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Grand Stade de rugby : après l'abandon du projet, les communes attaquent la FFR en justice
Le projet de Grand Stade pour le rugby était estimé à environ 581 millions d'euros - © © Populous et Ateliers 2/3/4

Grand Stade de rugby : après l'abandon du projet, les communes attaquent la FFR en justice

le 02/02/2018  |  FunérariumSportEuropeEssonne

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Les communes de l'Essonne qui devaient accueillir le Grand Stade, supposé devenir le nouveau joyau du rugby français avant l'enterrement du projet par la fédération française (FFR), réclament "plus de 54 millions d'euros" de réparation devant la justice administrative.

L'abandon du projet de Grand Stade de rugby continue de faire des remous. Les villes de Ris-Orangis, Bondoufle et la communauté d'agglomération Grand Paris Sud, qui avaient déjà signalé leur intention de saisir la justice en septembre 2017, ont déposé vendredi 2 février un recours devant le tribunal administratif de Versailles (Yvelines). Elles réclament "plus de 54 millions d'euros" au titre du manque à gagner provoqué par l'abandon du projet. Celui-ci prévoyait de bâtir sur leur territoire une enceinte ultra-sportive à 35 km au sud de Paris, appelée à devenir le phare du rugby hexagonal.

"Notre territoire a le droit au respect et en se désengageant de façon unilatérale, la FFR n'a pas respecté ses engagements", a estimé Francis Chouat, le président de la communauté d'agglomération, cité dans le communiqué.

Le Grand Stade était devenu depuis plusieurs années une arlésienne au sein du rugby français. Projet pharaonique de 82.000 places avec toit rétractable, estimé à 581 millions d'euros hors taxes, la FFR devait en devenir propriétaire à l'horizon 2023. Mais depuis ses débuts en 2011, le projet inquiétait par son ampleur: la Cour des comptes avait notamment estimé dans un rapport qu'il pouvait mettre en péril la santé économique de la FFR.

Nommé à la tête de la fédération fin 2016, Bernard Laporte faisait partie des sceptiques. Il avait enterré le projet dès son arrivée aux commandes.

Jusqu'ici, la FFR n'a montré aucune volonté d'indemniser les plaignants. Elle estime n'être liée que par un simple "contrat moral" envers les collectivités, avec qui elle avait signé un "accord-cadre". En revanche, elle prévoit de payer une pénalité financière au groupement Ibelys, avec qui elle avait signé le contrat constructeur du Grand Stade.

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