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Grand prix national de l'ingénierie 2009 L'ingénierie BTP trois fois récompensée
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Grand prix national de l'ingénierie 2009 L'ingénierie BTP trois fois récompensée

O.B |  le 16/10/2009  |  RéalisationsConception-réalisationDéveloppement durableEntreprisesRénovation

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Le grand prix national de l'Ingénierie 2009 ainsi que les deuxième et troisième prix seront remis, le 22 octobre, au Cnit de Paris-La Défense. Cette manifestation se tiendra dans le cadre des 8e Rencontres de l'ingénierie organisées par Syntec-Ingénierie, fédération professionnelle d'ingénierie, partenaire du grand prix, auquel est associé le Groupe Moniteur. Ce prix annuel initié par le MEEDDM, dont c'est ici la quatrième édition, récompense les ingénieurs et les acteurs d'un projet pour la conception et la mise au point d'un ouvrage achevé ou en cours de réalisation : infrastructures, équipements publics, bâtiments. Les candidatures ont été jugées par un jury d'experts présidé par Claude Martinand, vice-président du Conseil général de l'environnement et du développement durable, sur les critères d'inventivité ou d'innovation déployée, de transversalité de l'action menée, d'apport spécifique de la fonction ingénierie et de contribution au développement durable. Le trio d'ingénieurs constitué de Jean-Frédéric Heinry (Altarea Cogedim), Pierre Focqué et Charlotte Welsch (Iosis), grand prix 2009 pour la réhabilitation en cours de la tour First à La Défense (Hauts-de-Seine), succède ainsi à Daniel Dutoit (Systra), grand prix 2008 pour la conception d'ensemble et la direction du projet du métro de Dubaï (Emirats arabes unis).

Grand prix Un trio réinvente le recyclage de tour

Comment augmenter de 10 % la surface de bureaux d'une tour amiantée des années 1970 en modifiant radicalement son architecture et son fonctionnement, sans toucher au radier de fondation ? Devant la complexité d'une telle tâche, la plupart des équipes d'ingénierie auraient répondu : « Démolissons-la, puis reconstruisons-en une neuve au même emplacement. » L'équipe d'ingénieurs d'Iosis prit le risque de proposer une solution inédite : conserver l'ossature de la tour en la renforçant, la surélever de dix étages tout en rénovant les espaces intérieurs et en adaptant son fonctionnement et ses performances aux standards actuels (certification HQE)! L'idée n'emporta pas d'emblée l'adhésion de tous, mais la maturité technique et l'obstination de l'équipe, ainsi qu'un argument de poids - cette méthode permettait de gagner deux ans en comparaison d'une démolition/reconstruction - finirent par payer. Les trois ailes de la tour, initialement de même hauteur, culmineraient à trois hauteurs différentes. Une dissymétrie qui allait poser des contraintes phénoménales aux concepteurs : centre de gravité excentré, poids et prise au vent augmentés . Les fondations devaient pouvoir supporter cette nouvelle charge sans être modifiées. Un logiciel très performant leur permit de modéliser fidèlement les interactions structures/radier/sol : moyennant un intense renforcement structurel, le radier serait apte à absorber les nouvelles descentes de charges. Le pari était gagné.

Jean-Frédéric HEINRY(Insa Rennes et IEP Paris), directeur général adjoint de Cogedim Entreprise (à gauche sur la photo), directeur du projet (Altarea Cogedim).1987 : début de carrière chez Sari Ingénierie en tant que chargé d'affaires. 1999 : intègre Cogedim en devenant directeur des programmes.

Charlotte WELSCH (Insa Lyon), responsable développement durable-environnement (Iosis) pour l'ingénierie du développement durable. 2004 : débute sa carrière chez Iosis Conseil en tant que chargée d'affaires au département « assistance à maîtrise d'ouvrage ».

Pierre FOCQUÉ (ESTP), directeur technique génie civil (Iosis Industrie), et expert auprès de la cour d'appel de Paris. 1980 : intègre Socotec à sa sortie d'école, au département « constructions métalliques ». 1989 : passe chez Iosis Bâtiments (ex-OTH) en tant que chef de service structure génie civil.

Maîtrise d'ouvrage : SCI Vendôme Assur (AXA Reim et Beacon capital partners) ; Altarea Cogedim (délégué) ; Iosis (assistant HQE).

Coordonnateur des études : Coteba. Entreprise générale : Bouygues Bâtiment Ile-de-France rénovation privée.

