Grand Paris

Grand Paris Express : quatre choses à savoir sur Thierry Dallard, futur patron de la Société du Grand Paris

Mots clés : Gouvernement - Maîtrise d'ouvrage - Politique des transports

Le départ de Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris –maître d’ouvrage du Grand Paris Express- était acté depuis le début d’année. Le gouvernement a choisi Thierry Dallard pour lui succéder. Présentations.

Le gouvernement n’en faisait pas mystère depuis la mi-janvier 2018 : il cherchait un successeur à Philippe Yvin, à la présidence du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), maître d’ouvrage du Grand Paris Express. Proche de Claude Bartolone, ex- conseiller de Jean-Marc Ayrault à Matignon, Philippe Yvin fait office de « fusible » aux yeux de nombreux observateurs, et paye notamment la polémique sur les surcoûts du Grand Paris Express, alimentée par un rapport de la Cour des Comptes. Polémique à laquelle il avait répondu dans les colonnes du Moniteur.

Sur ce sujet brûlant, le gouvernement a repris la main, en confirmant que le projet se ferait dans son intégralité, mais en revoyant largement son calendrier. Restait à trouver le bon candidat pour piloter la SGP. Le CV recherché, en résumé, était le suivant : quelqu’un d’expérimenté, tout à la fois capable de respecter l’agenda recalé d’un « chantier du siècle » complexe sur tous les plans (technique, politique…) et de veiller à y trouver 10% d’économies.

Le nom de ce profil rare a été dévoilé le 23 mars par l’exécutif : il s’agit de Thierry Dallard, sélectionné au terme « d’un processus de sélection rigoureux et exhaustif, qui a examiné plus de 60 profils de candidats », selon la ministre des Transports, Elisabeth Borne. « C’est un professionnel reconnu des grands projets d’infrastructures », dit encore  la ministre.  Présentation du (très) probable futur pilote du plus grand chantier urbain d’Europe. 

 

Un ingénieur des Ponts (et normalien) de formation


Des rumeurs évoquaient un profil de la « préfectorale » pour ce poste hyper-exposé à la tête de la SGP. Il n’en est rien. Agé de 52 ans, Thierry Dallard est un ancien élève de l’École Normale Supérieure (promotion 1987), docteur en mécanique des fluides à l’Université de Paris VI (1992), et diplômé de Ponts et Chaussées (1993).

Un corps d’origine dans lequel il s’investit puisqu’il préside depuis 2012 l’Union des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (l’UnIPEF). Il y a même été réélu en avril dernier, pour un mandat de 3 ans.

 

Un parcours professionnel qui en fait un spécialiste des infrastructures…


L’ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts a dirigé, au cours de sa carrière, plusieurs services, de programmation, de maîtrise d’œuvre, et de maîtrise d’ouvrage. Passé par le CETE Méditerranée (devenu Cerema Méditerranée) au poste de chef du département Infrastructures et transports, il a rejoint en 2003 la société des Autoroutes du Sud de la France, où il a pris la direction du développement pour la France et l’international.

Il a ensuite été nommé directeur adjoint à la direction générale des routes au ministère de l’Equipement en 2004, où il pilotait la réorganisation des services routiers. Avant de devenir l’année suivante chef de la mission stratégie et réorganisation des services, puis directeur adjoint.

 

… et des modes de financement


En 2007, Thierry Dallard devenait le directeur du développement France de Meridiam Infrastructure, fonds spécialisé dans les infrastructures.  Il avait été nommé, en 2016, directeur délégué France de Meridiam. Il a notamment été maître d’ouvrage ou associé à des projets majeurs comme la LGV Tours-Bordeaux, la LGV Nîmes-Montpellier, ou encore le boulevard périphérique de Marseille dit « rocade L2 », précise le ministère des Transports.

 

Il a encore quelques étapes à parcourir avant de prendre son poste


Le profil de Thierry Dallard, une fois retenu par le gouvernement, sa candidature a fait l’objet d’un avis du Conseil de surveillance de la SGP, le 22 mars. Cette étape passée, l’ingénieur des Ponts doit encore « être auditionné par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat avant d’être nommé par décret » précise le ministère des Transports, sans donner encore de date précise.

Seule certitude, la SGP a vite besoin de son nouveau pilote, qui sera le 4e de son histoire après Philippe Yvin (qui occupait le poste de président du directoire depuis le 20 février 2014, succédant à Étienne Guyot septembre 2011 – février 2014) et Marc Véron qui fut dans un premier temps « préfigurateur » de l’établissement public, avant d’être nommé président du directoire le 24 septembre 2010.

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