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Frédéric Bonnet, Grand Prix de l’urbanisme 2014
Frédéric Bonnet, architecte urbaniste, Grand prix de l'urbanisme 2014 - © © Aude Mermier

Frédéric Bonnet, Grand Prix de l’urbanisme 2014

le 18/07/2014  |  FormationArchitectureAménagementHaute-GaronneMarne

Réuni le 16 juillet pour la seconde fois, le jury a attribué le Grand Prix de l’urbanisme 2014 à l’architecte Frédéric Bonnet. Les deux autres nominés étaient le paysagiste Alfred Peter et le chercheur et aménageur Pierre Veltz. Le Grand Prix sera remis par Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l'Egalité des territoires lors d'une cérémonie officielle, à l'automne 2014.

Ils étaient trois en lice pour le Grand Prix de l’urbanisme : l’architecte Frédéric Bonnet, le paysagiste Alfred Peter et le chercheur et aménageur Pierre Veltz, nominés le 17 juin par un jury réuni autour de Jean-Marc Michel, directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature. A l'issue de cette première séance, il a été demandé à chacun de rédiger une biographie scientifique. « Cet exercice n’est pas simple pour les nominés, c’est un investissement, mais il éclaire leur personnalité, leur parcours, leurs engagements, explique Ariella Masboungi, inspectrice générale de l'administration du Développement durable, en charge de la mission "Projet urbain" et organisatrice de ce prix. Ce travail a aussi mis au jour leur convergence sur certains aspects : une curiosité universelle pour tous les sujets qui touchent à la ville et aux disciplines des autres, une attitude active à servir le bien commun et une capacité à assumer son époque sans renoncer à proposer un avenir heureux pour les territoires et leurs habitants. »

Les débats féconds ont néanmoins fait émerger une personnalité, celle de Frédéric Bonnet. « Ce Grand Prix doit donner du ressort à la pensée et à l’action, faire franchir une étape aux décideurs publics et leur redonner confiance, rappelle Jean-Marc Michel. Le travail de Frédéric Bonnet et les éléments de méthode qu’il a développés incarnent cet objectif. »

Créer des assemblages urbains subtils par l’architecture

Agé de 49 ans, cet architecte est également enseignant (à l’ENSA de la Ville et des Territoires à Marne la Vallée et à l’Accademia di Architettura di Mendrisio en Suisse), architecte-conseil de l’Etat, et impliqué dans des travaux de recherche, notamment avec la philosophe Chris Younès sur la notion de milieu habité (laboratoire Gerphau). Ce spécialiste de la Finlande et polyglotte est aussi l’un des fondateurs de la revue "Tous urbains". Il crée l'agence Obras en 2003 avec l’architecte Marc Bigarnet, avec lequel il travaille depuis 1993. Année où ils remportent le concours Europan 3, une aventure qui se concrétise quelques années plus tard par la réalisation du parc de la Ereta à Alicante, en Espagne. Ce projet pose les fondements de son travail : penser la nature comme outil de recomposition de la ville, créer des assemblages urbains subtils par l’architecture, proposer une méthode ouverte et rationnelle qui s'appuie sur l’entrelacement des échelles, quelle que soit la mesure du projet -un édifice, un jardin, un quartier ou un grand territoire. Soucieux de trouver les outils les plus adéquats pour faire passer ses idées, il s'attache au récit, au dessin et aux modes de représentation. Pour le plan de composition Seine Aval, l'agence développe ainsi un site web, qui permet de débattre de la diversité des questions devant de nombreux élus.

S'intéresser aux situations ordinaires

Pour cet architecte né dans une ville qui a subi le déclin industriel, aucun territoire ne doit être exclu de la réflexion, les espaces ruraux comme les situations modestes et ordinaires, qui méritent autant d’efforts. Autre question centrale, la préservation des ressources, des terres agricoles et du foncier en général, sujet qui fait aujourd'hui consensus, mais qui l'amène pour sa part à remettre souvent en question les programmes de concours et des consultations. Quelques exemples : aux Izards à Toulouse, Obras avance l'idée d'implanter 1400 logements autour du métro plutôt que de répondre à la commande, en construire 700 sur les parcelles agricoles. A Rezé, sur les 200 hectares des Isles, 500 mètres seulement de voies nouvelles seront créés pour 5000 logements grâce à la réutilisation des infrastructures existantes. A Anglet, 80 ha de zones agricoles et naturelles sont regagnés dans le cadre de l’élaboration du PLU. Une démarche qui ouvre une nouvelle ère pour le projet urbain : celle de la sobriété.

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