Grand Paris

Grand Paris Express : les élus mettent en garde contre des retards de deux ans

Mots clés : Politique des transports - Transport collectif urbain

Le calendrier de construction du futur métro automatique de 200 km autour de Paris, risque d’être retardé de deux ans pour certaines lignes, a alerté mercredi 7 février François Durovray, président du conseil départemental de l’Essonne, qui juge un tel  retard « inadmissible ».

Le 6 février, la ministre des Transports Elisabeth Borne a reçu l’ensemble des présidents de conseils départementaux, la maire de Paris et le vice-président de la région Ile-de-France en charge des transports, pour évoquer le calendrier du Grand Paris Express , a expliqué François Durovray, président (LR) du conseil départemental de l’Essonne, dans un communiqué.

Lors de cette rencontre, Bernard Cathelain, membre du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), a présenté le nouveau calendrier de réalisation du réseau. Selon François Durovray « la ligne 15-Ouest (entre Pont-de-Sèvres et Saint-Denis-Pleyel, ndlr) est dorénavant annoncée pour 2029 au lieu de 2027, la ligne 17-Nord (qui reliera la gare du Bourget RER  au Mesnil-Amelot, ndlr) est annoncée pour 2026 au lieu de 2024, et la ligne 18 (entre Orly et Versailles-Chantiers, en passant par le pôle de recherche Paris-Saclay, ndlr) est désormais annoncée au mieux au printemps 2025, voire à l’été 2026 ».

 

Prochaine rencontre avec la SGP et le CETU

 

Le président du conseil départemental précise que la réunion s’est conclue sur le principe d’une rencontre technique au cours de laquelle la SGP et le Centre d’études des tunnels (CETU) allaient indiquer les avancées espérées avec la mise en œuvre de tunneliers supplémentaires. « En parallèle, la SGP doit également déterminer les surcoûts liés aux décalages des chantiers », ajoute-t-il.

 

Desserte des sites olympiques vs amélioration du quotidien des Franciliens

 

Cette nouvelle « ébauche de calendrier » proposée par Elisabeth Borne « n’est pas acceptable » et les élus « vont se battre »  pour obtenir que les engagements de l’Etat soient « tenus », a déclaré pour sa part à l’AFP le président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS).

Pour François Durovray, « il n’y a aucune raison que les lignes qui desserviront les Jeux olympiques soient privilégiées au détriment des lignes de métro qui pourraient améliorer le quotidien de milliers de Franciliens ».

 

La mise en garde des élus de l’Essonne

 

 « Tous les élus de l’Essonne concernés par la ligne 18 (entre Orly et Versailles Chantiers via le Plateau de Saclay, ndlr), tiennent à redire fermement « qu’en attendant que les tunneliers forent, ils s’opposeront très concrètement à la construction de tout m2 supplémentaire, à toute mesure palliative pour la desserte du Plateau de Saclay qui  sera en réalité le prétexte à de nouveaux reports et à toute décision de l’Etablissement public d’aménagement Paris-Saclay, l’aménageur du site ».

Dans un courrier aux élus franciliens fin janvier, Elisabeth Borne avait assuré que le gouvernement allait engager immédiatement la réalisation de nouveaux tronçons du métro du Grand Paris stratégiques dans la perspective des Jeux olympiques de 2024. Il s’agit notamment des prolongements nord et sud de la ligne 14 et du tronc commun des lignes 16 et 17 entre Saint-Denis-Pleyel et Le Bourget RER.

 

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