En direct

Golfe de Saint-Tropez Consensus sur la desserte et le lancement d'un schéma directeur

REMY MARIO |  le 29/10/1999  |  Collectivités localesTransportsVarCherEtat

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Collectivités locales
Transports
Var
Cher
Etat
Valider

400 millions de francs devraient être mobilisés entre 2000 et 2006.

L'amélioration de la desserte du golfe de Saint-Tropez devrait connaître une traduction concrète au cours du prochain Plan, après des années d'attente marquées par le rejet d'un projet autoroutier Fréjus-La Foux, par le rapport Bourges en 1991, par les premières études dans le cadre du 11e Plan et enfin par la création d'une structure d'étude et de réflexion, le comité des élus du golfe de Saint-Tropez présidé par Jean-Michel Couve (12 communes).

Lancée fin 1997 par le ministère de l'Equipement et la DDE du Var, une procédure de DVA (dossier de voirie d'agglomération) a permis d'arrêter, début octobre, un schéma global de desserte et de maîtrise d'ouvrage des opérations (voir carte ci-contre). Les négociations financières du 12e Plan peuvent désormais s'engager. Elles vont de pair avec le lancement d'un schéma directeur d'urbanisme (SDAU), le premier dans le Var depuis 25 ans (voir encadré ci-dessous).

Il y a aujourd'hui un accord quasi unanime des communes, sur le « scénario 3, variante 4 », derrière lequel se rangent l'Etat et le conseil général du Var. Il prévoit 47 km de voies nouvelles (les déviations est et ouest de Sainte-Maxime qui permettront à terme de déclasser une partie de la RN98 en bord de mer) ou à réaménager, sur le principe d'une fois deux voies simples avec des créneaux de dépassement. Le tout est évalué à 950 millions de francs. Un budget d'environ 400 millions devrait être inscrit au prochain Plan. Le conseil général du Var annonce qu'il soutiendra le projet avec près de 600 millions de francs de participation, sur deux contrats au moins.

Toutes les négociations ne sont pas achevées. Elles portent notamment sur le statut et la clé du financement du réaménagement de l'actuelle RD25 Le Muy-Sainte-Maxime qui devrait aussi passer dans le réseau national. Il reste maintenant à remonter le dossier à l'administration centrale puis à engager les études détaillées. L'amélioration de la RD 25 et de la déviation ouest de Sainte-Maxime devrait être traitée en priorité. Les premiers travaux pourraient démarrer fin 2000.

SCENARIO RETENU

1. RD25. Coût : 130 millions de francs; maître d'ouvrage : Etat ou conseil général. 2. Déviation ouest de Sainte-Maxime (RD25/Cogolin) : 350 millions; Etat. 3. Déviation est de Sainte-Maxime (RD25/la Garonnette) : 167 millions; conseil général. 4. Chemin de la mort du Luc : 65 millions; conseil général. 5. Déviation de Cogolin : 30 millions; conseil général. 6. Déviation de La Môle : 35 millions; conseil général. 7. Aménagement de la RD8 (La Garonnette, col du Bougnon, plaine de l'Argens) : 100 millions; conseil général.

8. Barreau communal de Sainte-Maxime : 30 millions; commune.

9. Aménagement de la RN98 Cogolin-Forêt du Dom : 60 millions; Etat.

L'aménagement mis en cohérence

Dès l'origine, l'Etat avait conditionné l'inscription de la desserte routière du golfe au 12e Plan à l'élaboration d'un schéma directeur par les communes des cantons de Grimaud et de Saint-Tropez. Le but étant d'inscrire les infrastructures dans un projet cohérent d'aménagement du territoire. Dans un premier temps, le comité des élus a formulé des propositions dans un livre blanc. Le préfet du Var vient de prendre deux arrêtés définissant le périmètre (un territoire de 45 000 ha et un de 50 000 habitants de Sainte-Maxime au Rayol-Canadel) et autorisant la création du syndicat intercommunal chargé de l'élaboration. « L'exercice est difficile sur un territoire multipolaire où la pression foncière et les contraintes d'urbanisme sont très fortes. La démarche permet d'apporter des réponses coordonnées (...) à de vrais problèmes de développement qui touchent les transports collectifs, les déchets, l'accueil des entreprises, le logement des actifs », explique Jean-Paul Lavador, directeur du comité des élus. Ce SDAU devrait être en place fin 2000. Le comité des élus devrait aussi préfigurer l'émergence d'un pays des Maures, élargi à vingt à trente communes incluant les bassins de vie de Saint-Tropez, d'Hyères et des Maures.

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil