprises qui les utilisent, souvent de leur propre chef », explique Yves Malier, président de l’Ecole française du béton. Des entreprises qui ont vite compris le parti qu’elles pouvaient tirer des performances des BAP : un temps d’ouvrabilité plus court qu’avec un béton vibré ; une homogénéité garantissant une qualité de parement impeccable ; une fluidité permettant d’épouser des formes de coffrages complexes ; la suppression de la phase de vibration donc des nuisances sonores sur le chantier ; la mise en œuvre par pompage, en une seule phase, sur de très longues distances et de grandes hauteurs …

En amont. Des avantages qui se traduisent par de meilleures conditions de travail et de sécurité mais aussi par une réduction des délais, des matériels et de la main-d’œuvre. Là où quatre ouvriers étaient indispensables, deux ou trois suffisent. Pour optimiser un BAP, son utilisation doit être prévue en amont du démarrage du chantier, ce qui est encore trop rarement le cas. A cette condition, le surcoût de 25 à 30 % peut être amorti. Le prix au m3 fourni/posé est peu ou prou identique à celui d’un béton courant. « Dans dix ans, prédit Yves Malier, les BAP seront devenus le standard et auront remplacé les bétons ordinaires. » Pour l’heure, le projet national BAP, débuté en mars 2001, animé par l’Irex (Institut de recherche et d’expérimentation en génie civil) sous la présidence d’Yves Malier justement, débouchera début 2006 sur la normalisation européenne de trois essais de caractérisation permettant de juger de la fluidité d’un BAP (essais d’étalement au cône d’Abrams), de mesurer sa capacité à remplir des espaces confinés (essai d’écoulement à la boîte en L) et à résister à la ségrégation lors de la mise en œuvre (essai de stabilité au tamis). Déjà décrits dans les recommandations provisoires AFGC (Association française de génie civil) de juillet 2000, ces essais ont été améliorés. Une étape indispensable avant l’intégration d’une annexe spécifique au BAP dans la norme NF EN 206-1 d’avril 2004 (Béton - Partie 1 : spécification, performances, production et conformité) prévue sous un ou deux ans.

La RT 2005 exigeante pour l’enveloppe des bâtiments

L’expert Jacques Daliphard, directeur études Bouygues Bâtiment Ile-de-France (Bouygues Construction)

« La réglementation thermique RT 2005 prépare déjà le terrain pour la future RT 2010. Contrairement à la RT 2000 qui n’imposait pas l’utilisation de rupteurs de ponts thermiques, la RT 2005 l’exigera dans un tiers des cas, en vue d’un usage généralisé en 2010. Les exigences sont également renforcées pour l’isolation des parois, avec un coefficient Uréf maximal pour les murs qui passe de 0,40 W/m2K à 0,36 W/m2K. Pour atteindre ces nouvelles valeurs, tout en conservant les mêmes épaisseurs d’isolants, des produits plus performants vont être utilisés : le polystyrène expansé Th 38 (conductivité 0,038 W/m2K), standard aujourd’hui, devra être remplacé par un polystyrène expansé élastifié incorporant du graphite, de conductivité 0,032 W/m2K. En 2010, les performances attendues, encore accrues, imposeront certainement d’augmenter les épaisseurs d’isolants, à moins de passer à un système d’isolation thermique par l’extérieur ou d’utiliser des matériaux à isolation répartie (brique Monomur, béton cellulaire…). L’autre ambition de la RT 2005 est d’améliorer la perméabilité à l’air de l’enveloppe du bâtiment. Elle intègre donc un chapitre sur la qualité de la mise en œuvre, principale responsable des déperditions notamment dans la liaison du gros œuvre avec les dormants de menuiseries extérieures ou avec des toitures légères. Cette démarche qualité sera volontaire en 2005, mais pourrait être obligatoire en 2010. »

LES TENDANCES Recherche de légèreté des structures

Pour Charles Baloche, chef du département « Sécurité, structures et feu » au CSTB, « la tendance est plutôt à l’utilisation de techniques structurales moins lourdes et plus faciles à mettre en œuvre. » La cloison maçonnée disparaît au profit de cloisons sur ossature ; avec les bétons autoplaçants, il est désormais possible de couler des dalles de 4 cm d’épaisseur ; l’utilisation de résines polyester ou époxy armées de fibres de carbone ou de verre, dont on perçoit les premiers balbutiements, permet d’affiner encore la section des poteaux et des poutres, en conservant des performances au moins aussi bonnes qu’avec les matériaux traditionnels. La légèreté de ce matériau facilite la manutention et réduit le poids de l’ossature. Seul bémol, ces matériaux ne résistent pas au feu. Egalement léger, avec une résistance très supérieure à l’acier, supportant des températures de l’ordre de 600°C, insensible à la corrosion, le titane effectue quant à lui une entrée plus que remarquée : 800 tonnes de ce matériau devraient former la coque de 350 m de long sur 60 m de portée du futur aéroport d’Abu Dhabi. Une structure impossible à réaliser avec de l’acier : le toit aurait alors pesé près de 5 400 tonnes ! Le CSTB travaille d’ailleurs à la conception d’enveloppes de bâtiments en titane qui exploitent les qualités intrinsèques du matériau. Reste le prix de ces matériaux du XXIe siècle, encore trop élevé… Les colles polymères permettent de réaliser des assemblages structuraux, notamment dans le secteur du bois, en reprenant des efforts de cisaillement. « Nous surfons sur une vague de produits industriels high-tech, très performants. Le revers de la médaille, c’est que leur caractère pointu rend la mise en œuvre souvent délicate. La limite, ce ne sont plus les performances des produits, mais leur aptitude à être facilement mis en œuvre. Ces performances de haut niveau exigent des conditions de réalisation bien maîtrisées sur le chantier », conclut Charles Baloche.

Bois Les bois massifs reconstitués explosent

>La plus belle montée en puissance de ces dernières années dans la filière bois est incontestablement celle des bois massifs reconstitués (BMR). Composés d’un assemblage par contrecollage de lames de bois de 45 à 80 mm d’épaisseur, en 2 à 5 plis, il permet de couvrir une plage de portées de 3 à 10 m.

Comme le bois lamellé collé fabriqué à partir de lamelles de 45 mm d’épaisseur, le BMR grignote, doucement mais sûrement, des parts de marché au bois massif. Ces deux produits en ont les avantages, en termes d’esthétique notamment puisque le nombre limité de plans de collage permet de conserver un aspect massif, sans les inconvénients.

Plus stables et moins sujets à fissurations

Leurs propriétés structurelles sont plus homogènes : ils sont beaucoup plus stables et moins sujets à fissurations. Dès la fin de l’année, la norme française NF B 52-010 devrait encadrer la fabrication des BMR. Une certification Acerbois BMR validera la conformité de la fabrication par rapport à cette norme. Autres produits en bois reconstitué, les poutres en I, très répandues aux Etats-Unis, offrent une alternative au solivage béton. « La tendance est aussi à la mixité bois/ béton avec le développement de structures composites », remarque Pierre Bonfils, responsable du développement au pôle « Industries bois construction » du Centre technique du bois et de l’ameublement (CTBA). Un fabricant a par exemple mis au point un plancher hourdis constitué de poutrelles en T inversé en béton précontraint et d’entrevous en copeaux de bois moulés qui vont servir d’assise au coulage de la dalle.

Mixité toujours avec les bois polymères, mélange de particules de bois et de plastique ou de béton qui trouvent leurs premières applications en bardage ou en terrasse. Du côté des assemblages, le développement des liaisons métallo-collées permet d’envisager une optimisation des sections sur certaines configurations constructives. L’assemblage par gougeons collés notamment (tiges en métal encastrées à 30 ou 40 cm de profondeur dans deux pièces de bois et scellées par une résine) constitue une évolution significative dans le domaine de la charpente bois.

Avis technique et certification de produit

« Les résultats obtenus sont performants. Des essais sur des fermes de 12 m de portée ont démontré que l’assemblage avait un comportement proche de l’encastrement parfait », précise Serge Lenevé, au CTBA. Une première procédure d’avis technique sur une marque commerciale est en cours et une certification de produit est également délivrée par le CTBA.

Le bois est donc un matériau de plus en plus technique qui, dès 2006, se calculera non plus à l’aide des règles CB 71 mais avec l’Eurocode 5.

Pour accompagner les entreprises dans ce grand changement, le CTBA publie une série d’outils (manuel simplifié et guides applicatifs pour chaque grande famille de systèmes constructifs à base de bois).

Des fibres pour renforcer le béton

A base de polypropylène et de polyéthylène, ces fibres rigides de 40 mm de longueur et 110 microns d’épaisseur s’incorporent au béton dans le malaxeur ou la toupie. Avec une densité de 0,92, un module d’élasticité de 9,5 GPa et une résistance à la traction de 620 MPa, elles améliorent la résistance et la ductilité des bétons destinés à la réalisation de dallages, dalles de compression ou fondations.

Produit : Struck 94/40

Fabricant Grace Construction Products

Hall 1, stand S18

service lecteur 501

Une brique rectifiée à haut pouvoir thermique

Avec un coefficient de transmission thermique Up de 0,26 à 0,28 W/m2.K, cette brique de terre cuite, à perforations verticales, assure une isolation élevée. Elle s’emboîte verticalement à sec et, grâce à un calibrage rectifié, se monte à joint mince avec un mortier colle d’1 mm d’épaisseur. Mesurant 25 x 50 x 24,9 cm, Porotherm R50 se combine avec toute une gamme d’accessoires pour la réalisation des points singuliers (linteaux, chaînages…).

Produit : Porotherm R50

Fabricant Wienerberger

Hall 1, stand J39 et 23

service lecteur 502

Réduire les déperditions par un rupteur de pont thermique

Isokorb KST est composé d’un corps isolant en polystyrène expansé (8 mm d’épaisseur) traversé par des armatures en acier inoxydable. Avec sa faible conductivité thermique (15 W/m.K), ce rupteur de pont thermique réduit les déperditions à la jonction murs de façade/planchers tout en reprenant les efforts statiques (tranchants, traction et compression). Produit : Isokorb KST Fabricant : Schöck Bauteile Hall 1, stand M90 service lecteur 503

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Des blocs de pierre reconstituée

Fabriqués par compression-hydratation d’un mélange de résidus de roches et de gypse, sans apport thermique, ces blocs creux (40 x 20 x 20 cm) possèdent une structure cristalline et une composition minérale proches de la pierre de carrière. Disponibles en différentes couleurs locales et assemblés à joints minces, ils sont destinés à la construction de murs porteurs en pierres apparentes.

Produit : Pierres de Roches

Fabricant Serrastone

Hall 1, stand C5

service lecteur 504

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Acier Les conférences d’arcelor

Arcelor a organisé son stand autour d’une agora qui verra se dérouler, deux fois par jour, des conférences sur des thèmes aussi variés que le développement durable, les parkings aériens et souterrains, les structures en acier et la protection incendie, les aciers inoxydables, les profils particuliers appliqués au bâtiment, l’évolution des armatures de béton.

Hall 1, stand 53E
Béton Xella Thermopierre remet ses trophées

Le jeudi 10 novembre, Xella Thermopierre remettra ses Trophées récompensant les professionnels qui ont su mettre à l’honneur le béton cellulaire. Deux secteurs seront représentés, le résidentiel et le non résidentiel, avec pour chacun trois catégories, « Valorisation du patrimoine », « Respect de l’environnement » et « Normes et technique ».

Hall 1, stand Q28
MaçonnerieTerreal mise sur la formation

Deux grands écrans plasma présenteront en continu et en alternance les nouveaux outils interactifs proposés par Terreal depuis juillet dernier : trois guides, disponibles sous la forme de CD-Rom, qui traitent de la tuile plate, de la pose de la tuile canal « Evolution » et de la maçonnerie à joint mince.

Hall 1, stand K15

Tuiles Imerys voit grand Les 500 m2 du stand Imerys sont placés sous le signe du développement durable. Les visiteurs pourront y découvrir, outre les innovations en matière de tuile (format, coloris, aspects…) et la gamme d’accessoires terre cuite, la nouvelle tuile solaire thermique pour la production d’eau chaude sanitaire et la nouvelle brique Optibric PV.Hall 1, stand L17
Un adjuvant pour des bétons fluides

Destiné à la fabrication des bétons fluides auto-plaçants (dosage de 0,2 à 1 % du poids du ciment), cet agent de viscosité réduit la ségrégation et le ressuage du béton à l’état frais en limitant sa sensibilité aux variations d’eau, aux insuffisances en grains fins et au manque de cohésion initial du béton.

Produit : Chrysoplast V90

Fabricant Chrysor

Hall 1, stand U54

service lecteur 505

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Plancher mixte béton-bois

Ce plancher hourdis est constitué de poutrelles en T inversé (100 à 750 cm de longueur) en béton précontraint et d’entrevous en copeaux de bois moulés (120 cm de longueur) supportant une dalle de compression de 4 cm minimum. L’épaisseur du plancher fini est de 16 à 20 cm avec une résistance en charge supérieure à 150 daN/m2.

Produit : Rectolight

Fabricant Rector

Hall 1, stand S54

service lecteur 506

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Un enduit pour l’isolation thermique par l’extérieur

A base de liant hydraulique et de billes de polystyrène expansé, cet enduit s’applique en couches successives jusqu’à obtenir une épaisseur maximale de 12 cm. Hydrofuge tout en étant perméable à la vapeur d’eau, il améliore l’isolation et supprime les ponts thermiques. En finition, il est possible d’appliquer un enduit à la chaux neutre ou un mortier coloré à base de chaux ou de silicates.

Produit : Isolteco

Fabricant Edilteco Poly Stone Technologies

Hall 1, stand N55

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