Deuxième prix . Une usine « verte » pour fabriquer des produits « verts »

Le dicton dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés ? Les concepteurs de la nouvelle usine de production de laine de verre de Saint-Gobain-Isover se sont en tout cas employés à le faire mentir. Dans l'esprit du maître d'ouvrage, la fabrication moderne d'un isolant ne pouvait plus se concevoir sans que l'usine de production elle-même ait un faible impact environnemental. Ingénierie process et ingénierie bâtiment ont donc œuvré de concert pour relever un challenge de taille : concevoir un bâtiment adapté au process de production, tout en respectant un délai très serré : du choix du terrain à la montée en cadence de l'usine, le projet devait être mené en deux ans et demi, dont seulement douze mois de construction ! Bien que la certification HQE n'existe pas pour les bâtiments de production, les artisans du projet en ont appliqué la démarche à toutes les étapes. Toute l'eau pluviale tombant sur la toiture est ainsi récupérée dans de larges bassins extérieurs, avant d'être réutilisée après traitement dans le process. Autre exemple : l'énergie des systèmes de refroidissement est réemployée pour le chauffage de l'usine et le maintien en température du process. A l'intérieur du bâtiment, parties fonctionnelles et circulations ont été optimisées afin de réduire les linéaires de réseaux et les déplacements du personnel. Et puis, bien sûr, le bâtiment administratif est certifié HQE et labellisé BBC.

Bernard LACROIX (formation de dessinateur génie civil), ingénieur principal Ingérop, responsable du projet. 1969 : débute sa carrière chez Ingérop. Parmi ses projets réalisés : deux halls de maintenance de l'A380 à Toulouse, usine pour PSA-UP à Valenciennes.

Laurent RICHÉ (Ensam), ingénieur Saint-Gobain Isover France, directeur du projet ; 1992 : débute sa carrière chez Sollac, puis passe chez Péchiney en 1995. 2000 : entre chez Saint-Gobain où il reconstruit à Orange le plus grand four verrier électrique du groupe

Maître d'ouvrage : Saint-Gobain Isover France.

Maître d'œuvre : Ingérop. Principales entreprises : Spie Batignolles Ouest (clos-couvert) ; Eiffage Construction Maine-et-Loire (génie civil) ; Briand (charpente métallique) ; Caillaud Bois (charpente bois) ; Smac (étanchéité) ; Axima (CVC).

Troisième prix Naissance d'un viaduc du quatrième type

Lorsqu'en mars 2002 Setec TPI remporte le concours de maîtrise d'œuvre complète du viaduc de la Grande Ravine, le principe de fonctionnement structurel qu'il propose est totalement original. Partant des contraintes topologiques et environnementales du site, l'équipe a raisonné par élimination. Un pont à câbles extérieurs, haubané ou suspendu, a été vite exclu. Des oiseaux autochtones protégés auraient, en effet, pu percuter les câbles, phénomène d'ailleurs à l'origine de l'annulation d'un premier concours. Une solution « pont à poutres » a aussi été éliminée : vue la profondeur de la ravine, elle aurait nécessité une pile intermédiaire géante en son fond, et les pluies cycloniques annuelles dévalant le thalweg auraient pu emporter la construction.

Un pont en arc a été imaginé. Mais vue la grande ouverture de la brèche (320 mètres), il aurait fallu pour respecter la courbure de l'arc terrasser les culées trop bas dans la falaise. Solution éliminée. Ni à poutres, ni en arc, ni à câbles, la structure unique du viaduc crée un « effet d'arc limité et contrôlé ». Le fonctionnement des béquilles très inclinées est à mi-chemin entre l'encorbellement et l'arc : elles travaillent en flexion mais génèrent une forte poussée dans les culées poids. Cette poussée est limitée et contrôlée par des tirants d'acier haubannant les béquilles en tête. Passant à l'intérieur du tablier, ils sont ancrés à l'arrière des culées.

Grégory VIEL(Polytechnique et ENPC), responsable d'affaires Setec TPI. 2001 : entre chez Setec. Quelques projets suivis : viaduc de Millau, ouvrages d'art au Maroc, tram-train de La Réunion.

Jacques RICKAERT(Centrale Marseille et Centre des hautes études de la construction), directeur de projet Setec TPI. 1972 : débute sa carrière chez Setec, qu'il ne quittera plus. Quelques projets suivis : LGV Est et Rhin-Rhône, réparation du pont suspendu d'Aquitaine, viaduc de Millau, tram-train de La Réunion.

Maîtrise d'ouvrage : région Réunion.

Entreprises : grou­pement Dodin Campenon Bernard, mandataire (génie civil)/ Eiffel (char­pente métallique) ; Stips (confortements/creusement puits) ; SAMT (armatures) ; Freyssinet (précontrainte) ; Eurovia (étanchéité/chaussée).

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