Grand Paris

Grand Paris Express : huit collectivités locales réclament un audit

Mots clés : Etat et collectivités locales - Maîtrise d'ouvrage - Politique des transports

Les sept départements franciliens et la Région Ile-de-France continuent d’exprimer leur mécontentement au sujet du nouveau calendrier du GPE. Ils demandent un « audit externe » du supermétro et du maître d’ouvrage, la Société du Grand Paris.

Les frondeurs de la Société du Grand Paris (SGP) n’en démordent pas. Dans un courrier adressé au président du conseil de surveillance de la SGP –Philippe Yvin, à date, en attendant la nomination prochaine de Thierry Dallard-, les sept départements franciliens et la Région Ile-de-France demandent la « tenue d’une séance exceptionnelle de ce conseil, afin de procéder au lancement d’un audit technique et financier » de la SGP ainsi que du Grand paris Express (GPE), indique leur communiqué rédigé ce mardi 10 avril.

 

Echec de la fronde

 

« En bouleversant, sans aucune concertation avec les élus ni avec la population, le calendrier de réalisation du Grand Paris Express, et en passant sous silence les causes réelles de cette décision, l’Etat a rompu brutalement l’équilibre de gouvernance et la relation de confiance qui avaient, jusqu’ici, permis l’avancement du projet », affirment-ils.

Les départements – Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d’Oise — ont fait entendre leur grogne à plusieurs reprises, en votant contre la nomination du nouveau président du directoire de la Société du Grand Paris, Thierry Dallard le 9 avril, ou contre le budget rectificatif, le 22 mars.  

Des tentatives vouées à l’échec, pour le moment : côté élus, la maire de Paris, Anne Hidalgo, n’a pas rejoint le camp des élus locaux et s’abstient sur ces sujets le plus souvent. Les édiles sont par ailleurs moins nombreux (10 au total) que les représentants de l’Etat au sein du conseil de surveillance (11).

Le gouvernement avait annoncé un nouveau calendrier le 22 février pour le super métro lancé sous Nicolas Sarkozy et affiné sous François Hollande, en confirmant la mise en service en 2024 de certaines lignes stratégiques (d’Orly à Saint-Denis via Paris et de Saint-Denis à Clichy-Montfermeil) dont un tronçon de la ligne 16, mais en entérinant d’importants retards pour d’autres tronçons.

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