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Gravelines, place forte des enjeux du 21e siècle
Le PAarc des Rives de l’Aa - © © Mairie de Gravelines

Gravelines, place forte des enjeux du 21e siècle

Nicolas Guillon – Bureau de Lille du Moniteur |  le 11/09/2014  |  PAarcMatériel de chantierSportPas-de-CalaisFrance entière

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Le premier coup de pelle de la deuxième phase d’aménagement du "PAarc" des Rives de l’Aa a été donné. Au stade olympique d’aviron « Albert Denvers », qui accueille du 12 au 14 septembre les championnats du monde universitaires, vont venir s’ajouter un plan d’eau de loisirs et une zone naturelle. Des mesures compensatoires à la construction du terminal méthanier de Dunkerque.

« Là-bas c’est l’enfer », s’émeut Claude Charlemagne, le maire de la petite commune de Saint-Georges-sur-l’Aa (308 habitants), située à quelques encablures de la ruche du terminal méthanier de Dunkerque où s’affairent 1 700 ouvriers. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Les Gravelinois le savent mieux que quiconque, eux dont la commune s’est développée depuis vingt ans au fil des implantations industrielles. Une centrale nucléaire tout d’abord, dont les retombées économiques ont permis la construction d’équipements de haut niveau mais également la restauration des fortifications de Vauban ; puis Péchiney, avec l’arrivée duquel est née dans l’esprit de l’ancien maire Albert Denvers l’ambition du PAarc de l’Aa (les premières études du bassin d’aviron date de cette période) ; enfin, le terminal méthanier, dont les mesures compensatoires à l’appropriation du site du Clipon à Loon-Plage vont permettre d’aboutir.

Ainsi va l’époque, explique en substance le président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais Daniel Percheron à l’assistance venue accompagner le premier coup de pelle des travaux qui doivent accoucher de cette base de loisirs - première pelletée toute symbolique car en réalité les travaux de terrassement ont débuté au printemps. « Le terminal est un chantier dantesque mais c’est le 21e siècle », résume l’élu, qui connaît son latin. Nonobstant, le projet du PAarc de l’Aa apporte la preuve que le développement économique n’empêche pas la qualité de l’aménagement du territoire. « Il faut savoir avancer dans les deux directions », est convaincu Daniel Percheron.  Prendre appui sur l’un pour servir l’autre.

Gravelines, cité de rupture

Ainsi va l’histoire moderne de Gravelines, cité de rupture, entre terre et mer, Nord et Pas-de-Calais, industrie et préservation de l’environnement, qui synthétise les grands enjeux du moment en cherchant son équilibre dans un balancement permanent. La centrale nucléaire s’était inscrite dans le schéma de l’AGUR, l’agence d’urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque, qui prévoyait une coulée verte entre deux industries. On a planté pour compenser. Deux décennies plus tard, même stratégie : Dunkerque LNG, maître d’ouvrage du chantier du terminal méthanier, contribue à hauteur de 3 millions d’euros  à la création d’un plan d’eau de loisirs et d’une zone naturelle (LNG a par ailleurs financé une aire de baignade biologique, une maison de la nature et une zone d’accueil des oiseaux migrateurs)  après que plus de 15 millions d’euros HT ont été investis dans la réalisation d’un stade olympique d’aviron.

Plan du PAarc des Rives de l’Aa
Plan du PAarc des Rives de l’Aa - © © Mairie de Gravelines

Plus qu’une simple opération - pilotée par le SIVOM des Rives de l’Aa et de la Colme, syndicat intercommunal qui fédère 16 communes (Gravelines est la plus importante avec 11 500 habitants) -  on voit poindre un projet de territoire de longue durée qui fait sens dans la trace du temps.  Etendu sur 175 ha, le PAarc des Rives de l’Aa a vocation à devenir le poumon vert de l’Ouest dunkerquois, un lieu structurant pour toute la côte et plus largement le Nord-Pas-de-Calais, « qui part moins en vacances que les autres régions », souligne Daniel Percheron.  Bertrand Ringot, le maire de Gravelines, président du SIVOM, espère un effet levier sur l’hébergement.  Mais Jean Schepman, vice-président du conseil général du Nord, en charge du développement durable, de l’environnement et de la politique de l’eau, voit déjà plus loin « à 20, 30 ou 40 ans ». Gravelines pourrait devenir une zone tampon de stockage de l’eau pour tout un polder devant  se protéger contre la submersion marine.

En attendant, les aménagements paysagers se poursuivront jusqu’en décembre 2020. L’alimentation en eau du nouveau bassin s’effectuera comme pour le stade nautique par la nappe phréatique et les précipitations.

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