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Grenelle : un pilote pour la rénovation des logements existants
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Grenelle : un pilote pour la rénovation des logements existants

Defawe Philippe |  le 04/09/2008  |  France entièreCollectivités localesLogementRénovationPerformance énergétique

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Philippe Pelletier, qui préside actuellement l'Anah, va piloter une structure chargée d'accompagner la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement dans le parc de logements existants.

Cette structure dont la forme n'est pas encore déterminée – "Appelez ça un machin", lance-t-il – sera chargée de veiller au cadencement et à la cohérence de la démarche des organismes publics ou privés partie prenantes à la rénovation énergétique des logements (Anah, Ademe, CSTB...).
Philippe Pelletier, qui avait animé le comité opérationnel du Grenelle sur le parc existant, continue de plaider pour une démarche en deux temps: l'incitation d'abord, la contrainte plus tard. "On ne restera pas éternellement sur l'incitatif", a-t-il reconnu lors d'un petit déjeuner organisé par l'Ajibat, l'association des journalistes du bâtiment.
Quatre chantiers s'ouvrent maintenant :
- Faire évoluer le diagnostic de performance énergétique (DPE), très imparfait aujourd'hui, pour en faire un vrai outil d'accompagnement de la rénovation énergétique. Car, il pourrait y avoir une mesure de la performance énergétique avant et après la réalisation des travaux.
- Inventer une garantie de performance, comme il existe une garantie décennale dans le neuf, tout en sachant que les problèmes ne sont pas les mêmes dans les grandes tours et dans un petit pavillon
- Solvabiliser les ménages. La discussion budgétaire a boosté les arbitrages. Au-delà de l'éco-PTZ plafonné à 30 000 euros et à 300 euros/m2, ouvert à tous, il est acquis que le crédit d'impôt pour l'isolation des combles et des murs prendra en charge les frais de main d'oeuvre. "L'idée est que, progressivement, le crédit d'impôt baisse et que son enveloppe (NDLR: 2 milliards actuellement) se réduise au moment où augmente l'éco-PTZ", explique Philippe Pelletier. Le crédit d'impôt serait aussi ouvert aux bailleurs mais il ne serait pas étendu aux résidences secondaires.
- Développer les certificats d'économie d'énergie, "une piste majeure" selon lui dans le financement des travaux. L'idée est que le particulier "trouve en face de lui une structure qui mobilisera ces certificats, en tirera un prix qui viendra en déduction du coût des travaux". L'Anah étudie la possibilité de demander à un propriétaire qu'elle subventionne de lui abandonner ses certificats pour en tirer "une recette qui permettra de lutter contre la précarité énergétique".

Françoise Vaysse (Le Moniteur)

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