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Grands sites et paysage VALLEE DES MERVEILLES

BERNARD ALDEBERT, ELISABETH ALLAIN-DUPRE, NATHALIE COULAUD, FRANCOISE DAJON LAMARE, GUILLAUME DELACROIX, NORA HACHACHE, PASCALE JOFFROY |  le 31/01/1997  |  ArchitectureAménagementUrbanismeRéglementationDroit de l'environnement

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Une galerie de gravures à l'air libre

Après avoir été successivement inscrite au nombre des sites protégés en 1959, puis classée en 1969, intégrée au parc national du Mercantour en 1979, la vallée des Merveilles qui compte quelque 30 000 gravures rupestres des âges du bronze moyen et du bronze ancien, entre 2 000 et 2 900 m d'altitude, a été classée monument historique le 8 décembre 1989. Ce site est en totalité situé dans les communaux de la commune de Tende et placé sous la double tutelle du ministère de l'Environnement (en raison du parc national) et de la Culture (en raison du classement MH). Sa gestion relève donc à la fois du propriétaire (la commune de Tende) et des différentes administrations concernées.

Ce classement impliquait la volonté de protéger les gravures qui ont malheureusement eu à souffrir des nombreuses dégradations provoquées par les visiteurs qui, au cours du temps, éprouvaient l'impérieux besoin d'ajouter leur signature aux oeuvres antiques voire d'en prélever des échantillons.

« C'est pourquoi, explique Olivier Carlotti, responsable du service aménagement de la Vallée des Merveilles, l'accès à deux zones, l'une de 80 ha dans la vallée elle-même et l'autre de 400 ha dans le vallon de Fontanable, est-il strictement réglementé et soumis à un agrément délivré par le directeur du parc. »

La gestion de ce site comprend des prestations actives (information à l'entrée du parc, service d'accompagnement, entretien des cheminements) ou passives (mise en place de panneaux, parcours de présentation sur le site) et exige la présence permanente de cinq agents dirigés par un chef de secteur. « En période estivale, ajoute Olivier Carlotti, cette équipe est renforcée par un personnel saisonnier qui représente une dépense particulière de 800 000 francs, prise en charge pour moitié par le ministère de la Culture et par le parc national, sans que la commune soit concernée. »

Gestion d'une gigantesque exposition à ciel ouvert

Une disposition ne faisant pas partie des pratiques courantes des Monuments historiques qui doivent ici gérer une gigantesque exposition à ciel ouvert et dont les habitudes sont plus de protéger le patrimoine par des dépenses d'investissement que par des dépenses de fonctionnement. « La difficulté réside donc, conclut Olivier Carlotti, dans la définition de ressources extérieures dont la forme apparaît difficile à définir compte tenu du nombre d'acteurs et des habitudes de chacun d'entre eux. »

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