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Génie civil : l'ingénierie de la maintenance a de l'avenir
Mesure de la tension des armatures de précontrainte d'un pont, avec le test à l'arbalète - © © Olivier Baumann

Génie civil : l'ingénierie de la maintenance a de l'avenir

Olivier Baumann |  le 26/09/2013  |  PatrimoineTravaux sans tranchéeParis

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Le patrimoine d'ouvrages de génie civil français est immense et vieillissant. L'association IMGC (Ingénierie de la maintenance du génie civil) a rappelé, à l'occasion d'une journée technique organisée le 25 septembre 2013, l'importance cruciale, actuelle et à venir, des métiers de la maintenance et de l'entretien de ces structures. La profession s'organise pour tenter de réussir les défis qui l'attendent.

Près de 250 000 ponts et viaducs, plus de 1000 km de tunnels, des centaines d’hectares de soutènement, des milliers de canaux et ouvrages rattachés,....cette liste à la Prévert du patrimoine français d'ouvrages de génie civil impressionne. Et elle pourrait se prolonger longuement. Elle était le point de départ du discours de Christian Tridon à l'ouverture de la journée technique organisée le 25 septembre 2013 à Paris par l'IMGC (Ingénierie de la maintenance du génie civil), association qu'il préside depuis sa création, il y a deux ans. Une liste d'autant plus remarquable que "tous ces ouvrages ont moins d'un siècle, vieillissent parfois mal et...nécessitent au moins de l'entretien", comme l'explique Christian Tridon. On mesure alors l'importance que devraient prendre les métiers de la maintenance, de l'entretien et de la réparation dans les années à venir, et en particulier ceux de l'ingénierie du diagnostic et de la maîtrise d'œuvre du génie civil existant.

L'importance stratégique de l'entretien des ouvrages de génie civil

Or dans le domaine, pratiquement tout reste à faire...ou à refaire plus exactement.  En quelques années, avec la décentralisation et le transfert d'une partie de ses routes, l'Etat s'est peu à peu désengagé de son rôle d'assistant à maîtrise d'ouvrage et de maître d'oeuvre auprès des collectivités..., passant le relais à la maîtrise d'oeuvre privée et laissant de nombreux maîtres d'ouvrage désemparés. "Il faut aujourd'hui refaire prendre conscience aux décideurs de l'intérêt et de l'importance stratégique de l'entretien du patrimoine de génie civil, note Christian Tridon. On peut à la rigueur laisser des trous sur la route, pas sur les ponts". L'IMGC, en lien avec le Strres (syndicat national des entrepreneurs spécialistes de travaux de réparation et de renforcement des structures), a d'ailleurs récemment publié un mémento pédagogique à l'usage des maîtres d'ouvrage.

Formation, certification

De son côté la profession s'organise. "Nous menons plusieurs actions de front pour arriver à faire connaître et reconnaître notre profession", explique Pascale Dumez, vice-présidente de l'IMGC.

Il s'agit notamment de la formation, initiale et continue. Le Chebap (conception et hautes études du béton armé et précontraint), section du Centre des hautes études de la construction, propose ainsi, à l'initiative de l'IMGC et du Strres, une nouvelle option dédiée à la maintenance et à la réparation des structures.

Pour mieux se faire reconnaître, l'IMGC travaille, en lien avec l'Ifsttar au sein du comité opérationnel génie civil de l'Idrrim (Institut des routes, des rues, et des infrastructures pour la mobilité),  à la mise en place d'une certification des métiers de l'inspection d'ouvrage d'art, seule à même de garantir le sérieux et la performance des professionnels. "Cette certification serait la même pour les inspecteurs travaillant pour les secteurs public ou privé", explique Christian Tridon.

Un cahier des charges type pour les marchés d'inspection et de diagnostic

Autre chantier en cours, l'édification d'un référentiel métier. La trentaine de membres de l'IMGC, répartis en trois collèges (bureaux d’ingénierie, maîtres d’ouvrage et organismes scientifiques), oeuvrent à la rédaction de guides méthodologiques et d'outils d'aide à la décision. "Nous rédigeons actuellement un cahier des charges type pour les marchés d'inspection et de diagnostic", explique Christian Tridon. Ce dernier devrait être publié d'ici début 2014.

Enfin, comme les géotechniciens, qui ont structuré leurs missions en les calquant sur les missions de la maîtrise d'oeuvre issues de la loi MOP, les ingénieristes de la maintenance veulent rendre plus lisibles les différentes séquences - recensement, diagnostic, édification du projet, suivi des travaux, surveillance - de leur expertise.

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