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François de Rugy démissionne du gouvernement
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François de Rugy démissionne du gouvernement

A.F. avec AFP |  le 16/07/2019  |  GouvernementFrançois de Rugy Ministère de la Transition écologique et solidaireEnvironnement

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Au cœur d’une polémique sur des dépenses excessives (dîners, logement), le ministre de la Transition écologique a présenté sa démission au Premier ministre. Et annoncé le dépôt d’une plainte en diffamation contre Mediapart.

 

Un peu moins d’une semaine après les révélations fracassantes de Mediapart, François de Rugy jette l’éponge. Le ministre de la Transition écologique a présenté sa démission, le mardi 16 juillet, à Edouard Philippe, le Premier ministre, s’estimant victime d’un « lynchage médiatique » et précisant avoir déposé une plainte en diffamation contre le site d’information co-fondé par Edwy Plenel.

Dans un communiqué, le numéro deux du gouvernement concède que « les attaques » dont sa famille a fait l’objet le conduise à prendre du recul. « La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le Premier ministre », souligne-t-il.

Dîner fastueux

François de Rugy est au centre d’une polémique depuis que Mediapart a révélé l’organisation de dîners fastueux alors qu’il était président de l’Assemblée nationale et de dépenses excessives pour réaliser des travaux dans son logement de fonction au ministère. Le journal a également pointé du doigt un logement HLM indûment occupé par sa directrice de cabinet, qui a été immédiatement limogée.

Plusieurs membres du gouvernement et parlementaires ont élevé leur voix pour apporter leur soutien à l’ancien président de l’Assemblée nationale. A la tête du Palais-Bourbon entre juin 2017 et septembre 2018, François de Rugy s’est montré moins dépensier que son prédécesseur, Claude Bartolone : 443 402 euros, contre plus de 500 000 euros pour le socialiste, indique le rapport des questeurs, ces députés chargés de contrôler le budget du parlement.

"Ragots"


Le ministre estime que le pure player l’attaque sur la base de « photos volées, de ragots, d’approximations », avec une volonté de « nuire, de salir, de démolir », qui ne fait aucune doute, appuie François de Rugy. Il annonce avoir déposé une plainte pénale en diffamation par la voix des avocats Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich.

Le ministre « remercie » pour autant le président et le Premier ministre « de la confiance qu’ils lui ont témoignée » et leur redit sa « fidélité ». Il paraissait bénéficier du soutien de l’exécutif. En visite à Belgrade, Emmanuel Macron avait déclaré lundi soir avoir « demandé au Premier ministre d’apporter toute la clarté » sur cette affaire afin de prendre des décisions sur la base « de faits », estimant que « sinon, ça devient la République de la délation ».

Un passage éclair à l'écologie


10 mois et 12 jours. Le passage de François de Rugy au ministère de l’écologie aura été plus court que son prédécesseur, Nicolas Hulot (1 an et 3 mois). Il était décrit par les ONG environnementales comme manquant de vision mais paradoxalement plus facile d’accès que l’ancien présentateur d’Ushuaïa, pourtant lui-même issu du monde militant.

Dans le contexte sensible des « gilets jaunes », François de Rugy a été en charge de dossiers brûlants, de la feuille de route énergétique française à la suspension de la hausse de la taxe tarbone, en passant par l’économie circulaire.

Nouvelle charge de Mediapart

Peu de temps après l'annonce du départ de François de Rugy, une nouvelle enquête de Mediapart révèle que l'ancien ministre de l'écologie aurait utilisé ses frais de mandat de député pour payer une partie de ses cotisations d'élu à son ancien parti EELV, tout en les déduisant du calcul de ses impôts. Selon l'avis d'impôt consulté par le pure player, le député de Loire-Atlantique aurait déduit du calcul de son impôt deux versements pour un total de 9.200 euros qu'il avait effectués au profit du parti écologiste, en 2013 et 2014, depuis le compte sur lequel il percevait son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Le site a précisé avoir envoyé lundi soir des questions au ministre de la Transition écologique concernant cette nouvelle enquête, et attendait ses réponses mardi après-midi.

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