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GRENOBLE La Casamaures retrouve ses colonnes et sa superbe

ROSALIE HURTADO |  le 19/07/2002  |  IsèreRénovationBétonPatrimoineArchitecture

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La réhabilitation en béton d'art non armé se poursuit

La Casamaures, ce rêve d'Orient au coeur des Alpes datant du XIXe siècle, a pris une belle allure. Dentelles de béton en ciment prompt, colonnes moulées à l'ancienne, terrasses rénovées, bananeraie, cèdre du Liban, jardin bleu..., les initiatives heureuses ne manquent pas pour ce monument historique classé en 1986 petit palais de lumière, symbole de l'art du « ciment moulé ».

Trois chantiers se sont succédé depuis 1996. Les travaux, en cours d'achèvement, sont réalisés sous la conduite de François Botton, architecte en chef des Monuments historiques, et de Christine Guichard, maîtresse des lieux depuis 1981, à l'initiative de la sauvegarde de ce splendide édifice orientaliste à 100m de la porte de France, à l'entrée de Grenoble.

Le coût de la réhabilitation des rambardes hautes et basses, des garde-corps, de l'enduit sur les façades, atteint plus de 800 000 euros (1). « Nous participons à l'ère du revival technologique en retrouvant des méthodes anciennes de travail de l'or gris, ce ciment non armé ancêtre du béton », commente Christine Guichard. Le groupe Vicat, qui avait découvert en 1842 un gisement souterrain de ciment naturel prompt, à quelques encablures de la Casamaures (dont la construction débuta en 1855), apporte son soutien technique et financier.

Fabrication de matériaux excellents, fruits d'une technique ancienne réactualisée, testée en laboratoire et réalisée à partir d'archives, prototypes de moulures de styles ancien et récent, Vicat s'est lancé dans la réalisation de huit colonnes (le coût s'élève à 100 000 euros) pour l'Orangerie. Et ne désespère pas «de reconstituer un jour les 60 colonnes comptabilisées dans nos archives »!

(1) 800 357 euros financés par : le ministère de la Culture (40 %), la propriétaire (40 %) et le conseil général de l'Isère (20 %).

PHOTO : Pour restaurer l'édifice orientaliste classé, trois chantiers ont été menés sous la houlette des Monuments historiques.

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